Avec le rétablissement contesté du multipartisme et la poursuite de la guerre
RDC : le processus de démocratisation patine
La situation politique actuelle de la République Démocratique du Congo n'est pas de nature à donner l'espoir aux Congolais. La réaction négative au décret-loi n° 194 relatif aux partis et regroupements politiques, la "guerre longue et populaire" avec sa kyrielle de conséquences sont des freins au processus de démocratisation en cours dans le pays. Et on en arrive au point où ce processus, ne pouvant avancer, est en train tout simplement de patiner pour le malheur du peuple.
La situation politique
La situation politique de la République Démocratique du Congo est caracterisée actuellement par un malaise général et un sentiment de blocage politique à la suite du décret-loi présidentiel nº 194 relatif aux partis et aux regroupements politiques ainsi que d'une longue guerre destructrice. En effet, comme promis, le Président Kabila a levé la mesure de suspension des activités des partis politiques. Il l'a fait à travers le décret-loi susmentionné. Ce décret-loi, malheureusement, a été mal accueilli par la classe politique. Certains vont jusqu'à penser que cette mesure parait plus une loi de suppression des partis plutôt que celle de libéralisation des activités politiques.
Au coeur du décret-loi
Le 30 janvier 1999 à Kinshasa, le Président Kabila a signé le décret-loi nº 194 relatif aux partis et aux regroupements politiques. En guise de réaction à cette loi, il y a eu grogne de la part des acteurs politiques et d'autres forces vives du pays. Après analyse du décret-loi contesté, on se rend compte du bien-fondé du mécontentement suscité par cette loi.
Le décret-loi oblige tous les partis de renaître! Même les partis préxistants doivent se faire enregistrer au ministère de l'Intérieur, en présentant un dossier contenant plusieurs documents dont une demande d'agréement. Il faut ajouter à tout cela les frais de 30000 FC (francs conglais) (10.000$) exigés à chaque parti.
Pour les observateurs, la loi ignore l'existence de vieux partis. On a l'impression que pour le régime Kabila, le Congo politique commence maintenant.
D'autres exigences faites aux partis ne sont rien d'autres que des manoeuvres visant à freiner les partis, notamment:
- la preuve du paiement des impôts, des taxes et toutes autres créances dus à l'Etat, preuve exigée aux fondateurs des partis;
- la fixation par le pouvoir à 150 personnes du nombre de fondateurs d'un parti. Le pouvoir cherche-t-il à avoir des partis d'Etat ?
- l'obligation faite aux partis de tenir des congrès et d'en envoyer les procès-verbaux au gouvernement avant les élections, etc.
En faisant une analyse complète et approfondie du décret-loi nº 194, on arrive à la conclusion que le gouvernement veut dicter aux partis ce qu'ils doivent faire. Ce qui n'est rien d'autre que la dictature et la violation de la liberté d'expression et de la liberté d'association pacifique.
Une guerre destructrice
Une autre question brûlante d'actualité est la longue guerre destructrice qui sévit en République Démocratique du Congo.
L'on se rappelera que suite à un malentendu entre le Président Kabila et ses alliés de l'AFDL dont des Rwandais et Ougandais, une guerre a éclaté en RDC depuis le 2 août 1998. Au début, on assimilait cette guerre à une mutinerie ou une révolte des soldats banyamulenge de l'AFDL. A la longue, elle se révélera une agression rwando-ougandaise contre la RDC. Plus tard, on verra clairement qu'à côté de ces agresseurs, il y a aussi une rebellion orchestrée par des Congolais authentiques. Huit mois après, la guerre se poursuit. Le Président Kabila l'avait déclarée "longue et populaire".
En définitive, il est permis de réaliser que la guerre oppose la RDC officielle à la coalition rebelles congolais-agresseurs rwando-ougandais. Pour faire face à l'offensive de l'ennemi, la RDC a dû faire appel à quatre alliés militaires (le Zibambwe, l'Angola, la Namibie et le Tchad).
Il est malheureux de constater que cette guerre a causé des conséquences néfastes au peuple congolais : plusieurs milliers de morts, tués par balle, baïonnnette, machette, étranglement, bombardement, etc. C'est encore plus malheureux de constater que ce sont des civiles, des femmes et des enfants qui perrissent le plus dans cette guerre.
Une autre conséquence toute aussi néfaste, c'est la bipartition du pays. A l'heure qu'il est, la réalité est que la RDC existe en deux pays frères et voisins même si la partie occupée par la coalition rebelles-agresseurs n'est pas reconnue par la communauté internationale.
Sur 11 provinces que compte le pays, rebelles et agresseurs occupent quatre provinces et des parties des deux autres. il s'agit de Sud-Kivu, Nord-Kivu, Province - Orientale, Maniema, une partie de l'Equateur et une partie du Katanga.
Dans la partie occupée, les rebelles et les agresseurs ont monté un appareil administratif complet. Ils ont mis sur pied un parlement et un gouvernement qui va jusqu'à délivrer des visas et à faire le commerce des richesses du pays : l'or, le diamant, le café, le bois, les espèces rares de la faune congolaise...
Devant ce spectale macabre, l'opinion tant nationale qu'internationale est tout simplement ahurie. Le peuple congolais, qui n'a pas la culture de la guerre ni des tueries, est fatigué; il veut la paix et donc la fin de la guerre.
Robert A'Koy Ekila ?
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Une unanimité internationale qui interpelle
L’unanimité est définie, par Micro Robert, comme la conformité d’opinion ou d’intention entre tous les membres d’un groupe. Elle s’obtient difficilement si pas rarement au sein de différents groupes sociaux. Cela s’explique aisément. "Les différences dues aux causes multiples dont les facteurs biologiques, l’éducation, l’environnement, la formation intellectuelle font que tous les hommes ne raisonnent pas nécessairement de la même manière. D’où l’existence du pluralisme politique, syndical, des associations, etc". (Tiré de "Zaire-Vote: Dix recommandations aux électeurs pour un Scrutin libre et crédible). D’où également la difficulté ou la quasi impossibilité de réaliser l’unanimité dans la société. Dieu le Créateur de l’univers ne fait pas l’unanimité parmi les hommmes. Les athées, les agnostics, les païens et les satanistes ne peuvent pas voter pour lui. Même Jésus-Christ, censé l’homme le plus juste de tous les temps, a été condamné à mort, faute d’avoir obtenu l’unanimité parmi ceux-là même dont il était le Sauveur.
Cette réalité universelle ne semble cependant pas absolue en République Démocratique du Congo. L’opinion internationale aujourd’hui réalise une étonnante unanimité sur la résolution pacifique de la guerre qui sévit actuellement en RDC.
En effet, jamais la communauté internationale n’a été aussi unanime sur une question relative à un pays du Tiers-Monde. Tout le monde sait maintenant que les Nations Unies, l’OUA, la SADC, la CEDEAO, l’Union européenne, les USA, la France, la Belgique, la R.F.A, l’Afrique du Sud, etc. sont tous unanimes pour que le conflit en RDC soit reglé pacifiquement. En d’autres termes, il faut organiser un cadre de dialogue entre les différents bélligérants pour mettre fin à la guerre.
Qu’un tel raisonnement soit commun à tout le monde, cela est sans doute un miracle, un signe de temps, un message interpellateur. Le gouvernement congolais doit comprendre le sens de cette unanimité internationale qui n’est pas le fruit d’un hasard. "Le salut est dans le conseil du plus grand nombre", dit la Bible. Le pouvoir de Kinshasa doit sortir de ses tergiversations et hésitations; il doit entendre la voix de la raison et réaliser un dialogue franc et constructif avec les rebelles et l’opposition interne non violente pour mettre fin à la guerre et relancer le processus de démocratisation.
