[5] Rapport CIDPDD Et ASADHO: Resume' Executif
Text:
Subject:
rapport CIDPDD et ASADHO: resume' executif
Date:
Sat, 27 Jun 1998 18:50:39 +0200
From:
"serv. informazioni Congosol" <congosol@skyol.it> To:
congosol@skyol.it
COMMISSION INTERNATIONALE NON-GOUVERNEMENTALE
SUR LES VIOLATIONS MASSIVES DES DROITS HUMAINS EN
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO (EX-ZAIRE)
1996-1997
TABLE DES MATIERES ET RESUME' EXECUTIF DU
RAPPORT PREPARE' PAR LE
CENTRE INTERNATIONAL DES DROITS DE LA PERSONNE ET
DU DEVELOPPEMENT DEMOCRATIQUE (CIDPDD)
(Montreal, Canada)
ET
L'ASSOCIATION AFRICAINE POUR LA DEFENSE DES DROITS DE L'HOMME EN REPUBLIQUE
DEMOCRATIQUE DU CONGO (ASADHO)
(Kinshasa)
JUIN 1998
---------------------------------------------------------------------------- TABLE DES MATIERES
Resume' executif
Introduction
- But
- Objectifs
- Methodologie utilisee
- Inventaire des genres de crimes perpetres
- Questions operationnelles et hypotheses de travail
Plan du rapport
- Le crime d'agression d'un pays par un autre
- Crimes contre l'humanite' et crimes de guerre
2.1. Meurtre a' grande echelle
2.2. De la torture et autres traitements cruels, inhumains ou degradants 2.3. Du
caractere massif des disparitions forcees
2.4. Viol massif et systematique
2.5. Pillages, incendies des villages et destruction materielle consideres comme
des crimes de guerre
2.6. Obstruction a' l'aide humanitaire sous toutes ses formes 2.7. Le crime
d'arrestation arbitraire, detention illegale et sequestration 2.8. Le crime
d'expulsion forcee des Tutsi
2.9. Le transfert force des Hutu vers le Rwanda
2.10. Les persecutions pour des raisons politiques, raciales ou ethniques 2.11.
Incitation a' la haine raciale, ethnique ou politique 2.12. Violation du droit
de la propriete'
2.13. Le recrutement et enrolement des enfants et des mineurs
- La persistance des procedes et actes genocidaires 3.1. Destruction des
camps "armes"
3.2. Destruction systematique des camps y compris des civils 3.3. Poursuites
3.4. Le traitement des refugies de retour au Rwanda
- Responsabilites
4.1. La base legale
4.2. A la recherche des responsabilites
4.2.1. Les responsabilites du gouvernement du Rwanda et de l'Armee patriotique
rwandaise
4.2.2. La responsabilite' de l'AFDL et du gouvernement actuel de la Republique
democratique du Congo
4.2.3. La presidence et les deux derniers gouvernements du Zaire 4.3. Auteurs
materiels des massacres
4.3.1. Massacres de l'est
4.3.2. Les massacres du Nord Kivu
4.3.3. Les massacres des regions de Kisangani
4.3.4. Massacres de Mbandaka
- Le role et les responsabilites de la communaute' internationale 5.1. Avant
la guerre dite de "liberation" de l'AFDL: conditions a' l'origine des massacres
des refugies
5.2. Pendant la guerre de "liberation" de l'AFDL
- Conclusions et recommandations
- Conclusions
- Recommandations
- I Au gouvernement de la Republique democratique du Congo B. II A
l'Organisation des Nations unies
Bibliographie
RESUME' EXECUTIF
Entre octobre et novembre 1997, devant les obstructions repetees du gouvernement
de la Republique democratique du Congo dirigee par M. Laurent Desire' Kabila,
president auto-proclame' de ce pays depuis la fin de la "guerre de liberation"
le 17 mai 1997, aux enquetes officielles demandees par la Commission des droits
de l'homme, et par le secretaire general de l'ONU, l'Association Africaine pour
la Defense des Droits de l'Homme en Republique democratique du Congo (ASADHO, ex
-AZADHO) et le Centre International des Droits de la Personne et du
Developpement Democratique (CIDPDD) ont initie' en novembre 1997 une Commission
internationale non-gouvernementale pour faire la lumiere sur les allegations des
violations des droits humains survenues au Congo durant la guerre.
