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Le regime du president Kabila autorise les activites politiques Date:From:
Mon, 1 Feb 1999 20:15:21 퍝 (MET)
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Le regime du president Kabila autorise les activites politiques
Dim 31 Jan 99 - 15h15 GMT
KINSHASA, 31 jan (AFP) - Le regime du president Laurent-Desire' Kabila a leve'
dimanche a' Kinshasa l'interdiction d'activites des partis politiques, en
exigeant que ceux-ci tiennent des congres constitutifs et aient une
representativite' nationale.
La levee de cette interdiction, imposee par M. Kabila lors de sa prise du pouvoir en mai 1997 en Republique democratique du Congo (RDC, ex-Zaire), vise notamment a' placer en porte a' faux la rebellion qui controle l'est du pays et denonce le caractere "dictatorial" du regime de Kinshasa.
Selon un decret-loi relatif a' la "liberalisation" des activites politiques lu dimanche apres-midi a' la television officielle, les partis politiques doivent organiser un "congres constitutif" reunissant au moins 300 delegues provenant des onze provinces du pays.
Chaque parti doit en outre avoir au moins dix membres co-fondateurs dans chacune des provinces, afin de barrer la route aux formations "tribalistes".
Les conclusions du congres constitutif doivent etre transmises au ministere de
l'Interieur qui delivre son agrement au parti.
En cas de refus d'agrement, le ministere de l'Interieur doit motiver sa decision
et demander la tenue d'un nouveau congres.
Chaque parti qui demande son agrement doit deposer une caution non-remboursable de 30.000 francs congolais (environ 10.000 USD).
Ces conditions devraient etre reunies sans probleme majeur par les principales formations de l'opposition, notamment l'Union pour la democratie et le progres social (UDPS) d'Etienne Tshisekedi, la figure de proue de l'opposition au regime dechu du marechal Mobutu, relevent les observateurs.
En revanche, les conditions fixees par le gouvernement risquent d'etre fatales a' nombre de petits partis formes par des personnalites de l'ancien regime et ne disposant que de quelques militants.
Plus de 400 partis etaient reconnus dans l'ex-Zaire avant la prise du pouvoir par M. Kabila.
Le chef de l'Etat avait interdit les activites des partis politiques dans le but, selon lui, de "remettre de l'ordre" dans le pays et en promettant que cette mesure serait levee avant la tenue d'elections generales pluralistes dans le pays, prevues au terme d'une transition de deux ans.
Lors de sa tournee en Europe en novembre, M. Kabila avait assure' que l'interdiction serait levee dans un delai de deux mois, soit vers la fin > janvier.
Cette mesure avait ete' vivement critiquee par la communaute' internationale, qui avait demande' a' plusieurs reprises sa levee et une veritable "ouverture" politique dans le pays ainsi que la fin des arrestations de militants politiques.
Une partie des dirigeants de la rebellion qui controle actuellement l'est du pays avaient egalement denonce' cette interdiction, affirmant qu'elle les avait contraints a' prendre les armes contre le regime de M. Kabila.
Avec l'autorisation des partis, le gouvernement de M. Kabila entend accentuer les dissensions apparues dernierement au sein de la direction de la rebellion, releve-t-on a' Kinshasa.
AFP 1998
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