R. A’Koy Ekila ?
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Le Scrutin
Bulletin mensuel d'information et d'éducation populaire de la Ligue Nationale pour les Elections Libres et Transparentes
(LINELIT)
National League for Free and Fair Elections
ONG de défense des Droits de l'Homme
NGO for the defense of human Rights
Tout pour la vulgarisation de la culture démocratique et des techniques électorales
Siège : 12, Av. de la Paix; Immeuble TOURING Company, 2è niveau,
Porte n° 8, Kinshasa./Gombe
B.P. 9237 Kinshasa I
Tél : -20354-62469
Fax 001770240291
E-mail:COM-LISANGA@MAF.ORG
République Démocratique du Congo
Editeur
Jérôme Bonso
Redacteur en chef
Robert A'Koy Ekila
Rédation
Jérôme Bonso
Robert A'Koy Ekila
Denis Wathum J. Wadambe
Marie-Louise Bakamubia
Paulette Mpengekele
Jean Louis Ugentho
Clovis Kadda
Réalisation
René-Descartes Kassonga
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Pour mettre fin à la guerre en RDC
La Société civile du Congo en campagne pour la paix à travers le monde
A la suite de la dégradation de la situation dans les pays de la Sous-région des Grands Lacs en général et en République Démocratique du Congo en particulier, ainsi qu’à cause de l’incapacité des politiciens africains et leurs organisations politiques de résoudre les conflits qui déchirent le continent, la Société civile a décidé de s’impliquer désormais dans la résolution des conflits.
Dans le contexte de ce qui précède, une quarantaine de leaders de la Société civile du Congo, a effectué récemment des missions d’information à travers le monde, y menant la "Campagne pour la paix" en vue de mettre fin à la guerre qui sévit en République Démocratique du Congo et réinstaurer le processus de démocratisation dans ce pays.
Les messagers congolais de la paix, repartis en plusieurs délégations, se sont rendus dans de différents pays: en Amérique (Etats-Unis, Canada); en Asie (Japon); en Europe (Belgique, France, Allemagne, Italie, Royaume Uni), En Afrique (Afrique du Sud, Tanzanie, Zimbabwe, Namibie, Kenya, Sénégal, Ethiopie, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Tchad...).
Cette armée de la Société civile du Congo s’est donné comme mission de vulgariser "l’agenda pour la paix", ce document adopté le 7 novembre 1998 à Kinshasa. Il s’est agi également de présenter le même document aux responsables et aux groupes sociaux dans les pays susmentionnés ainsi qu’aux Nations Unies et à l’Organisation de l’Unité Africaine.
"L’agenda pour la paix" décrit la Société civile du Congo de la manière suivante : "Nous sommes les représentants des associations civiles, de droits humains, d’éducation civique et des ONG de développement, ainsi que des syndicats travaillant et vivant avec la population de la République Démocratique du Congo... En ce moment où il n’existe ni parlement ni structure représentant le peuple dans notre pays, nous sommes de ceux qui se donnent eux-mêmes le devoir d’exprimer les préoccupations, les soucis, les frustrations et les espoirs du peuple... Nous sommes la Société civile, la voix de nombreux sans-voix qui ne peuvent plus s’exprimer eux-mêmes".
En outre, le document analyse les causes internes et externes de la guerre qui a éclaté en RDC depuis le 2 août 998, et suggère des actions spécifiques en vue de mettre fin à cette guerre et ramener la paix, notamment :
- libéralisation politique et de l’opinion;
- respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales;
- négociations avec tous les belligérants;
- éviter l’exclusion politique;
- améliorer les relations avec l’ONU et la communauté internationale;
- éviter le démembrement du territoire congolais;
- mettre fin aux actions des armes;
- avoir recours aux mécanismes démocratiques pour l’accession au pouvoir;
- retrait immédiat des troupes étrangères;
- instaurer la démocratie dans les pays des Grands Lacs;
- déployement d’une troupe internationale pour le maintien de la paix;
- application juste des conventions internationales;
- équité et neutralité, etc.
Par ailleurs, les délégations de la Société civile du Congo ont tenu trois importantes réunions l’extérieur au cours de leur mission : à Atwerpen en Belgique, à Montréal au Canada à Harare au Zimbabwe et Johannesbourg en Afrique du Sud. Partout, les messagers congolais de la paix ont prêché la même nouvelle : fin de la guerre, retour à la paix, négociations avec tous les concernés et redémarrage du processus de démocratisation ainsi que l’amorce de la reconstruction nationale en RDC.
R. A’Koy Ekila et
D. Wathum W. J.
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Situation des droits de l’homme
La situatuion des droits de l’homme en RDC qui tendait vers une amélioration au début de 1998 a pris des proportions inquiétantes avec la guerre déclenchée à l’Est du pays depuis bientôt 7 mois.
Un brin de changement est constaté dans le comportement des éléments de l’armée et de la police concernant le respect des droits humains. C’est ce qui a d’ailleurs expliqué l’emballement des officiers à la causerie morale, tenue à leur intention par le ministre des Droits humains, dans le cadre du 50ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
En dépit de cela, les libertés fondementales des citoyens sont violées au quotidien, notamment la liberté d’expression et d’association.
M. Roberto Garreton, Rapporteur spécial des Nations Unies pour les droits de l’homme en RDC, a rencontré la même désolation lors de son séjour congolais au mois de février dernier : arrestations arbitraires, conditions carcérales qui laissent à désirer ( même si en établissant la comparaison avec le régime Mobutu, il a reconnu une certaine amélioration dans les prisons ), etc.
Les hommes et les femmes des médias ainsi que les militants des droits de l’homme semblent être les cibles numéro un des services spécialisés qui, à l’espace d’un semestre, ont procédé à plusieurs interpellations et/ou intimidations.
Le fait que les ONG de défense et de promotion des droits humains se préoccupent du sort des prisonniers victimes des détentions arbitraires dans différents geôles de Kinshasa est considéré par les services spécialisés comme une ingérence. Pourtant, cela rentre dans les rayons d’action de ces organisations.
La râfle des journaux persiste, occasionnant ainsi un manque à gagner considérable, sans compter la situation d’insécurité "imposée" aux vendeurs et lecteurs.
Pas plus tard que le 26 février dernier, des éléments de la PIR ( Police d’intervention rapide), à bord d’une jeep blanche de "Mamba Sécurité", ont semé la panique au centre-ville, notamment à la place ACP ( Agence congolaise de presse ) où ils ont dispersé et poursuivi les "Parlementaires-debout", habitués à lire et commenter les journaux étalés.
Ils ont justifié cette râfle par le titre en manchette du tri-hebdomadaire " L’Alarme " n° 114 du 26 février : " Mbuji-Mayi et Kamina attaqués; Des violents combats sur la route de Mbandaka".
Par ailleurs, le Centre pénitenciaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK) et tant d’autres cachots regorgent encore des citoyens qui sont détenus pendant de longs mois, sans jugement. Alors que ceux-ci ne demandent pas miex que d’ être entendus en bonne et due forme et fixés sur leur sort.
Les ONG congolaises des droits de l’homme espéraient voir certains prisonniers politiques et d’opinion recouvrer leur liberté à l’occasion du cinquantenaire de la Déclaration Universelle, mais rien n’a été fait dans ce sens.
Néanmoins, elles attendent toujours un signe de bonne foi du gouvernement de la République, par le biais du minist re des Droits humains, en vue de l’aboutissement du projet de protocole de partenariat devant régir le sdeux parties. Un partenariat sinc re !
En revanche, les Congolaises et Congolais vivant dans les provinces occupées par la rébellion continuent leur calvaire. Les exactions, le viol, les tracasseries de tous bords, les tueries, etc. sont devenus leur lot quotidien.
Des communautés chrétiennes reçoivent fréquemment l’ordre de mettre fin aux séances de pri re et autres veillées. Des églises et des lieux de culte sont souillés et profanés par des actes qui n’honorent pas leurs auteurs : les envahisseurs.
Aussi, les massacres de Kasika ( ao t 1998 ) et de Makobola ( décembre 1998) sont des actes les plus ignobles mettre l’actif de la rébellion congolaise l’Est du Congo-Kinshasa.
Clovis Kadda
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Réunies en Table ronde du 29 au 30 janvier 1999 à Dar-Es-Salaam en Tanzanie
Des ONG des pays de la SADC en appellent à l’arrêt immédiat de la guerre en RDC
Les organisations non gouvernementales (ONG) des pays membres de la "Southern Africa Development Community (SADC) sont organisées, depuis août 1997, en une puissante plate-forme dénommée "SADC NGO NETWORK" (RESEAU DES ONG DE LA SADC). Cette plate-forme de la Société civile régionale s’est réunie en Table ronde du 29 au 30 janvier derniers à Dar-Es-Salaam en Tanzanie. A l’issue des travaux de ce forum, le Réseau a fait une déclaration consacrée à la République Démocratique du Congo, déclaration dans laquelle les participants à la Table Ronde de Dar-Es-Salaam en appellent au dialogue, à l’arrêt immédiat des hostilités et invitent les chefs d’Etat membres de la SADC à une résolution pacifique de ce conflit armé qui ne profite qu’aux intérêts étrangers.
