[10] La Population Du Kivu, Toujours Victime De La Guerre...

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Subject:

LA POPULATION DU KIVU, TOUJOURS VICTIME DE LA GUERRE DES AUTRES Date:
Sat, 13 Mar 1999 12:15:11 퍝 (MET)
From:
"serv. informazioni Congosol" <congosol@skyol.it> To:
gruppi 1 2 3 <congosol@skyol.it>




source: CADI

----12 mars 1999

LES OPERATIONS RWANDO-OUGANDAISES SUR LA RECHERCHE DES INTERAHAMWE AYANT TUES LES TOURISTES OCCIDENTAUX SE RETOURNENT CONTRE LA POPULATION CIVILE DU NORD -KIVU/RDC

Depuis le massacre des touristes occidentaux dans le parc de Bwindi en Ouganda, il y a deux semaines de cela, une operation d'une grande envergure a ete' menee par les donnees du Rwanda et de l'Ouganda pour la disante "recherche des Interahamwe" qui sont a' la base de ces actes.

Ces operations se sont deroulees particulierement dans les villages de Loashi, Ngesha, Busoro, Lushebere, Nyabiondo, Ishasha, Rutshuru, Masisi.

Ainsi: Jeudi 11.2.99 et 13.2.99, les militaires Rwando-Ougandais sont arrives a' Loashi et apercevant certains jeunes gens qui etaient entres de discuter, ils ont voulu les prendre pour qu'ils leur montrent ou' sont caches les Interahamwe.

En fuyant ces militaires, ces derniers ont tire' sur ces jeunes gens. Total, 10 personnes tuees dont:

N.B:
Il convient de signaler que les militaires ougandais et ruandais sont souvent accompagnes des jeunes enfants Hutu ages de 12 a' 15 ans qui avaient forme' par les rwandais dans les centres de formation de Mushaki, Nyamitaba et Katale pour constituer ce qu'ils appellent "groupe d'autodefense populaire". Ces enfants apprennent pendant les formations, le maniement da armes et les techniques paramilitaires.
Selon plusieurs sources independantes contactees dans le Nord Kivu, 600 enfants tous Hutu originaire du Nord Kivu, sont formes chaque mois par des officiers rwandais du FPR se trouvant en RCD violant ainsi les conventions sur la protection des enfants en cas des conflits. Ces "groupes d'autodefense" apres formation sont eparpilles dans presque tous les villages du Nord Kivu avec comme mission de donner les informations sur la presence d'un interahamwe, ex FAR, GP ou toute autre personne consideree comme Mayi- Mayi et ayant une collaboration avec les ex FAR, interahamwe, et GP. Les "Groupes d'autodefense" sont consideres comme de JMPR dans le temps du Mobutisme.
Avec un simple bulletin d'information (B I) les personnes suspectees etaient directement arretees, torturees.
Mais avec une suspicion les agents du groupe d'autodefense, au lieu d'etre arrete', vous etes tout simplement tues.




Toujours a' la date du 13.2.99, Le village de Ngesha est envahi par les militaires rwando- ougandais accompagnes par le fameux groupe d'autodefense. C'est la panique dans l'esprit de la population car ces militaires tiraient par -ci par-la' pour contraindre la population de ne pas fuir. Et toute personne qui sortira de sa maison pour fuir sera consideree comme interahamwe.

Ainsi cinq personnes seront tuees dont:

Dans les memes circonstances de lieux et de temps, les villages de Busoro, Lushebere et Nyabiondo connaitront le meme sort que les autres villages enonces ci-haut.

Parmi les victimes, nous pouvons citer les noms ci- apres: - La femme de Mr Xavier et son enfant tues dans le village de Busoro. - Mr Kamuzee tue aussi a' Busoro

N.B:
Vendredi 26/2/99, les militaires du Rwanda et de l'Ouganda envahissent le village Mahanga en tirant en desordre.
Les tirs dureront au moins 2h.
Une dizaine des personnes sera atteinte des balles et mourront au meme moment.

Voici quelques noms qui nous ont ete' reveles:

Du 28.2.99 au 1.3.99, Les villages de Lukweti, Rutshuru et Biholo seront aussi pris d'assaut par les militaires rwando-ougandais.
Le bilan est tellement lourd car les infos a' notre possession font etat de 78 personnes tuees dont 7 femmes et 2 enfants.
*Sur la route da Ishasha, 10 personnes seront aussi tuees dans les memes circonstances que les autres victimes ci-haut.




Comme vous pouvez le constater, les operations de recherche des interahamwe menees par les rwandais et ougandais a' l'est la RDC font plusieurs victimes parmi la population civile avec comme consequences le deplacement de la population vers des regions plus securitaires.

Selon des sources humanitaires travaillant a' Goma, plus de 4000 familles avaient ete' recensees a' Goma au 28.2.99 fuyant les tueries de Rutshuru et autres villages atteint par les operations militaires du Rwanda et de l'Ouganda.

A Lubero, plusieurs sources nous signalent la presence de plusieurs milliers de familles fuyant aussi les tueries de ces operations.

Toutes les chaines des radios etrangeres avaient annonce' que les armees Rwando -ougandaises avaient tue' une dizaine interahamwe a' l'est de la RDC la semaine passee.
Mais selon nos enqueteurs sur terrains, aucuns interahamwe n'a ete' tue' par ces militaires du Rwanda et de l'Ouganda jusqu'a' present si les interahamwe avaient ete' tues, comme l'avancent les Ougandais et Rwandais, pourquoi ne pas montrer les cadavres aux journalistes?




De ce qui precede, nous nous demandons si la population du Nord Kivu en particulier et de l'est du Congo en general n'a droit a' la vie car plusieurs tueries et massacres sont perpetres a' son encontre par les militaires du RCD aux yeux de la communaute' internationale sans que celle ci reagisse vigoureusement.




(KASIKA, MAKOBOLA, WALUNGU, RUTSHURU)

C'est les Nations Unies qui avaient demande', aux temps de Mobutu, l'installation des camps des refugies a' l'est du Congo democratique connaissant bel et bien que parmi les refugies, il y avait des interahamwe, EX FAR, GP.

Plusieurs pays membres de l'ONU, dont la France, USA, JAPON, CANADA, ISRAEL, sont venus au secours de refugies, en apportant toutes sortes d'assistance, connaissant aussi que parmi les beneficiaires il y avait des interahamwe, Ex FAR ayant participes au genocide du Rwanda. Aujourd'hui, c'est la population civile congolaise qui est tuee, consideree comme complice aux interahamwe, sans que ces pays qui ont amene' ces gens sur le territoire congolais ne reagissent.

A chaque tentative du gouvernement KENGO, dans le temps de Mobutu, de retourner les refugies chez eux, une intervention urgente d'un haut responsable de l'ONU est depeche' a' Kinshasa pour negocier avec le pouvoir en place afin que les refugie restent toujours sur le territoire congolais.

Actuellement la question des Hutus et interahamwe devient tabou a' la communaute' internationale alors que c'est elle qui les avait installes sur le territoire congolais.

Pour cela, nous demandons a' l'ONU de trouver le plutot possible une solution aux problemes des Hutus et Interahamwe qui constituent actuellement la premiere source d'insecurite' a' l'est de la RDC.

Fait a' Nairobi, le 10.3.99


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Nous nous excusons avec tous ceux qui ont deja' recu ce document.



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