Les organisations suivantes n'ayant pas participe' au travail de redaction de la
Commission endossent neanmoins l'initiative ainsi que le present rapport. Il
s'agit de:
- Organisation mondiale contre la torture, Geneve
- Le Comite' de solidarite' avec le Congo Kinshasa, Palerme - Le Groupe
Jeremie, Bukavu, Sud Kivu
- Groupe Justice et liberation, Kisangani
- Collectif d'actions pour le developpement des droits de l'homme (CADDHOM),
Kamituga, Sud Kivu
- La Voix des sans-voix pour les droits de l'homme, Kinshasa - La Rencontre
africaine pour la defense des droits de l'homme (RADDHO), Dakar
Les organisations suivantes ont fourni a' la Commission de nombreux documents: -
Amnesty International
- Human Rights Watch
- Physicians for Human Rights
- Federation international des ligues des droits de l'homme (FIDH) - Medecins
sans frontieres.
La Commission non-gouvernementale remercie toutes les personnes et les
organisations qui l'ont aidee dans sa tache, en particulier les autorites du
Centre International des Droits de la Personne et du Developpement Democratique
qui ont cru des le debut dans ce projet et fourni l'assistance financiere et
materielle necessaire a' sa realisation.
La motivation principale de la Commission internationale non-gouvernementale est
de contribuer meme modestement au renforcement de l'etat de droit en Republique
democratique du Congo, et de lutter contre l'impunite' qui s'erige en culture
dans la region des Grands Lacs africains. L'objectif principal de la Commission
est de satisfaire au besoin et au droit du peuple de la Republique democratique
du Congo, des autres pays africains et du reste de l'humanite' de connaitre un
peu plus les faits et les responsabilites sur les crimes et les violations
massives des droits humains commis par les differentes parties au conflit dans
l'ex-Zaire en 1996-97 et dans la mesure du possible d'identifier les auteurs de
ces crimes.
La methodologie adoptee par la Commission etait de faire une analyse juridique
des crimes commis, en se fondant sur des faits et des temoignages rassembles
depuis un an par les organisations non-gouvernementales locales, nationales et
internationales de droits humains, les organisations humanitaires, les agences
de l'ONU (en particulier les mecanismes de la Commission des droits de l'homme),
ainsi que par certaines agences de presse.
Cette approche documentaire fut completee par une enquete independante menee en
janvier et fevrier 1998, realisee par des partenaires de la Commission non
-gouvernementale au Nord et au Sud Kivu, a' Kisangani et a' Mbandaka. Cette
enquete avait pour but de confirmer ou infirmer certains temoignages,
d'identifier les auteurs et les lieux des massacres, ainsi que l'emplacement de
certains charniers.
Pendant trois semaines une equipe d'experts s'est reunie a' Montreal du 25
janvier au 13 fevrier 1998 pour analyser les rapports et temoignages. L'equipe a
beneficie' de contributions telephoniques et epistolaires des personnes qui ne
pouvaient physiquement etre a' Montreal en ce moment-la'. L'equipe a aussi
entendu des temoignages notamment de pretres ou de membres des ONG presentes au
Zaire au moment des faits et qui se trouvent actuellement en Belgique, France,
Suisse, Canada, USA, Suede, Hollande, Angleterre et dans d'autres pays. L'equipe
d'experts a enfin prepare' l'esquisse du rapport preliminaire, qui fut par la
suite finalise' pendant les mois de mars et d'avril 1998.
Il ressort de ce processus, des conclusions qui pour la plupart correspondent a'
celles de la mission d'enquete de la Commission des droits de l'homme des
Nations Unies dirigee par M. Roberto Garreton a' l'effet que des crimes de
guerre et des crimes contre l'humanite ont ete' commis en Republique
democratique du Congo en violation des Conventions de Geneve de 1949 et en
particulier de l'article 3 commun a' ces Conventions et a' leurs protocoles
additionnels:
"en cas de conflit arme' ne presentant pas un caractere international et
surgissant sur le territoire de l'une des Hautes Parties contractantes, chacune
des Parties au conflit sera tenue d'appliquer au moins les dispositions
suivantes:
- Les personnes qui ne participent pas directement aux hostilites, y compris
les membres de forces armees qui ont depose' les armes et les personnes qui ont
ete' mises hors de combat par maladie, blessure, detention, ou pour toute autre
cause, seront, en toutes circonstances, traitees avec humanite' , sans aucune
distinction de caractere defavorable basee sur la race, la couleur, la religion
ou la croyance, le sexe, la naissance ou la fortune, ou tout autre critere
analogue. A cet effet, sont et demeurent prohibees, en tout temps et en tout
lieu, a' l'egard des personnes mentionnees ci-dessus:
- les atteintes portees a' la vie et a' l'integrite' corporelle, notamment le
meurtre sous toutes ses formes, les mutilations, les traitements cruels,
tortures et supplices
- les atteintes a' la dignite des personnes, notamment les traitements
humiliants et degradants
- les condamnations prononcees et les executions effectuees sans un jugement
prealable, rendu par un tribunal regulierement constitue', assorti des garanties
judiciaires reconnues comme indispensables par les peuples civilises.
