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WEEKLY NEWS ISSUE of: 10-05-2001

PART #2/4 - From CONGO RDC - GHANA

Part #1/4:
Africa => Burundi
Part #3/4:
Guine-B. => Niger
Part #4/4:
Nigeria => Zimbabwe
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* Congo (RDC). Report denounced — The Governments of Rwanda, Uganda and Burundi have denounced as one-sided and false a report by a United Nations panel that accused them of plundering Congo’s mineral riches and recommended sanctions against them. In the first Security Council debate on the report since it was submitted on 16 April, all three nations said the panel’s survey could hurt current efforts to end the war in Congo. «Most of the evidence is either hearsay or falsehoods or the panel makes statements which are not attributed.» said Amama Mbabazi, Uganda’s minister of state for foreign affairs. He said Safiatu Ba-N’Daw, the chairwoman of the five-member panel commissioned by the Council, should be replaced. Ms Ba-N’Daw, a former Côte d’Ivoire minister, has defended her report though, which she said was 70% completed. The exploitation of resources in Congo was carried out in a «systematic fashion» and included confiscation, extraction, force, monopolies and price fixing of timber, gold, diamonds and other resources, she told the Council. The report urged the Security Council to punish Rwanda, Uganda and Burundi by halting their trade in minerals. (BBC News, UK, 4 May 2001)

* Congo (RDC). Naufrage sur le lac Kivu — Une centaine de personnes ont disparu dans les eaux du lac Kivu, le soir du 3 mai à Goma, dans l’est de la RDC, quand un bateau à quai a coulé. Au moins une centaine de personnes, en majorité des femmes et des enfants, restaient coincées dans le bateau, selon les témoignages de plusieurs passagers. De fortes pluies ont poussé les personnes massées dans le port à se réfugier sur le bateau encore en chantier, qui s’est trouvé déséquilibré et a chaviré en quelques minutes. - 24 heures après le naufrage, les espoirs de retrouver des survivants se sont éteints. Les corps de 12 victimes ont été repêchés dans le lac, 5 autres dans la coque du bateau et 2 blessés ont succombé à leurs blessures. (Le Soir, Belgique, 4-5 mai 2001)

* Congo (RDC). L’Onu dénonce le pillage — Le 3 mai, le Conseil de sécurité de l’Onu a accentué ses pressions sur les belligérants en RDC pour qu’ils mettent fin au pillage des ressources naturelles qui alimente la poursuite de ce conflit de près de trois ans. Les quinze membres du Conseil ont adopté à l’unanimité une déclaration présidentielle qui prolonge de trois mois la mission d’une commission d’experts indépendants. Dans un rapport publié le 16 avril, les experts accusent le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi et les mouvements rebelles qu’ils soutiennent de se livrer à “un pillage à grande échelle des ressources naturelles et à leur exploitation systématique” dans l’ex-Zaïre. Ces trois pays ont rejeté le rapport fondé seulement sur “des on-dit, des mensonges, des erreurs, des informations non attribuées et des conclusions qui ne sont appuyées sur aucune preuve”. La commission pourrait néanmoins être élargie, pour s’intéresser de plus près au Zimbabwe, allié de Kinshasa et accusé de se livrer également à un pillage à grande échelle. Il a ajouté que le Conseil ne cherchait pas à punir des Etats mais à les encourager à coopérer. A l’issue de ce nouveau rapport, le Conseil étudiera en juillet d’éventuelles sanctions. (Libération, France, 5 mai 2001)

* Congo (RDC). Reprise de l’aide de l’UE  — Le 4 mai, l’Union européenne a annoncé qu’elle débloquait une aide de 120 millions d’euros à la RDC qui avait été gelée depuis 1992, du temps du président Mobutu. La décision a été prise après la visite du président Joseph Kabila à Bruxelles et fait suite àdes récents développements positifs, a indiqué le commissaire européen au développement, M. Nielson. Il s’agit d’un “pas historique dans la normalisation des relations” entre l’UE et la RDC, a-t-on déclaré à Bruxelles. (D’après De Standaard, Belgique, 5 mai 2001)

* Congo (RDC). Congo dialogue off, then on3 May: A signing ceremony between the government of the Democratic Republic of Congo and rebels has failed to take place, after the rebels demanded to discuss details. One of the rebel leaders, Jean Pierre Bemba of the Movement for the Liberation of Congo, told the BBC they were still waiting to meet the mediator, the former president of Botswana, Ketumile Masire. The signing of the declaration, in Zambia, was intended to pave the way for full peace talks. Mr Bemba said he was also disappointed that President Kabila was not in Zambia for the occasion. 4 May: Government representatives and rebels sign a declaration to open political dialogue in the country. the agreement is signed a day late after rebels had rejected the junior Congolese government official who was sent to witness the document in Lusaka. Eventually, junior officials on both sides signed the declaration — which is aimed at creating a forum for elections. (ANB-BIA, Brussels, 5 May 2001)

