[11] La Duplicite' De La Communaute' Internationale

Text:

Subject:

La duplicite' de la communaute' internationale
Date:
Sat, 30 Jan 1999 11:01:33 퍝 (MET)
From:
"serv. informazioni Congosol" <congosol@skyol.it> To:
gruppi 1 2 3 <congosol@skyol.it>




Source : La Reference Plus
n 1488 du 26 janvier 1999

Les 45 morts de Kossovo plus preoccupants que les 600 tues de Makobola.

Sauf report de derniere minute, c'est en pricipe demain mercredi 28 janvier que le ministre des Droits humains, Leonard She Okindu rendra public le "Le livre Blanc sur les violations des droits de l'homme commis par les agresseurs de la Republique democratique du Congo". Le livre Blanc de M. Okindu est un repertoire des exactions et des abominations commises sur des sujets congolais par les agresseurs rwando-ougando-burundais. Abominations qu'il circonscrit dans la periode allant du 2 aout au 5 novembre.

Sans avoir la pretention d'etre exhaustive,les denonciations du ministre des Droits humains sont une veritable interpellation d'une communaute internationale dont les attitudes partiales et injustes face a l'agression dont est victime la Rdc la vide de toute sa substance et la rendent injustifiee au regard des missions humanitaires qu'elle s'est assignees au travers du Conseil de securite. En effet, l"effervescence et la mobilisation qui caracterisent ces jours derniers le Conseil de securite de l'Onu, l'Union europeenne, l'OTAN et naturellement les Americains autour des 45 morts du Kossovo contrastent etrangement avec le silence et l'indifference affiches par ces organismes face a ce qui se passe en Rdc du fait de la guerre lui imposee. Plusieurs centaines de morts a Kasika, a Makobola et un peu partout ailleurs dans les territoires occupes par les agresseurs n'emeuvent outre mesure le Conseil de securite de l'Onu. Pas plus que l'Union europeenne ni l'Oua. Pourtant, 45 tues au Kossovo ont suscite une alerte internationale. Des procureurs ont ete mobilises a la minute, des frappes aeriennes sont meme envisagees aux fins de "corriger les serbes" alors que plusieurs plaintes de la RDC sont restees sans suite. Aussi, les premieres interpretations s'apparentent-elles a une conspiration internationale sur la Republique democratique du Congo. Les preoccupations du ministre Okitundu se justifient des lors que la guerre d'agression est une manifestation par excellence de la violation des droits de l'homme et que comprise dans ce sens, les demarches y relatives ne peuvent pas etre seulement diplomatiques. Voila qui explique l'offensive que mene ce ministre du gouvernement de salut public aupres des ambassadeurs des Etats membres permanents du conseil de securite (Chine populaire, USA, France, Grande -Bretagne, Russie); des ambassadeurs des Etats membres de l'Organisation de l'Unite Africaine (OUA) ainsi que ceux de l'Union europeenne.

Aux uns et aux autres, M. Okitundu rappelle que le drame que vit la RDC du fait de la guerre d'agression qui lui est injustement imposee par le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi est une violation par excellence des droits de l'homme. C'est donc un crime contre la paix internationale aux termes de l'article 5 , paragraphe 2 de la Resolution 3314 de l'Assemblee generale des Nations Unies. De ces interlocuteurs, She Okitundu attend qu'ils rapportent fidelement aupres de leurs gouvernements respectifs ce qu'ils vivent reellement en RDC du fait de cette guerre de sorte qu'une condamnation sans equivoque des agresseurs soit prononcee et que des voies de reparation soient proposees en meme temps qu'il faille exiger le retrait inconditionnel des troupes d'agression. Il est en effet aberrant que l'Oua assiste, impuissante a l'agression d'un pays membre par d'autres pays membres et signataires de la Charte africaine des droits de l'homme. La meme attitude ne se comprend pas de la part notamment de la F rance et de l'Angleterre, pays de grande tradition democratique et de respect des droits de l'homme qui auraient du jouer un role important au Conseil de Securite au sein duquel leur influence n'est pas minimisable.

En gage du temoignage de la bonne volonte de son gouvernement, le ministre congolais des Droits humains sollicite meme la constitution et l'envoi d'une commission d'enquete internationale qui viendrait verifier toute les denonciations.


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