Le Réseau des ONG de la SADC en est arrivé là-bas à la suite de la dégradation de la situation économico-socio-politique dans la Région en général et en République Démocratique du Congo en particulier. Le Réseau a surtout amorcé son action à cause de l’incapacité des politiciens africains et leurs organisations politiques de résoudre les conflits qui déchirent le continent.
Le Réseau des ONG des pays de la SADC
La création de cette plate-forme remonte à 1997. C’était à l’issue d’une Table Ronde convoquée et organisée par l’ELECTION INSTITUTE OF SOUTH AFRICA (EISA) (Institut Sud Africain pour les Elections), à la fin d'août 1997 à Gaberone au Botswana.
Des ONG venues de 12 pays ont participé au forum et se sont engagées à appuyer le processus électoral et procéder à l`éducation civique et sur les droits humains. Un Comité directeur a été constitué des membres élus à raison d’un seul par pays membre.
Ce Comité directeur a été établi comme le cadre représentant le Réseau. Outre cette structure, les participants aux assises de Gaberonne ont mis sur pied trois commisions chargées de :
- Surveillance et observation des élections.
- Education à la démocratie.
- Information et recherche.
Dès lors, ces commissions, qui se recontrent régulièrement, ont initié plusieurs activités.
Le lancement de la Table Ronde du Réseau des ONG donne l’occasion aux participants d’être informés sur les travaux des commissions spéciales et d’entrevoir des projets et des programmes futurs à l’initiative desquels ils peuvent prendre part et appuyer le processus des élections libres et transparentes dans leurs propres pays respectifs.
La RDC dans le Réseau des ONG de la SADC
A sa création, le Réseau avait 12 membres. Avec le temps, il en a eu 14, correspondant au nombre de pays membres de la SADC. La RDC, qui a rejoint l’organisation régionale beaucoup plus tard, vient, à travers quatre de ses ONG, de faire son entrée dans le Réseau.
Au cours d’un récent voyage en Afrique australe et de l’Est, dans le cadre de la "Campagne nationale pour la paix et la Résolution pacifique des conflits", campagne ménée par la Société civile du Congo, M. Jérôme Bonso de la LINELIT(Ligue Nationale pour les Elections Libres et Transparentes), M. Xavier Bahaya de la "Ligue des Electeurs", Mme Anne Kalonji des FCDD et M. Modeste Mutinga des "Medias pour la Paix" ont participé aux travaux de la Table ronde du Réseau des ONG de la SADC, du 29 au 30 janvier derniers à Dar-Es-Salaam. Leurs ONG (la LINELIT, la L.E, les FCDD et Médias pour la Paix) ont été admises comme membres de la puissante plate-forme de la Société civile de la SADC. Cela comble d’office une grande lacune que constituait l’absence de la RDC au Réseau.
A leur retour au pays, les quatre ONG congolaises ramènent, dans leurs gibecières, des propositions.
Le nombre de commissions spéciales du Réseau est passé de trois à quatre. A celles préxistantes s’est ajoutée "Femmes et Elections".
- Xavier Bahaya de la L.E. a été désigné Coordinateur et chargé de "l’éducation à la démocratie" pour la RDC.
- Jérôme Bonso de la LINELIT devient chargé de la "Surveillance et de l’observation des élections".
- Anne Kalonji des FCDD élevée chargée de "Femmes et élections"
- Modeste Mutinga des Médias pour la Paix promu responsable de "l’Information, Médias et Recherche sur les Elections".
Un message de paix
Aux cours des travaux de la Table ronde de Dar-Es-Salaam, la délégation de la Société civile du Congo a fait entendre la voix du peuple congolais. La LINELIT, la L.E, les FCDD et les Médias pour la Paix ont exprimé clairement le message de la Société civile du Congo et la vraie position des Congolais vis-à-vis de la guerre qui déchire maintenant le pays. Il s’agit d’un "message de paix, l’exigence du dialogue entre les différents protagonistes et la fin immédiate de la guerre".
Par ailleurs, la Société civile de la SADC veut jouer désormais un rôle dans le r_glement des conflits dans la Région. C’est ce qu’a indiqué l’ambassadeur Gertrude Mongela (Tanzanie), qui a présidé les travaux de la Table ronde, dans son discours d’ouverture: "L’implication de la Société civile dans la paix et la stabilité est un facteur important dans la résolution des conflits en Afrique", a-t-elle déclaré.
Notons, en outre, que la diplomate tanzanienne était la secrétaire générale de la 4_me Conférence mondiale des femmes tenues en 1995 _ Beijing, en Chine. Sachons enfin que les pays ayant participé aus assises de Dar-Es-Salaam sont: Botswana, RDC, Lesotho, Malawi, Maurice, Mozambique, Namibie, Seychelles, RSA, Swaziland, Tanzanie, Zambie, Zanzibar et Zimbabwe.
Robert A’Koy Ekila
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La LINELIT pr_che aux femmes de Kikwit démocratie, droits de l’homme, développement et reconstruction nationale
Du 12 au 16 janvier 1999, une délégation de la LINELIT (Ligue Nationale pour les Elections Libres et Transparentes) a séjourné dans la ville de Kikwit dans la province du Bandundu. Elle tenait, _ l"intention d"une centaine de femmes de cette ville, un séminaire de formation sur le th_me: "Femme congolaise, artisane de la paix, messag_re de la démocratie, des droits humains et du développement".
L"essentiel de ce séminaire se trouve condensé dans les textes de rapport ci-dessous.
Allocution de Jérôme Bonso, président de la LINELIT, à la clôture du séminaireMesdames,
Mesdemoiselles,
Messieurs,
Chères séminaristes,
Au nom de la Ligue Nationale pour les Elections Libres et Transparentes, LINELIT en sigle, je tiens à remercier les organisations non gouvernementales (ONG) provinciales du Bandundu qui ont bien voulu nous accueillir pour la tenue de ce séminaire.
La LINELIT remercie grandement les Etats-Unis d’Amérique qui, par le biais de son ambassade en République Démocratique du Congo, vient d’assister notre ONG à organiser ce séminaire destiné spécialement aux femmes de Kikwit au Bandundu.
En outre, la LINELIT réitère ses remerciements à d’autres partenaires extérieurs qui ont, dans le passé, soutenu financièrement les activités de la Ligue.
Mesdames, mesdemoiselles,
Chères séminaristes,
L’occasion qui nous réunit aujourd’hui ici à Kikwit, province du Bandundu entre dans le cadre de la lutte de la femme congolaise pour la jouissance effective de ses droits, de la vulgarisation de la culture démocratique, de la paix, de la promotion des droits de la personne humaine, de la bonne gouvernance, de la démocratisation politique et de l’émergence d'une Société civile responsable et participative.
La LINELIT est très préoccupée par les oppressions subies par la femme congolaise de la part de l’homme, ils rendent la femme analphabète et grande victime de la déterioration du tissu socio-économique dont ses enfants n’en sont pas épargnés.
A l’issue de cette formation, la femme de Kikwit sera capable de comprendre les mots clés tels que: Constitution ou projet de Constitution, référendum, processus démocratique, développement et droits fondamentaux inaliénables de la personne humaine. C’est pourquoi, la LINELIT emploie des énergies pour la promotion de la femme, presque marginalisée afin de l’encadrer aux techniques de développement suivant le principe universel selon lequel : sans démocratie, il n’y a pas développement’ et vice-versa.
Chères séminaristes,
Au seuil de l’an 2 du nouveau régime et de la mise en place des structures nouvelles qui vont régir la IIIème République, chaque congolaise cherche à repréciser son identité.
C’est pourquoi devant l’évolution des structures socio-politiques et administratives, le séminaire centre son thème général sur "Femme congolaise, Artisane de la paix, Messagère de la Démocratie, des Droits humains et du Développement."
Pour apporter sa contribution à la reconstruction nationale, la LINELIT cible d’abord la femme de la base à l’arrière-pays, car tutes les couches de notre société aspirent y participer d’une façon efficace. Personne ne veut demeurer un simple spectateur, ni un chômeur béat, chacun cherche un espace vital.
En tant qu’une personne humaine, créée à l’image de Dieu, la Congolaise doit contribuer, dans ce contexte, à sa propre croissance d’abord.
Et, l’action de terrain initiée par LINELIT a l’avantage de révéler les besoins, les attentes de la femme rurale en formation et en encadrement, puisqu'elle est appelée par la nature des droits à apporter sa pierre angulaire à l'effort commun de l'édification de la nation congolaise.
