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Les voyageurs-femmes se plaignent des menaces de viol la nuit Date:From:
Mon, 8 Feb 1999 16:18:07 í (MET)
"serv. informazioni Congosol" <congosol@skyol.it> To:CC:
gruppi 1 2 <congosol@skyol.it>
ass.misna@flashnet.itSource : La Reference Plus
La guerre, on ne le dira jamais assez, n'est pas une bonne chose. Ses effets nefastes n'epargnent pratiquement aucun secteur de la vie nationale.
Les beneficiaires de services de transport, notamment ceux de la route et de la voie ferree Kinshasa-Matadi le realisent deja avec le controle d'identite dont le zele depasse la mesure.
Depuis le declenchement de la guerre d'agression dont la RDC est victime de la
part de la cohalition rwando-ougando-burundaise, des mesures de securite ont
ete renforcees (quoi de plus normal ?) pour eviter les infiltrations.
C'est pourquoi, sur toutes les routes et autres voies d'eau et de rail qui
menent de la capitale vers l'interieur du pays et vice-versa, ont ete erigees
des barrieres militaires qui, devaient naturellement securiser davantage.
Pourtant, les resultats ne sont pas que roses, car les voyageurs aussi bien
masculins que feminins se plaignent de propos orduriers et de certains actes
commis par les hommes en uniforme.
En effet, alors qu'il existe plus d'obligation de posseder de carte d'identité
depuis l'arrivee de l'ex-afdl (Alliance des forces democratiques pour la
liberation du Congo, aujourd'hui transformee en Comites de Pouvoir Populaires),
les anciennes cartes d'identite pour citoyen (CIC) de couleur verte sont
dechirees si elles ne sont pas simplement confisquees, rapportent des voyageurs
par route sur le troncon Kinshasa-Matadi de la Nationale n° 1va de Moanda (Bas
-Congo) a Kasumbalesa (Katanga).
Les femmes se plaignent des menaces et des actes de viol lorsque sonnent 18
heures aux barrieres de Kenge, Madimba et Luila.
En ce moment-la, les elements en uniforme demandent aux voyageurs de sexe
faible de les rejoindre alors que les hommes restent dans la vehicule. A en
croire les differents recoupements, ce sont plus les elements congolais qui
derangent leurs compatriotes par rapport aux militaires des forces alliees.
Au pont dit Marechal, jete sur le fleuve Congo a Matadi, les militaires commis
a la garde de cet ouvrage, interdisent le passage meme vingt avant 18 heures;
(heure au-dela de laquelle l'acces dans la ville de Matadi n'est pas autorise)
contraignant ainsi le conducteur des taxi, taxi-bus et de tout autre vehicule a
glisser quelque chose entre les mains du jeune "commandant".
Nous l'avons personnellement vecu.
Le train express de l'Onatra dont le voyage dure desormais plus de temps que
prevu n'est pas en reste de ces controles apparemment pas tres stricts; car
toutes les cartes passent.
Ce qui agace particulierement, c'est l'ecart de langage tenu par certains
"kadogo"; tels ces propos tenus le 19 janvier dernier a la gare de Kasangulu
par un controleur des FAC( Forces armees congolaises) : "Moi je n'accepte pas
les petites cartes parce que je ne sais pas la lire. Quiconque a une petite
carte va descendre, sinon je frappe". Les voyageurs se sont demandes ce
qu'etaient une petite et une grande cartes.
Moralite : le president Kabila a encore fort a faire pour produire une armee
veritablement nationale et disciplinee.
Mwanza M. Mosi
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