- Les blesses, les malades et les naufrages seront recueillis et soignes. Un
organisme humanitaire impartial, tel que le Comite' international de la Croix
-Rouge, pourra offrir ses services aux Parties au conflit. Les Parties au
conflit s'efforceront, d'autre part, de mettre en vigueur par voie d'accord
speciaux tout ou partie des autres dispositions de la presente Convention.
L'application des dispositions qui precedent n'aura pas d'effet sur le statut
juridique des Parties au conflit."
La Commission estime sur la base des nombreux rapports et temoignages faisant
etat d'allegations que pres de 200.000 refugies sur le sol zairois en majorite'
d'ethnie Hutu ont perdu la vie de facon arbitraire ou sont disparus, comme
consequence d'une strategie deliberee d'extermination lente d'une partie de la
population d'origine Rwandaise.
Pour ce faire des procedes qui ressemblent fortement a' des actes genocidaires
ont ete' utilises avec premeditation, de facon constante et persistante.
Les auteurs n'ont recule' devant aucun moyen pour atteindre leur objectif
d'elimination des refugies Hutu: massacres directs, pousser les refugies vers
les endroits inhospitaliers ou' ils pouvaient etre tues a' petit feu de maladie
ou de mauvaises conditions climatiques, obstruction a' l'assistance humanitaire,
utilisation des organisations humanitaires pour pieger les refugies.
De l'avis de la Commission, cette intention deliberee s'est ensuite caracterisee
par une ferme volonte officielle d'assurer l'impunite' notamment par le
nettoyage des sites ou' se sont commis les massacres, par le blocage de
l'enquete par les missions d'enquete des Nations Unies (intimidations et/ou
arrestations des temoins potentiels, corruption des chefs coutumiers pour qu'ils
empechent les enquetes, et surtout la strategie de soulever la population contre
les enqueteurs et montrer que la mission ne peut rien faire pour des raisons de
securite' (alors meme que le gouvernement est cense' assurer la securite).
Tous ces elements montrent a' suffisance l'intention des auteurs et du nouveau
gouvernement de la Republique democratique du Congo, de couvrir ces crimes, du
fait qu'il etait au courant qu'ils se sont commis sur son territoire, ne les a
pas condamnes publiquement et n'a pas cherche' a' travers le systeme de justice
dont il a herite' a' en identifier et en poursuivre les presumes coupables.
Au contraire tout s'est deroule' depuis la fin de la guerre comme si les
nouveaux dirigeants auto-proclames et reconnus par la communaute' africaine et
internationale etaient inconscients de la gravite' de ces crimes devant leur
peuple et devant l'humanite.
Ils ont par contre systematiquement et continuellement cherche' a' les couvrir
ou les minimiser.
De ce fait, il est de l'avis de la Commission que des actes de genocide ont ete'
commis au Zaire contre les refugies Hutu en violation de la Convention sur la
prevention et la repression du crime de genocide adoptee le 9 decembre 1948 et
ratifiee par le Zaire.
Le fait qu'une partie importante des personnes visees par ces actes soient elles
-memes presumees auteurs et responsables du genocide contre des Tutsi et des
opposants Hutu au Rwanda d'avril a' juillet 1994, et qu'elles soient accusees
par le gouvernement du Rwanda d'avoir exporte' avec elles l'ideologie du
genocide au Zaire ne constitue pas, de l'avis de la Commission, une excuse ou
une justification morale ou juridique pour commettre des crimes similaires a'
ceux qui sont reproches. La Commission non-gouvernementale estime que plusieurs
milliers de citoyens Zairois (Congolais) d'ethnie Hutu ou apparentee et qui ont
essaye' de porter secours aux refugies pourchasses ont aussi perdu la vie de
facon violente comme resultat de ce processus genocidaire.