Pourquoi ce séminaire s'adresse-t-il d’abord aux femmes et surtout aux femmes de Kikwit ?
Population majoritaire, plus de 52% de la population totale au Congo-Kinshasa, nul n’ignore que la femme forme avec les enfants, la catégorie des personnes vulnérables, grandes victimes de l’exploitation de l’homme par l’homme, de la misère, des conflits, des guerres, de l’injustice,de la désinformation...
En outre, les femmes ne possè- dent pas suffisamment d’outils pouvant leur permettre de participer pleinement et surtout de se défendre dans la nouvelle société où la compétitivité, la compétence, la performance en sont des exigences.
En effet, sous informées, peu instruites et mal représentées dans les instances de décisions, les femmes subissent les événements au lieu de les précéder.
Aujourd’hui, face aux enjeux du changement (formation de la Constituante, création de la Commission électorale) les femmes ne peuvent adopter un comportement adéquat, conséquent faute de compétence, disons-le.
Aussi, la LINELIT, conformément à ses objectifs et à sa mission de formatrice et/ou d’encadreuse, elle se propose-t-elle de mettre à la disposition des femmes des outils d’analyse des situations sociales et des canaux d’animation pour son autopromotion.
Sans fausse modestie, le séminaire reste une opportunité, une aubaine pour que la femme congolaise de Kikwit se révalorise en accroissant ses capacités de devenir, en partenariat avec l’homme, artisane de la démocratie, de la paix et de l’auto-promotion. N’est-ce pas là une quote part dans l’édifice qui est la NATION !
Mesdames,
Mesdemoiselles,
Chères séminaristes,
A la fin de ce séminaire, les participantes devront être capables de:-s’impliquer dans l’introduction de la culture démocratique et civique à tous les niveaux de la vie nationale;
- accroître les initiatives féminines dans la mise en oeuvre des mécanismes de l’auto-promotion;
- acquérir des compétences nouvelles en vue de devenir des artisanes de la démocratie, de la paix et du changement positif pour faire passer la femme de son état de "femme passive" à celui de "femme active".
Les objectifs des travaux en atelier de cette formation aideront les séminaristes à :
- acquérir des outils d'analyse de la situation socio-politique du pays et d’auto-promotion;
- pénétrer quelques principaux textes des lois et des conventions internationales;
- organiser et gérer avec efficacité des acquis féminins générateurs des revenus, des groupes sociaux, économiques, politiques et culturels
- encadrer et stimuler les autres femmes notamment lors des échéances référendaires et électorales;
- oser postuler des postes de responsabilité et ceux éligibles à tous les échelons (localités, communes, provinces, nation);
- apprendre et appliquer les principes et procédures de la démocratie, de la paix, de l’éthique, de la bonne gouvernance, des droits humains;
- contribuer à l’assainissement des moeurs sur le plan social, économique, culturel, politique;
- restituer à sa base respective la formation reçue. En guise de rappel, ce séminaire est une des recommandations du forum national sur les droits et le leadership de la femme zaïroise, tenu du 2 au 6 septembre 1996 au Palais du peuple de Kinshasa, sous les auspices de l’UNICEF et du PNUD. La LINELIT y avait participé en exposant le thème : "l’implication de la femme zaïroise dans le procesus électoral".
Pour terminer, je remercie toutes les participantes, les coll_gues des ONG locales et tous ceux ou toutes celles qui soutiennent l’avè nement d’un Etat de droit et la promotion de la femme.
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La LINELIT pr_che aux femmes de Kikwit démocratie, droits de l
’homme, développement et reconstruction nationaleMot des participantes _ la clôture du séminaire de formation
- Excellence Monsieur le Maire,
- Monsieur le Président National de la LINELIT,
- Monsieur le Secrétaire Général de la LINELIT,
- Mme la Consultante chargée de la formation/LINELIT,
- Révérendes Soeurs,
- Messieurs les formateurs,
- Monsieur le Président Provincial de la LINELIT,
- Distingués invités,
- Chères collègues participantes,
Nous venons de suivre pendant 5 jours, un séminaire de formation dont voici le thème: "Femme Congolaise, Artisane de la Paix, Messagère de la Démocratie, des Droits Humains et du Développement".
Nous venons ainsi d"approfondir les notions et les stratégies pour la défense des droits humains. Nous sommes devenues des effets multiplicateurs de toutes ces connaissances auprès des autres. Notre mot vaut une promesse de travailler avec détermination pour libérer totalement la femme. C’est ce qui justifie notre présence en ce lieu.
Nous ne pouvons continuer ce message sans remercier tous ceux qui, de près ou de loin , ont appuyé la LINELIT pour réaliser cette formation. Il s’agit de l'ambassade des USA et de l'UNICEF qui ont mis à la disposition de la LINELIT respectivement des moyens logistiques et la documentation pour les participantes.
Nos remerciements s’adressent également à la LINELIT de Kinshasa qui, malgré les multiples occupations et l’insécurité que connaît notre pays, a pensé descendre dans le Bandundu afin de sensibiliser, conscientiser et former les femmes de Kikwit.
Comme dit la Bible : "Grande est la moisson, peu nombreux les ouvriers"; la femme rurale tout comme citadine a besoin de connaître ses droits, de se développer, de vivre la Démocratie et la Paix afin de mieux s’assumer.
Cette Paix que la femme recherche depuis son enfance ou dans une famille nombreuse où, elle est marginalisée au profit des garçons. Cette paix qu’elle ne retrouve pas dans le foyer où toute la responsabilité lui incombe par manque de salaire ou d"emploi du mari;
Cette paix doit être reconquise par la femme elle-même, car l'homme, dans sa fougue du progrès technologique et dans sa recherche effrenée du pouvoir et de richesse excessive, a perdu le sens de l'humanité. La femme, elle, sait que la paix n'a pas de prix, car c'est elle qui est après tout la grande victime de toutes les violences et de toutes les situations de manque de quiétude.
C'est elle qui est violée, qui perd ses fils et son époux dans les affrontements (guerres), c"est elle quiassiste, impuissante aux viols, à la prostitution de ses filles, victimes innocentes des MST et du VIH/SIDA;
Au bout du compte, c'est elle qui, le coeur brisé, doit s'occuper des orphelins, des malades et de vieilles personnes. C'est elle qui, en terre d'exil ou en tant que refugiée, doit vite s'accommoder à la nouvelle situation pour rassurer et sauver ce qui lui reste de sa famille et de la société.
La femme doit, par son dynamisme, sa personnalité absolue, son intelligence, travailler pour la reconquête de la paix et cela avec le concours de toutes les femmes du monde.
Pour ce faire, notre souhait le plus ardent serait de voir s'étendre ce séminaire de formation à Bulungu, Kahemba, Feshi, Idiofa, Gungu, Masi-Manimba, Bandundu (Ville), Kenge, Nioki, Inongo, Mangai, etc. Que l'occasion soit donnée à la femme rurale de s'impliquer dans le processus de démocratisation et de paix.
Nous lançons un S.O.S. et demandons à la bonne volonté de tous ceux qui oeuvrent pour l'épanouissement de la femme, en l'occurrence le Comité national de la LINELIT de mettre à la disposition de l'antenne LINELIT/Kikwit des moyens pour une large diffusion de ces informations au public-cible.
Nous convions les femmes de Kikwit à adhérer nombreuses à la LINELIT pour défendre notre cause commune, celle de libérer la femme de contraintes des coutumes retrogrades et limitatives qui empêchent son épanouissement.
Nous vous remercions.
Pour les participantes,
Mme LULA Charlotte
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Message de paix des femmes de Kikwit à la communauté nationale et internationale
Nous, femmes de Kikwit, réunies en séminaire de formation organisé par la LINELIT (Ligue Nationale pour les Elections Libres et Transparentes) conscientes de toutes les tribulations que connait notre pays :
- victimes de la rébellion de 1964
- rescapées de la fièvre hémorragique d'Ebola en 1995;
- victimes de la guerre punitive d'agression économique, politique de la part de la coalition Rwando- Burundo- Ougandaise;
- conscientes de toutes les violences et violations faites à l'égard de la femme de Kikwit en général, et de la jeune fille en particulier (SIDA, MST, Tuberculose, Kwashiorkor);
- conscienctes de la vulnérabilité aux intempéries diverses (pauvreté, oppression physique et morale, atrocités dues aux guerres);
- conscientes de notre mission de productrices et de protectrices de la vie;
- n'ayant pas la culture de la violence chez nous,
- éprises toujours de paix, adressons:
1º Un message de paix aux femmes du monde, en général, dont les femmes des pays agresseurs et à toutes les femmes congolaises en particulier;
2º Demandons aux femmes de se tenir la main dans la main pour arrêter ou freiner la fougue des hommes;
3º Invitons toutes les femmes à la culture de la paix pour sauver le monde;
4º Recommandons une redynamisation des associations féminines pour échange d'expériences dans le but de protéger la famille et, partant, la société;
5º Prenons la ferme décision de devenir des artisanes de paix, des messagères de la démocratie et des droits humains dans notre Ville, notre Province et enfin dans notre Pays.