* Congo (RDC). Des pas vers la paix — Le chef des rebelles du Front de libération du Congo (FLC), Jean-Pierre Bemba, a accepté un repli de ses troupes à 100 km de la ligne de front, deux jours après avoir refusé de le faire pour des raisons de sécurité, a annoncé Kamel Morjane, émissaire de l’Onu, le 4 mai. M. Bemba a donné son feu vert pour le déploiement de forces des Nations unies autour de trois villes: Befale, Bolomba et Emite, a précisé M. Morjane, en ajoutant: “M. Bemba a déclaré qu’il y avait eu un malentendu”. M. Morjane a rencontré Bemba à Lusaka (Zambie) où le gouvernement congolais et les mouvements de l’opposition armée ont conclu un accord, le 4 mai, sur un ensemble de principes visant à guider leur négociations pour la paix et une nouvelle distribution du pouvoir. Ils ont signé la “Déclaration des principes fondamentaux des négociations politiques intercongolaises”. Il s’agit d’un “pas important pour le processus de paix”, a commenté le médiateur M. Masire. (La Libre Belgique et IRIN, 5-7 mai 2001)

* Congo (RDC). Dissidents say Wamba dia Wamba has been removed — The messy Congo-Kinshasa political situation became messier on 7 May as John Tibasima Atenyi, a Vice President of the Bunia-based rebel movement Congolese Rally for Democracy, Kissangani (RCD-K), said it has removed the group’s leader, Professor Wamba dia Wamba. «Wamba is now out of the movement,» declared Tibasima, who also said that in the northeast town of Bunia on 4 May he had prevented Wamba from signing a declaration calling for all-party dialogue and signed it himself on behalf of the RCD. Replying from Dar es Salaam, Tanzania, Professor Wamba said he had not gone to Bunia because Uganda kept him out. Tibasima, says Wamba «signed as a vice-president of the movement.» The split between Wamba and Tibasima as well as with Mbusa Nyamwisi, another RCD vice president, has been clear since January, when three rebel leaders agreed to merge with Jean Pierre Bemba’s Congolese Liberation Movement (MLC) and form a new group, the Congolese Liberation Front (CLF). Wamba refused to join, but several members of his executive, including Musa and Tibasima, agreed to sign on to the new group. Wamba still heads RCD-K, says Marc Mealy, a spokesperson for the organization in Washington, DC. «A large number of the RCD-K cabinet body, including the governor of north Kivu, still recognize Wamba as the President. In preparing for an «Inter-Congolese Dialogue» meeting planned for last week, peace negotiator Ketumile Masire, the former President of Botswana, sent an «open invitation» to the RCD with the result that both Tibasima and his faction and Wamba and his loyalists, came to Lusaka to participate. Tibasima reportedly said that he would not sign any agreement that Wamba signed. This stance, plus the absence of Congo President Joseph Kabila, derailed the session. (allAfrica.com, 7 May 2001)

* Congo (RDC). L’Ouganda retire ses troupes — Le 8 mai, l’Ouganda a annoncé le début d’un retrait total de ses quelque dix mille soldats stationnés en RDC, où ils soutiennent depuis près de trois ans les rebelles en lutte contre le gouvernement de Kinshasa. (Le communiqué précise cependant que l’Ouganda reste partie prenante du processus de paix de Lusaka). Kampala devrait toutefois conserver des troupes sur le versant congolais des monts Ruwenzori, ainsi que dans les régions de Buta et Bunia qui font frontière avec l’Ouganda. Officiellement, Kampala assure avoir “atteint [son] but immédiat, la défaite des rebelles (ougandais) des Forces démocratiques alliées”, qui disposaient de bases arrière en RDC. En fait, la lassitude de l’opinion ougandaise et les critiques contenues dans un rapport de l’Onu sur le pillage des richesses du Congo par l’entourage du président Museveni et le commandement ougandais, sont largement à l’origine de cette décision. (Libération, France, 9 mai 2001)