La Commission a inventorie' 19 crimes qui ont ete' commis de facon massive
pendant cette periode en Republique democratique du Congo: 1. Meurtres, tueries,
assassinats, noyade
- incendies de villages et de recoltes, destruction materielle 3. torture et
traitements inhumains, mutilations
- viols
- disparitions
- pillages systematiques
- obstructions a' l'aide humanitaire
- incitation a' la haine
- vol de betail et de biens
- prise d'otages
- enlevement d'enfants et de malades
- recrutements d'enfants mineurs
- non-assistance a' peuple en danger
- arrestations et detentions arbitraires
- condamnation et executions sans recours a' un tribunal legalement
constitue'
- crime d'agression
- expulsion forcee des Tutsi (Masisi, Kinshasa, Katanga, Kisangani) 18.
rapatriement force' des refugies
- persecution pour des motifs raciaux, ethniques ou politiques.
Le crime le plus choquant pour la conscience des africains et du reste de
l'humanite' reste bien sur les meurtres, assassinats et homicides commis par
toutes les parties au conflit de facon massive, meme en dehors des zones de
combat, sur des non-combattants et sur des combattants desarmes.
Les cibles de ces meurtres etaient de trois sortes:
- les refugies Hutu
- les Zairois d'ethnie Hutu, Hunde, Fulero, Bembe, Tutsi - les autres
populations civiles autochtones dans l'est du Zaire.
De l'avis de la Commission, ces homicides massifs sont attestes par l'existence
de plusieurs charniers sur tout l'itineraire de la rebellion d'Uvira a'
Mbandaka. Ils sont aussi deduits de l'effort delibere' et l'empressement montre'
par les auteurs materiels presumes de ces crimes, places sous le commandement de
l'AFDL et ses allies, de faire disparaitre les traces et detruire des preuves
physiques eventuelles.
Tous les rapports publies et les temoignages analyses par la Commission, quoique
provenant de sources diverses, sont tellement constants et concordants a' ce
sujet qu'il est difficilement soutenable qu'il s'agit d'une campagne deliberee
pour salir le nouveau regime issu d'une victoire militaire contre une dictature
vieille de 32 ans.
La Commission rappelle que cette dictature etait honnie par la majorite' de la
population zairoise.
Elle soutient dans ce sens que l'AFDL et ses allies de l'APR ne seraient pas les
seuls responsables des crimes commis durant cette "guerre de liberation".
La responsabilite' de feu le president Mobutu serait personnellement engagee
ainsi que celle de ses deux derniers gouvernements dans l'accueil, l'armement et
l'entrainement en territoire zairois des forces armees rwandaises et des
miliciens interahamwe defaits au Rwanda. et cela a ete' fait en toute impunite' ,
tout en sachant tres bien que ces derniers etaient presumes responsables du
genocide rwandais d'avril a' juillet 1994, qu'ils ont continue' a' sevir contre
les minorites Tutsi au Zaire, et qu'ils etaient en train de se preparer a'
envahir le Rwanda.
Enfin la Commission non-gouvernementale a analyse' le role et les
responsabilites de la communaute' internationale incluant les etats africains,
en particulier les voisins de la Republique democratique du Congo. Par sa
negligence, son inconscience, sa torpeur et la culpabilite' ressentie a' la
suite du genocide au Rwanda ou tout simplement par calculs politiques, la
Communaute' internationale a manque' de volonte' politique reelle pour faire
face a' la situation previsible depuis 1994. De l'avis de la Commission, tout
s'est deroule' comme si, apres deux ans et demi de tentatives diverses et
infructueuses pour regler le probleme des refugies dans l'est du Zaire, couple'
a' un probleme serieux de trafic illicite d'armes de guerre dont le Zaire etait
devenu une plaque tournante, les membres les plus influents au sein de la
communaute' internationale ont ferme' les yeux sur une "solution militaire
africaine", a' savoir l'initiative du Rwanda et de son armee et aux consequences
nefastes que cette initiative a ent
rainees pour des milliers de vies humaines. Les camps de refugies consideres
comme des casernes par les autorites rwandaises ont ete' detruits, les refugies
disperses, l'aide humanitaire obstruee; des centaines de milliers de refugies
ont ete' rapatries par la force dans leur pays d'origine alors que des dizaines
ou des centaines de milliers d'autres perdaient la vie; et pourtant, plus d'un
an apres, la paix envisagee et la stabilite' esperee sont encore loin d'etre
assurees dans la region des Grands Lacs.