VIVE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
VIVE LES MAMANS DE KIKWIT
Lu par Mme GIMAVU Martine
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La LINELIT pr_che aux femmes de Kikwit démocratie, droits de l’homme, développement et reconstruction nationale
Rapport final des travaux du séminaireDu mardi 12 au samedi 16 janvier 1999, la Ligue Nationale pour les Elections Libres et Transparentes, LINELIT en sigle, a organisé à Kikwit, chef-lieu du district du Kwilu, dans la Province du Bandundu, un séminaire de formation sur le thème : "La Femme Congolaise, Artisane de la Paix, Messagère de la Démocratie, des Droits Humains et du développement".
Cette formation civique vise les objectifs suivants :
- sensibiliser la femme Congolaise ainsi que son compagnon masculin sur l'importance de la paix comme condition première du bien-être, du respect des droits humains, d'une gestion démocratique, de la reconstruction nationale et du développement;
- offrir des connaissances de base en matière de la paix, de la résolution pacifique des conflits, des droits humains, du droit international humanitaire, de la démocratie, des élections et du développement;
- former des femmes et des hommes apôtres des valeurs précitées et formateurs de leurs semblables;
- susciter l'enthousiasme des femmes à s'impliquer dans la gestion politique et socio-économique des communautés de base et du Pays;
- amener les femmes à se débarrasser de leur complexe d'infériorité vis -à -vis des hommes et à assumer leurs responsabilités civiques et patriotiques.
Cette session, comme la précédente tenue à Kananga au Kasaï Occidental en juin 1998, a été organisée grâce au financement du Gouvernement des Etats-Unis d'Amérique par l' entremise de son ambassade en République Démocratique du Congo.
Elle a aussi bénéficié de l'appui de l'UNICEF qui a fourni une importante documentation destinée aux participants.
Elle a nécessité le voyage de Kinshasa à Kikwit d'une délégation du Comité national de la LINELIT composée comme suit:
1. Monsieur Jérôme BONSO, Président;
2. Monsieur Denis WATHUM JACAN WADAMBE, Secrétaire Général;
3. Madame Solange KAMBIDI, Consultante et formatrice;
4. Monsieur Jean MAKWATI, Membre.
A l'exception du dernier cité qui est arrivé lundi le 11 janvier, les membres de la délégation ont séjourné à Kikwit du mardi 12 au samedi 16 janvier 1999.
Les travaux se sont déroulés dans la salle Kinduku du Centre SADISANA, dans la Commune de Nzinda, de 8h30 à 17h. Toutefois, le premier jour, les travaux ont démarré seulement à 14h00, en raison des perturbations climatiques et des contacts obligés que le Comité organisateur devait nouer avec l'autorité politico-administrative.
La cérémonie d'ouverture a été présidée par le Maire Adjoint de la Ville de Kikwit, Maître Richard TABA, qui a félicité la LINELIT pour son initiative et la pertinence du thème choisi, et présenté ses voeux les meilleurs pour l'année 1999.
Le mot d'accueil a été prononcé par le Président Provincial de la LINELIT pour le Bandundu, Monsieur Rémy METELA, qui a remercié le Comité National d'avoir pensé à organiser cette session à Kikwit.
Il a souligné limportance de ladite session par deux citations. Il s'agit de celle de l'UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l'Enfance): "Dans les pays en développement, on assiste à un terrible apartheid des sexes. Les femmes sont très souvent victimes de la pauvreté, de la violence et d'une surcharge de travail pour la seule raison qu'elles sont femmes.
Elles sont considérées avec mépris par les esprits arriérés et rétrogrades et pourtant les femmes sont tout autre chose."
Il s'agit aussi de la citation d'un autre auteur qui écrit : "A l'heure actuelle, en Afrique, le pilier de l'économie familiale et nationale c'est la femme et la dynamique du développement c'est la femme puisque elle dirige tous les secteurs de la vie: la famille, le commerce, l'économie, la société, etc. Elle est le tampon des relations entre les hommes et les nations. Elle génère la vie, la soutient et la perpétue. Son sourire adoucit le coeur des méchants et répand la gaieté."
Pour sa part, le Président National de la LINELIT, Monsieur Jérôme BONSO, a prononcé un discours introductif dans lequel il a notamment souligné les faits suivants: ce séminaire se situe au prolongement des recommandations du forum national sur les droits et le leadership de la femme congolaise (Palais du peuple de Kinshasa, du 2 au 6 septembre 1996); il doit constituer une opportunité pour la femme de Kikwit, en particulier, et du Bandundu en général, pour revaloriser ses capacités et devenir un parternaire averti de l'homme.
Les travaux se sont déroulés autour des modules et des thèmes suivants:
Module I : " Paix et droits humains "
1. Culture de la Paix, résolution pacifique des conflits et devoir d'ingérance;
2. Droits fondamentaux de l'homme et leurs instruments juridiques : Etude de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme;
3. Droits spécifiques de la femme et de l'enfant;
4. Notions de Droit international humanitaire;
5. Atelier sur " Paix et épanouissement de la Femme ";
6. Atelier sur " Jeune Fille, Guerre et Sida ".
Module II : " Démocratie et Elections"
1. Notions de Démocratie électorale et de Développement;
2. Expérience électorale au Congo-Zaïre;
3. Administration, observation et évaluation des élections;
4. Démocratie électorale;
5. Systèmes électoraux et calcul de répartition des sièges;
6. Législation électorale.
Module III : " Reconstruction nationale, Développement et bonne Gouvernance "
1. Priorités et actions de reconstruction et de développement de la RDC;
2. Changement de mentalité et développement;
3. Notions et principes d'économie politique et d'économie domestique;
4. Notions et principes de la bonne gouvernance;
5. Famille et Développement;
6. Education des filles, facteur de développement;
7. Atelier sur "Famille, coutume et développement".
La session a été animée par trois formateurs, à savoir : Jérôme BONSO, Denis WATHUM JACAN WADAMBE et Solange KAMBIDI, auxquels se sont joints trois autres formateurs locaux : Rémy METELA, Président provincial de la LINELIT/Bandundu, Ir. Ange Jean BULA, membre de la LINELIT à Kikwit et Monsieur Robert TAMUZI, expert.
Les travaux administratifs et des relations publiques ont été assurés par le Comité provincial de la LINELIT/Bandundu composé comme suit:
1. M. METELA Rémy, Président;
2. M. LUNGANZI MULALA, Vice-Président;
3. . SIMA Jacques, Conseiller Principal;
4. M. GUPALA MALALA, Président de la LINELIT/Gungu;
5. Mme MUKIAMA Charlotte, membre;
6. Mme MATOBO Aimée, membre de la LINELIT/Gungu;
7. Mlle KISUDILA Rita, membre.
Ces derniers ont été assistés par M. Jean MAKWATI, membre de la délégation en provenance de Kinshasa.
Les animateurs compris, le séminaire a connu la participation de 105 personnes dont 91 femmes et 14 hommes, issus des organismes et associations ci-après :
1. LINELIT : Ligue Nationale pour les Elections Libres et Transparentes.
2. A.F.KI. : Association des Femmes Kimbanguistes.
3. AVCKI : Association des Veuves CBCO-Kikwit.
4. Aumonerie
5. UNAF : Union Nationale des Femmes du Congo.
6. AFEKI : Associations des Femmes Eleveuses de Kikwit
7. Femmes CBCO Kwilu.
8. CBCO: Communnauté Baptiste au Congo.
9. Fédération des Femmes Protestantes du Bandundu.
10. F.F.P. : Fédération des Femmes Protestantes de Kikwit.
11. CMCO : Communauté Ménonite au Congo.
12. AFEDO : Association des Femmes Debout organisées de Kikwit.
13. REMAMENO : Regroupement des Mamans Ménonites.
14. MMCDK : Mouvement des Mamans Catholiques du Diocèse de Kikwit.
15. Réseau pour l'autopromotion de la Femme.
16. Mamans Catholiques.
17. RAF : Réseau Action Femmes.
18. AFEDEB : Association des Femmes et Eleveurs pour le Développement du Bandundu.
19. AFCK : Alliance Franco-Congolaise de Kikwit.
20. R.T. : Radio Tomisa.
21. BEAAF/BDD : Bureau d'encadrement, appui des Associations Féminines de base.
22. SMK : Soeurs de Marie au Kwango.
Les participantes et les participants étaient d'un niveau intellectuel différent, allant du secondaire au supérieur.