* Congo (RDC). Combats au Kivu — Une dépêche de l’agence Misna du 8 mai signale que des combats entre troupes du Front de libération du Congo (FLC) et Maï-Maï (partisans nationalistes) ont lieu depuis quelques jours dans la zone de Bunzi (environ 15 km de Beni, Nord-Kivu). Selon des sources locales, un officier supérieur du FLC aurait été capturé par ses adversaires. Les mêmes sources ajoutent que le FLC remplace progressivement les troupes ougandaises présentes à Beni par des membres des anciennes Forces armées zaïroises, démobilisés au Nord-Kivu. Ceci génère de fortes tensions parmi la population qui se souvient parfaitement des exactions subies durant la période de Mobutu. - Selon AP, les combattants Maï-Maï ont accusé, le 9 mai, les troupes rwandaises de mener de nouvelles attaques dans l’est du Congo malgré les efforts de ramener la paix. Leur porte-parole à Kinshasa a expliqué que les Rwandais avaient attaqué ces deux dernières semaines des civils au Sud-Kivu, à Kakemenge, Kakolokelwa, Kasika, Bisembe et d’autres localités. Il a également fait état de rassemblements de troupes rwandaises dans certaines zones forestières de la région. “Les Rwandais parlent de retrait, mais en fait ils ne font que déplacer leurs hommes et ont même renforcé certains bataillons avec des troupes venues du Rwanda”, a-t-il déclaré. Ces informations n’ont pu être confirmées de sources indépendantes. (ANB-BIA, de sources diverses, 10 mai 2001)

* Congo (RDC). La Monuc à Goma — Un contingent d’une centaine de soldats marocains de la mission d’observation des Nations unies au Congo (Monuc) était attendue ce jeudi 10 mai à Goma, quartier général de la rébellion dans l’est du pays. Ces casques bleus seront renforcés dans les jours prochains par une autre centaine d’hommes. Ce déploiement est le dernier prévu par les Nations unies dans les territoires sous contrôle de la rébellion, après l’installation fin mars de troupes uruguayennes à Kalemie et à la mi-avril d’un premier contingent marocain à Kisangani. (Le Soir, Belgique, 10 mai 2001)

* Côte d’Ivoire/Ghana. Appel à l’union — Le 3 mai, rentré d’Accra au terme d’une visite officielle, le chef de l’Etat ivoirien Laurent Gbagbo a lancé un véritable appel à l’union entre le Ghana et la Côte d’Ivoire. M. Gbagbo a estimé que les deux pays, que des “circonstances ont divisés par le passé”, doivent désormais constituer “la plaque tournante de l’intégration régionale”. Soulignant le caractère complémentaire de l’économie des deux voisins qui représentent notamment quelque 60% de la production de cacao, il a indiqué que son pays et le Ghana pouvaient “influer sur le marché du cacao, s’ils venaient à harmoniser leurs politiques agricoles”. M. Gbagbo a encore annoncé la prochaine visite dans son pays de son homologue ghanéen John Kufuor, ainsi que la signature d’un important accord de coopération destiné à intensifier les échanges entre les deux pays. (PANA, Sénégal, 4 mai 2001

* Côte d’Ivoire. Action pledge on child labour — Illegal child labour is taking place on cocoa smallholdings in Côte d’Ivoire, but the abuse is «marginal, clandestine», and completely alien to the country’s 40-year cocoa culture, Ivorian authorities said on 8 May. A government delegation is in London «to re-establish the truth and correct grave allegations that have appeared in the media». Alphonse Douaty, minister of agriculture and animal resources, said: «In the UK there are people who sell drugs. This, too, is an illegal and clandestine activity. But nobody would ever dream of calling the UK a country whose wealth is based on that kind of activity.» Some 620,000 smallholders in Côte d’Ivoire produce 40-45 per cent of the world’s cocoa. Ten per cent of these are foreigners. Mr Douaty believes a small element within this group has started to use illicit labour brought from their own countries. Mr Douaty said police and frontier guards were on alert and farmers had been told to report cases. Two hundred children have been repatriated, mainly to Mali, and 12 traffickers are serving long-term sentences. Another eight have been sentenced but are still at large. Henriette Lagou, minister of family, woman and child, said the country had extensive laws for the protection of children, and that her ministry had been taking part in sub-regional workshops since Unicef brought attention to the problem in 1998. A protocol agreement against child trafficking was signed with Mali last September and an emergency plan was set up in January. «We are doing all we can,» said Ms Lagou. (Financial Times, UK, 10 May 2001)