Cette "solution militaire africaine" semble n'avoir satisfait entierement
personne aujourd'hui.
Quoique la fermeture forcee des camps de refugies semble avoir donne' un repis
a' une communaute' internationale qui se plaignait de depenser pres d'un million
de dollars par jour pour entretenir des refugies de la region des Grands Lacs
africains.
De l'avis de la Commission, il s'agit la' d'une reponse humanitaire insuffisante
a' un probleme politique et qui etait devenue elle-meme problematique sur le
plan moral, politique, juridique, social et economique pour la stabilite de la
region.
Tout s'est donc deroule' comme si un consensus implicite s'etait degage' que les
refugies Rwandais, Hutu pour la plupart, feraient les frais de la recherche
d'une stabilite' dans un Zaire dote' de richesses naturelles aprement convoitees
apres la fin de Mobutu et de son regime. Ces crimes contre l'humanite etaient
encore de loin preferables a' un chaos generalise' presume' apres la mort
imminente et apprehendee du marechal Mobutu.
A la suite de ses conclusions, la Commission non-gouvernementale sur les
violations massives des droits humains en Republique democratique du Congo (1996
-1997) emet les recommandations suivantes:
- Au gouvernement de la Republique democratique du Congo
- Se conformer a' ses obligations internationales relatives aux droits
humains en reconnaissant publiquement la gravite' des crimes qui ont ete' commis
pendant la "guerre de liberation" et s'engager a' traduire en justice les
auteurs de ces crimes.
- S'abstenir d'assurer l'impunite' de ses auteurs en prenant des mesures
d'amnistie ou d'autres.
- Instruire les tribunaux congolais de se saisir d'office de ces crimes eu
egard a' leur caractere imprescriptible en se fondant sur la competence des
tribunaux dans ce domaine.
- Rendre public la liste des officiers anonymes, dont les merites ont ete'
collectivement vantes par les autorites, en vue de reveler leur identite' et le
role que chacun d'eux a joue' dans ces crimes.
- Creer un fonds au benefice des nombreuses populations civiles victimes des
crimes de guerre et des crimes contre l'humanite.
- Promouvoir la primaute' du droit en permettant une lutte contre l'impunite'
, facteur d'instabilite' et d'autres crimes dans la region.
- A l'Organisation des Nations unies
- A l'Assemblee generale
- De prendre une resolution appelant tous les etats d'ouvrir des enquetes
judiciaires sur toutes les personnes presumees responsables de ces crimes et se
trouvant sur leur territoire.
- De convoquer une session extraordinaire de la Commission des droits de
l'homme des Nations unies en vue d'examiner les conclusions d'enquetes de la
mission mandatee par le secretaire general avant qu'elle ne les soumette au
Conseil de securite' , etant donne' que la mission d'enquete du secretaire
general a pratiquement le meme mandat que celle creee en vertu de la resolution
1997/57 de la Commission des droits de l'homme des Nations unies.
- De prendre des mesures pour imposer un embargo sur la vente d'armes dans la
region tant que la paix et la securite' restent un leurre. 4. Assurer le retour
de l'etat de droit et de la democratie dans la region en vue de garantir la
stabilite' et la paix.
- Au Conseil de securite'
- en vue de maintenir la paix et la securite' internationale, appliquer, en
cas d'obstruction a' la mission d'enquete, les mesures coercitives pour
permettre a' la mission d'enquete du Secretaire general de l'ONU de continuer
ses investigations sur terrain, incluant l'isolement diplomatique du regime de
Kinshasa, les restrictions de visas et de deplacements. 2. Permettre l'extension
de la competence du Tribunal penal international pour le Rwanda en vue de
connaitre de ces crimes qui s'inscrivent dans le prolongement du genocide de
1994 commis sur le territoire rwandais avec la comprehension que de nouvelles
ressources doivent lui etre ajoutees.
---------------------------------------------------------------------------- Comitato di solidarieta' con il Congo-Kinshasa
congosol@skyol.it
http://www.peacelink.it/users/bukavu/zhome.html
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