Ils ont exprimé leurs attentes et leurs craintes comme suit:
LES ATTENTES
- voir le séminaire leur apporter de nouveaux outils, de nouvelles techniques d'épanouissement contre la mentalité rétrograde;
- mieux connaître leurs droits en tant que femmes et hommes;
- associer à la formation, l'homme, partenaire obligé mais parfois oppresseur,
- disposer des outils et moyens pour vulgariser le contenu du séminaire en langues locales et à toutes les couches;
- disposer des outils de travail pour la maman animatrice de l'émission "Ndinga na ba mama " à la Radio Tomisa.
Les craintes :
Ils craignent de :
- ne pas avoir les moyens pour assurer le suivi de la formation;
-voir l'homme ne pas s'impliquer dans la formation;
-voir certaines personnes mal interpréter l'appui financier apporté par les Etats-Unis à l'organisation de ce séminaire.
A ce sujet, le Président de la LINELIT a apaisé les participantes et les participants en soulignant que les partenaires extérieurs sont souvent mal informés sur la réalité de notre pays alors que leur appui financier permet souvent de réaliser des projets nobles comme celui-ci.
Le séminaire a été clôturé dans l'enthousiasme général, en présence du Maire de la Ville de Kikwit, Monsieur MUMBAL' IKIE ABDON, ainsi que de nombreux invités de marque.
Monsieur le Maire a invité les participantes et les participants à mettre en application les enseignements pertinents leur donnés aux fins de l'épauler dans la gestion quotidienne de la ville.
" Me parler de la d)mocratie et des droits de l'homme, dit-il, c'est enfoncer une porte entrouverte", surtout que lui-même se déclare issu des rangs des activistes des droits de l'homme et de la Société Civile.
Abordant la question du développement, le Maire la définit comme " la possibilité d'avoir ce qu'on veut comme on le veut et quand on le veut ". Aussi, remercie-t-il la LINELIT d'avoir outillé ses administrées et administrés de quelques notions et techniques pour accroître leur efficacité sur la voie du développement.
Fait à Kikwit, le 16 janvier 1999
Denis WATHUM JACAN WADAMBE
Secrétaire général de la LINELIT
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90 infirmières et infirmiers du syndicat SOLSICO formés en observation des élections
La LINELIT (Ligue Nationale pour les Elections Libres et Transparentes) a formé 90 infirmières et infirmiers comme animateurs du mouvement démocratique et du développement communautaire, sur demande de la SOLSICO ( Solidarité syndicale des infirmiers du Congo) . Ce séminaire de formation de quatre jours, du 27 au 30 janvier 1999, a prouvé que la démocratie, loin d’être une exclusivité d’ une frange de la population, est l’affaire de tous . Etant précisé que toutes les catégories sociales, infirmières et infirmiers compris, trouvent en elle la voie obligée pour le développement et le bien-être collectif.
Les participants, dont près de 70% sont des femmes, sont tous membres du syndicat SOLSICO oeuvrant dans différents centres hospitaliers de Kinshasa. Des éléments de l’armée et de la police nationale ( toutes femmes), les délégués de l’Hygiène Ville, de l’Inspection médicale ainsi que d’autres syndicats tels que SYNCAS, SYNAFET et SYNAPETAS étaient de la partie.
Ils ont en quelque sorte "rangé" thermomètre, tensiomètre, seringue, etc. pendant les quatre jours qu’a duré la formation, pour aller à l’école de la démocratie où ils se sont impregné de notions des droits de l’homme, du développement, de la démocratie et des élections, au siège de leur syndicat situé au quartier Kimbangu dans la commune de Kalamu.
" La pierre n’a point d’espoir d'être autre chose que pierre. Mais de collaborer, elle s’assemble et devient temple", écrivait Antoine de Saint-Exupéry. La SOLSICO qui a toujours prôné l’unité, a réussi un grand coup en organisant, avec des moyens de bord mais ses propres moyens, cette session de formation qui a fait de ses membres des techniciens des quetions du mouvement démocratique, capables d’être utilisés désormais comme membres d’un bureau de vote, témoins des candidats ou observateurs des élections à tous les niveaux.
L’organisation, et surtout l’autofinancement de la SOLSICO, méritent bien des éloges car il est rare de trouver une association ou un regroupement congolais qui recourt essentiellement à ses propres ressources pour financer la formation de ses membres.
A cette occasion, la LINELIT a aligné quatre de ses formateurs chevronnés (militants des droits de l'homme et animateurs du mouvement démocratique et du développement communautaire) tous observateurs des élections, en vue de l'animation des trois thèmes principaux qui sont la Démocratie, le Développement communautaire et les Droits de l'homme. Un défi pour rendre la politesse à la SOLSICO qui l'a choisie parmi tant d'autres et n'a pas hésité à placer sa confiance en elle.
Les quatre formateurs de la LINELIT, émerveillés, ont dû faire face à un auditoire assidu, attentif, engageant des discussions constructives et participant activement aux débats...Bref, un auditoire assoiffé d’apprendre et de maîtriser les questions électorales et des droits humains.
L'Expérience électorale au Congo a permis aux participants de savoir les différents scrutins organisés par les régimes qui se sont succédé, des élections qui n'étaient pas démocratiques du fait des lois électorales lacunaires et du non respect des principes d'égalité, d'universalité, de liberté et du secret de vote.
L'atelier sur "les calculs électoraux et la répartition des sièges" a été un des moments les plus émouvants où l'on est passé de la théorie à la pratique jusqu'à l'organisation d'un simulacre des élections présidentielles et législatives en République de la Yongolie (un pays fictif).
Les droits fondamentaux de l'homme et leurs instruments juridiques, plus particulièrement la lecture commentée de la Déclaration universelles des droits de l'homme, ont suscité un grand débat sur les droits bafoués, en l'occurrence les droits économiques, sociaux et culturels.
Les infirmiers qui ont la noble mais délicate mission de "gérer" les malades au quotidien,ont été placés devant leurs responsabilités quant au respect du droit à la vie tel que stipulé dans l'article 3 de la Déclaration Universelle et le droit à la santé (article 26) de tout un chacun.
Former des formateurs de la SOLSICO
Grâce à ce séminaire, la SOLSICO et la LINELIT ont entamé un partenariat qui les lie désormais et les pousse à collaborer, d’une façon ou d’une autre, dans le domaine de la démocratie et des droits de l’homme.
Si la LINELIT a demandé aux participants, à l'issue de la formation, d’assurer l’effet multiplicateur dans leurs milieux et rayons d’action respectifs, ces derniers ont par contre émis le voeu, entre autres, de voir leurs collègues de l’arrière-pays bénéficier également de ce genre d’enseignements.
Le comité de la SOLSICO, en ce qui le concerne, souhaite que la LINELIT forme prochainement des formateurs du mouvement démocratique, membres du syndicat pour qu’ils soient largués à leur tour sur le terrain, tant à Kinshasa qu’à l’intérieur de la RDC.
La remise des brevets aux participants au séminaire sur le mouvement démocratique et du développement communautaire a eu lieu le 13 février 1999 à la Paroisse St Joseph de Matonge (commune de Kalamu), à l’occasion de la cérémonie inaugurale du 1er Week-end syndical. Plusieurs personnalités du monde de la santé ont rehaussé de leur présence cette manifestation.
Les 90 infirmières et infirmiers ainsi formés ont reçu une nouvelle mission: c’est qu’en plus de l’aspirine qu’ils administrent journellement à leurs patients, ils doivent parler, avec conviction, des valeurs démocratiques et républicaines, du respect et de l’intériorisation des droits de l’homme par tous. Parce qu’ils ont changé!