* Côte d’Ivoire. Chocolate companies accused — In an uncompromising message, Côte d’Ivoire — the world’s biggest producer of cocoa — has blamed the multinationals for keeping prices low and farmers in poverty, driving some of them into using forced labour. Senior Ivorian ministers are pressing their case to the UK Government at meetings on 4 May, and the chocolate companies have been called to the British Foreign Office to explain their policies. Côte d’Ivoire’s Prime Minister, Pascal Affi N’Guessan, said chocolate companies were only interested in their own profits. If child labour was to stop, he said, the companies would have to pay considerably more to the farmers who grow cocoa. The international industry itself was at the heart of the problem of child trafficking in Africa, he said, adding that multinationals had encouraged more and more developing countries to grow cocoa, which had forced down the price. He named a price almost 10 times higher than it is now to ensure the quality of life for the seven million farmers and their families in Côte d’Ivoire. (BBC News, UK, 4 May 2001)

* Côte d’Ivoire. Grève au primaire — Le 8 mai, les enseignants du primaire de Côte d’Ivoire ont entamé une grève, largement suivie à Abidjan, de 72 heures pour réclamer une amélioration de leurs conditions salariales. Ils réclament en outre l’arrêt des “mutations arbitraires”. Les enseignants entendent prolonger leur mouvement de manière illimitée à partir du 21 mai, si rien n’est fait au terme du débrayage de trois jours pour satisfaire leurs revendications. (PANA, Sénégal, 8 mai 2001)

* Côte d’Ivoire. Nouveau conflit foncier — Deux ressortissants du Burkina Faso ont été tués et huit autres blessés dans la localité de Goya (district de Blolequin, 600 km à l’ouest d’Abidjan) au cours d’affrontements entre les Guérés autochtones et des allogènes burkinabé. Le 7 mai au soir, le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur a lancé à la télévision un appel au calme. Cet énième incident entre planteurs burkinabé et leurs hôtes guérés, relance le débat sur le nouveau code foncier ivoirien qui exclut les non-Ivoiriens de l’accession à la propriété foncière. En septembre 1999, des affrontements dans la région de Tabou avaient fait plus d’une dizaine de morts et provoqué l’exode de plus de 20.000 Burkinabé vers leur pays. (PANA, Sénégal, 8 mai 2001)

* Egypt. Child rights charter approved, but some clauses rejected — Egypt’s parliament has approved most of an African children’s rights charter but could not back parts of it which run counter to Islamic law and Egyptian traditions, parliamentary sources said on 6 May. The assembly unanimously approved most sections of the African Charter on the Rights and Welfare of the African Child, which aims to protect African children against economic exploitation and abuse. «Egypt objected to some clauses of the agreement which do not fit in with Islamic law and Egyptian customs and traditions. Therefore, Egypt does not adhere to them,» parliamentary affairs minister Kamal el-Shazli said in parliament. He mentioned clauses approving adoption, setting the minimum age for girls to marry at 18, and outlawing death sentences against pregnant and nursing women. Shazli said Islam did not permit adoption and Egyptian law allowed girls to wed at 16. He said Egyptian law allowed the death sentence for pregnant women, but that it could not be implemented until two months after they had given birth. The charter, sponsored by the Organization of African Unity (OAU) and in force since 1999, aims to provide protection against economic exploitation, child abuse and substance abuse, which rights groups say many African children face because of poverty. (CNN, USA, 6 May 2001)

* Eritrea. UN says Eritrea is blocking peacekeepers — The UN peacekeeping mission on the contested Ethiopia-Eritrea border has protested Eritrea’s failure to guarantee freedom of movement to UN troops, the United Nations said on 7 May. A statement from the UN mission to Ethiopia and Eritrea said it had «lodged a further protest with the Government of Eritrea... following an incident on 3 May where Eritrean forces stopped an UNMEE logistics convoy.» The mission is intended to pave the way for the official demarcation of the border between the two Horn of Africa countries. The statement said Eritrean forces fired warning shots into the air at a UN convoy approaching on the road from Medefera to Tsorena, the main supply route into the 25-kilometre buffer zone between the two countries, forcing the convoy to turn around. In a cessation of hostilities agreement signed last June to end their 2 1/2-year border war, both countries agreed to guarantee freedom of movement and access to the peacekeeping mission. But UNMEE said that since February 26, it has lodged 51 separate protests with Eritrea regarding restrictions on its freedom of movement in and out of the buffer zone. Eritrea has lodged numerous objections to the contours of the buffer zone. (CNN, USA, 7 May 2001)

* Ethiopia. Italy accused over weapons — Ethiopia has accused Italy of refusing to disclose the location of chemical weapons left in the country after it was occupied by Italian fascist forces under Mussolini in 1935. A government statement said persistent attempts to get Italy to comply with its international obligations had failed. The department responsible for implementing the Chemical Weapons Convention estimates that the Italians brought about 80,000 tons of chemicals into Ethiopia. It is unclear how much remains on Ethiopian territory. A large amount of ammunition was discovered last week in Tigray state while digging the foundations for a school. (BBC News, UK, 3 May 3001)