Clovis Kadda
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Recrudescence
de l’insécurité à KanangaDepuis quelques mois, la population de la ville de Kananga dans le Kasai Occidental vit dans un traumatisme total. La ville est soumise aux anciennes habitudes d’insécurité généralisée. Dans un message d’alerte dont une copie a été déposée à la LINELIT, M. Beya Ngindu, Directeur-éditeur responsable du journal local "Le Combat d’aujourd’hui", décrit et dénonce cette situation de trouble. Nous reproduisons ci-dessous l’intégralité de ce message.
Lettre de la semaine: "Non, ça suffit! Nous voulons vivre en paix, stop au pillage, halte à la violence"
Nous sommes profondément troublés par la situation qui s’est créée chez nous depuis ces dernières semaines. La recrudescence du banditisme, du vol à main armée et des intimidations donnent un tableau macabre de la vie et un ton d’amertume dans notre ville.
Il faut reconnaître dès le départ que nous souffrons tous. Nous vivons tous sans revenus substantiels pour bien manger, faire soigner les membres de nos familles ou payer les frais scolaires de nos enfants. C’est par des sacrifices et des privations énormes que nous parvenons à survivre. Il ne faudrait pas qu’au cortège de nos misères quotidiennes viennent s’ajouter des vols, des viols et des tracasseries de la part des inciviques et bandits à la gachette facile sans oublier les conséquences néfastes de la guerre nous imposée par les agresseurs Rwandais et Ougandais.
En cette année 1999, année de paix et de réconciliation pour préparer les chemins du 3ème Millénaire, nous refusons le cauchemar de la désolation que suscitent encore les cris dans la nuit, les pleurs des enfants ou les larmes des femmes. Le temps est venu où les autorités civiles et militaires doivent réellement assumer leurs responsabilités pour assurer la sécurité des personnes et la protection de leurs biens. Nous ne voulons plus entendre les bruits de canons mais les chansons de f ête pour la reconstruction nationale.
Il faudra que dans nos paroles, nos gestes et nos coeurs se manifestent chaque instant, la joie de vivre ensemble, le sourire de bâtir un monde meilleur et la passion de tracer les sentiers d’espérance. Alors, la main dans la main, nous crions à tue-tête : "Non ça suffit: Nous voulons vivre en paix, Stop au pillage, Halte à la violence, nous sommes tous frères..."
Hommes, femmes et enfants de tous les âges et toutes conditions, militaires et civils adultes et jeunes voici les temps pour entrerrer nos jalousies, effacer le cycle de l’horreur, briser les chaînes du banditisme pour constitruire chaque jour la paix dans la fraternité sans frontières dans la ville de Kananga.
Beya Ngindu
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Des cas précis des violations des droits humains
Selon le monitoring du mois de janvier 1999 de "l’Observatoire des droits humains", plusieurs cas précis des violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales ont étés enregistrés à Kananga. Il s'agit, entre autres, de:
Abus de pouvoir
* Tracasseries en matière de taxation :
- " droit de barrière" est le nom donné à l’extorsion opérée par les agents de l’Etat préposés aux barrières situées aux artères d’entrée de la ville de Kananga. Tout passager est tenu de laisser une somme d’argent ou le produit de son colis (braises, manioc, huile, bananes...). Les passants sont tous victimes des rançonnements par les agents préposés à l’ordre public.
- Le Gouverneur de Province a initié un arrêté portant réajustement à la hausse du taux des taxes pour l’exercice 1999. Cet arrêté a été rendu public le 15 janvier 1999 à la réunion avec les opérateurs économiques. Ces derniers ont protesté contre cette mesure à la suite du mémorandum signé conjointement par la FRC et la FENAPEC de la province du Kasaî-Occidental.
* A la suite de la lettre circulaire n° TK/CDKGA/05/KB/1200022-01/98 du 22/12/1998 et dont l’objet " notre participation à l’effort de redressement", il a été opéré sans consentement un retrait sur salaire des enseignants des écoles conventionnées catholiques de l’Archidiocèse de Kananga. Cette opération non négociée et sans P.V. de concertation va à l’encontre des dispositions légales et instructions encore en vigueur.C’est sur les arriérés des salaires des mois d’octobre et de décembre 1998 qu’ont été déjà amputés 2 % à la source de l’enveloppe des rénumérations alors que la mesure devrait entrer en application à partir de janvier 1999. Suivant la même logique, 5 % de l’enveloppe de la contribution des parents sont versés mensuellement à cette caisse commune sans que les comités des parents soient informés et consultés.
* Les agents de l’ordre principalement les policiers, réquisitionnent contre le gré des propriétaires, les taxi-bus des particuliers pour les patrouilles nocturnes. Ces pratiques causent un manque à gagner pour les propriétaires des véhicule. Les chauffeurs de leur côté, travaillent plus d’heures que prévues par la législation sociale au risque d’abîmer la santé et de provoquer des accidents à la suite des fatigues dues au manque de repos et de sommeil. A titre illustratif, sieur Mukeba Bukula résidant sur Av. Colonel Tshatshi (Commune de Kananga), Immeuble Restaurant de la Piscine, a été arrêté arbitrairement et séquestré.
Recrudescence de l’insécurité vis-à-vis des personnes et de leurs biens
*Le 9 janvier 99, le Vicaire de la Paroisse Christ-Roi, M. l’abbé Albert Makambu a été victime d’une agression par des hommes en uniforme et munis des armes. Ces inciviques lui ont arraché sa lampe torche et sa lampe tempête.
Après ce forfait et toujours dans les parages, les hommes en uniforme ont violé le domicile du Bourgmestre de la Commune de la Ndesha, M. Fernand Kadiebue Lobo. Ils ont forcé la porte et se sont introduits avec menace dans la maison située sur avenue de la Révolution n° 61. Ils ont alors pris une radio, trois montres-bracelet, une somme d’argent et le contenu du frigo (bouteille de bière). Ils ont quitté les lieux en lançant des balles en l’air quand la population a lancé l’alerte.
* Le 12 janvier, Mgr Bakatushipa Katombe, evêque de la communauté présbytérienne du Kasai Occidental résidant sur avenue Kasa-Vubu II n° 235 Commune de Kananga a été victime d’une agression des hommes en uniforme et armés. Ses biens, de l’argent (1800 $), des habits ont étés emportés laissant la famille dans un état de choc et de désolation.
* M. Pierre Mulumba Dikusa, Directeur de l’école primaire Diku habitant le quartier Mpokolo, avenue Makayabu, N° 15 dans la Commune de Katoka, a été agressé à son domicile le 08 janvier 1999 à 20 heures.
Ces hommes armés et habillés en uniforme militaire lui exigeaient des dollars. Sa fille Ndomba Micheline, malade, a été brutalisée, une somme d’argent râflée. Avant de partir, ces inciviques ont tiré sur M. Pierre Mulumba Dikusa. Une balle l’a atteint sur la partie supérieure de la jambe. La victime est hospitalisée à ses propres frais à l’hôpital du Bon Berger de l’IMCK Tshikaji où il suit des soins intensifs qui sont de longue durée et coûtent chers.
2.
Les conditions d’hébergement la Prison Centrale de KanangaLa situation est préoccupante et inquiétante pour les locataires de la prison centrale. Ce bâtiment déj dans un état de délabrement avancé, hébergent des pansionnaires qui y vivent dans des conditions hygiéniques insupportables. Ils dorment m me le sol dans des locaux infectés (punaises, poux, cancrelats...). Le service de restauration n’accorde pas de repas substantiels aux prisonniers abandonnés leur triste sort. Les malades sont sans soins de sorte qu’on enregistre de nombreux cas de déc s.
3. La REGIDESO a fermé ses robinets depuis plus de trois mois par manque de gasoil
Mais dans l’entre temps les "Kadhafi" vendent du carburant au vu et au su de tout le monde... Cette rupture en eau traitée, a des conséquences négatives sur l’ensemble de la population : conflits aux sources d’eau, maladies (diarrhée, gale, verminoses, amibiase, mycoses...) Dépense d’argent (acheter l’eau de source), perte de temps et d’énergie pour transporter l’eau entre la source et la maison... Avoir l’eau potable est un droit pour permettre d’affirmer que l’eau c’est la vie, l’eau c’est la santé...