* Ethiopie. Le Parlement examine les griefs des étudiants — Le 3 mai, le Parlement fédéral éthiopien a commencé à examiner la pétition présentant les griefs des étudiants de l’université d’Addis Abeba, pour tenter de résoudre la crise actuelle qui les oppose au gouvernement. Ces plaintes sont liées aux troubles du 17 et 18 avril qui ont secoué l’université (31 personnes auraient été tuées et 143 blessées). Les étudiants ont boycotté les cours depuis le 10 avril; ils revendiquaient plus de liberté académique, la liberté d’expression et de réunion, ainsi que le droit de former des syndicats. Dans leur pétition, les étudiants déclarent qu’ils poursuivront leur boycott. Par ailleurs, les autorités universitaires ont appelé à la création d’un comité ad hoc regroupant enseignants et étudiants, en vue de trouver des moyens d’atténuer la crise. (PANA, Sénégal, 3 mai 2001)

* Ethiopia. Academics arrested — The crackdown on those believed to be responsible for last month’s riots has continued, with the arrest of two of Ethiopia’s leading academics. Professor Mesfin Wolde Mariam and Dr Berhanu Nega were arrested by the federal police on the morning of 8 May are now being held under heavy police guard in the capital’s state prison. In recent weeks, they have been accused by the government of instigating the student protests which resulted in the deaths of more than 30 people and damage worth millions of dollars. They have however constantly rejected the allegations. (BBC News, UK, 8 May 2001)

* Ethiopie/Erythrée. Les religieux et la paix — Des responsables religieux éthiopiens et érythréens prévoient de visiter les localités frontalières à leurs deux pays et de se rencontrer dans ces villes stratégiques en vue de promouvoir la paix et la compréhension entre eux. La décision a été prise la semaine dernière au terme d’une réunion de deux jours à Nairobi, par des leaders chrétiens et musulmans, soucieux de mettre fin au conflit qui a opposé leurs deux pays durant plus de deux ans. Des dignitaires religieux visiteront, du 19 au 21 mai, la ville frontalière de Senate en Erythrée et celle de Zalambessa en Ethiopie, pour une première évaluation du processus de paix. Ils organiseront aussi une série de réunions dans les deux pays afin de “promouvoir l’amitié et la compréhension”. (PANA, Sénégal, 9 mai 2001)

* Ghana. 100 die in football stampede — A stampede at a football match in Accra, Ghana, killed at least 100 people (Ed.’s note: some sources say 120), state television reported on 9 May. Hospital officials reportedly estimated the death toll at 100. The match, in Accra’s main football stadium, was played between arch-rivals Hearts of Oak and Kumasi Asante Kotoko. Fights between rival fans broke out towards the end of the game, and police responded with tear gas. The stampede followed. The fatalities come less than one month after a stampede at a South African league match in Johannesburg on April 11 left 43 people dead. On April 30, seven football fans were killed and 51 injured in a riot and stampede in the Democratic Republic of Congo. Ghana’s last football disaster occurred in 1978 when a wall collapsed, leaving 35 people injured and 15 dead. President Kufuor has called an emergency cabinet meeting to discuss the tragedy. (ANB-BIA, Brussels, 10 May 2001)

* Ghana. 120 morts dans un stade — Des bagarres entre supporters rivaux, suivies d’une vigoureuse intervention de la police et d’un mouvement de panique, ont fait 120 morts et de nombreux blessés dans un stade d’Accra où s’affrontaient le mercredi soir, 9 mai, deux clubs de football, les Hearts of Oak et Kumasi Asante Kotoko. “Certaines victimes sont mortes asphyxiées, mais la plupart semblent avoir été mortellement piétinées”, a-t-on déclaré à l’hôpital militaire de la capitale. Selon les radios, le mouvement de panique, durant lequel de nombreuses personnes ont été piétinées, s’est produit lorsque la police est intervenue à coups de grenades lacrymogènes pour faire cesser les troubles qui avaient éclatés à moins d’un quart d’heure de la fin de la partie, lorsque l’équipe de la capitale venait de marquer deux buts coup sur coup. Les partisans de Kumasi ont alors cassé des sièges pour bombarder le terrain, et les policiers sont intervenus en tirant des grenades lacrymogènes vers les tribunes, qui abritent 50.000 places. Une enquête sera ouverte. (Reuters, 10 mai 2001)


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