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Les droits économiques, sociaux et culturels toujours bafoués
Le commun des Congolais, surtout à Kinshasa, ne s’est pas étonné outre mesure de passer encore une enième fin d’année dans la méditation, sorte de rituel devenu légendaire depuis quelques années déjà. Mais, ce que aura été singulier pour la fin de l’année 1998, c’est plutôt que les fonctionnaires et agents de l’Administration Publique n’ont m ême pas eu droit à ce qu’ils ont toujours appelés "leurs salaires", fussent-ils dérisoires. Cela a servi de prétexte pour qu’une ville comme "Kinshasa-la-belle", si réputée pour ses réveillons trépidants de la Saint-Sylvestre, se blottisse dans une torpeur indignante pour Noël 1998 et Bonana 1999.
D’une manière générale, la vie socio-économique en RDC n’a pas connu une évolution contrastée, s’écoulant pratiquement sous le signe des événements majeurs qui auront marqué tout le dernier semestre de l’année 1998. Dans le lot de ces événéménts, lesquels ont eu pour effet de contrarier le cours normalement projeté de toute la vie nationale, en particulier le programme gouvernemental, la mention spéciale revient à l’état de guerre déclenchée à partir de l’Est du pays. En effet, cette donne inattendue et combien déplorable aura perturbé sérieusement tous les secteurs vitaux; sur le plan économique et social singulièrement, la guerre d’agression a, à tort ou à raison, servi de prétexte aux contre-performances enregistrées depuis lors.
En premier lieu, c’est la monnaie qui a été prise de vertige pour basculer dans la tourmente de la surchauffe au niveau des places de change, en sombrant dans la dépréciation en chute libre. En effet, lancée avec la parité de 1,40 FC pour 1$ US, la nouvelle monnaie a vite été soumise à rude épreuve par les effets d’accompagnement de la guerre, après une résistance "héroïque" pendant près de 3 mois, avant de s’effondrer littéralement entre mi-décembre 98 et mi-janvier 1999. Car, durant cette courte période, le franc congolais s’est négocié de 3,5 FC 4,6FC le dollar US, soit une dépréciation de 31%.
La dégringolade du FC ne s’est pas faite sans des efforts réels du Gouvernement pour essayer de redresser la barre. En effet, après moult tentatives, malheureusement sans succès patent, notamment la fixation à 3 FC le dollar US comme parité officielle décrétée par le cabinet du ministre des Finances intérimaire, M. Mawampaga, il a fallu que le Chef de l’Etat en personne sévisse vraiment: par son décret n° 177du 9 janvier 99, interdiction formelle de recourir aux devises étrangères (entre autres principalement le dollar US) dans toutes transactions en RDC.
Au fait, les résultats ne se sont pas fait attendre, le cours du dollars US étant retombé d’une manière étonnante, avant de se stabiliser autour de 2,20 Fc et 2,70 FC. Présentement, la côte officielle du FC est fixée de 2, 50 FC à 2,93 FC contrairement au taux parallèle qui nage déjà entre 3,5 et 3,7 FC le dollar.
Dans la foulée des faits croustillants ayant alimenté la chronique kinoise, certaines langues ont lié à cette décôte vertigineuse du franc congolais, l’interpellation (ou l’arrestation, c’est selon) des personnalités de la haute direction de la Banque Centrale, autorité monétaire en RDC.
Le comportement de la monnaie étant, à Kinshasa, l’un de plus grands régulateurs des prix sur le marché, l’on a dû assister à une déterioration du pouvoir d’achat de la population, du fait de la tendance à la hausse observée dans l’évolution de l’indice des prix. Cela fut singulièrement ressenti, en cette fin d’année 98, par la valse des étiquettes pour les principales denrées alimentaires à travers les marchés de Kinshasa.
Au regard des taux enregistrés pour les postes tels que l’alimentation, le loyer ou les charges de scolarisation, il n’y a aucune peine à déviner la détresse des ménagères à leur retour du marché ou des magasins, ou l’embarras des pères de famille en face de leurs bailleurs ou en recevant le rapport des chefs d’écoles fréquentées par les enfants quand ceux-ci n’étaient purement et simplement que chassés de classe.
Mais le calvaire le plus rude jamais vécu de mémoire de Kinois, est inconstestablement le transport urbain, en cette fin d’année 1998 et début 1999. Car, en quittant leurs maisons chaque matin ou leurs postes de "job" chaque après-midi, nombre de Kinois - qui vivent "au taux du jour", c’est-à-dire du fruit du dur labeur ou de l’effort fourni ce jour précis - se réalisaient qu’ils sortaient pour une bagarre vilaine au parking du véhicule de transport en commun; si pas un marathon qui, pour certains, allait facilement à plus de 20 m à couvrir à pied. En fait, les véhicules de transport en commun avaient simplement disparu de la circulation, pour la plupart.
Qu’est-ce qui venait d’arriver à cette ville, mégapole tentaculaire engorgeant plus de 6 millions d’âmes dont une large majorité vit au seuil de la pauvreté ? Des longues files devant les stations de distribution du carburant, on a vite conclu des difficultés d’approvisionnement en produits pétroliers. Pourtant, le Gouvernement et les bonzes de la profession pétrolière n’arrêtent ces derniers temps de deviser sur le problème, allant de négociations en négociations pour une solution durable.
Cependant, malgré le consensus autour aussi bien du prix que de l’approvisionnement et de la distribution du carburant, la question du transport en commun n’avait pas cessé de se poser en casse-tête à travers la ville. Cette situation donna naissance à un phénomène obscur dit"demi-terrain" qui consiste en un sectionnement des trajets ordinaires d’une course de transport en commun en plusieurs courses payantes.
Tous les regards furent alors tournés vers les propriétaires et autres conducteurs de véhicules généralement affectés à ce type d’activité. Mais ceux-ci argueront leur incapacité à faire face à leurs besoins en pièces de rechange et pneumatique, au regard de la tarification en vigueur à l’époque.
Les pouvoirs publics, une fois de plus, s’investiront dans la question par un relè- vement fort sensible (+ 70 %) du coût d’une course de taxi-bus. Malheureusement, le phénomène dit "demi-terrain" ne disparaîtra pas totalement pour autant. Et pour d’aucuns, l’autorité urbaine, qui gère le dossier à ce niveau, vient d'essuyer une cuisante défaite; et le Kinois d'ironiser que , sur cette question, l'Hôtel de Ville donne tout l' air d'un père de famille dont les enfants n’obéissent plus!
Ces derniers jours, c’est à une accalmie relative qu’on assiste, consécutive sans doute au réflexe d’accoutumance développé par la population face aux perturbations socio-économiques vécues. Que nous réserve la fin du premier trimestre de l’année 1999, première écheance significative ? Attendons voir.
Jean-Louis Ugentho
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Alors que certains pays africains renouent avec les coups d’Etat et les genres de conquête du pouvoir
Le Nigéria fait honneur à la démocratie
La République Fédérale du Nigéria, pays le plus peuplé d’Afrique bien connu pour son histoire des coups d’Etat et des régimes militaires, vient de créer une surprise générale en virant à 180° en direction de la "démomocratie".
En effet, dans un temps record de 8 mois (juin 1998-février 1999), le pays des juntes militaires a entamé et mené jusqu’au bout un processus de démocratisation digne et respectable. Parvenu au pouvoir après la mort, en juin 1998, de son prédécesseur le général-président-dictateur Sani Abacha, le général Abdulsalami Abubakar a ouvert le Nigéria au monde en général et à la famille des démocrates en particulier. Il a ainsi sorti le pays de son isolement international. Au plan interne, le nouveau président a amorcé un processus de démocratisation qui devait aboutir à la remise du pouvoir aux civils.
Une promesse réalisée
Au grand étonnement de l’opinion, le successeur de Sani Abacha a fait exécuter le programme de démocratisation comme fixé. Des partis politiques ont été créés et agréés, une commission électorale a été mise sur pied, les élections municipales, régionales, législatives et présidentielles ont été tenues respectivement en décembre 1998, en janvier 1999, le 20 février 1999 et le 27 février 1999. Toutes ces étapes du processus de remise de pouvoir aux civils se sont déroulées avec une précision de la boussole et sans incident majeur.
Comme il l’a promis, le président nigérian ne s’est pas présenté aux élections. C’est donc la parole d’honneur d’un officier qui est tenue. Qu'ils sont rare ces genres d'Africains !
Le miracle nigérian
Pour réaliser que ce qui se passe aujourd’hui au Nigéria est un véritable miracle, il faut savoir qu’en matière de démocratie, ce pays vient de loin.
Indépendant depuis 1960, le Nigéria devient une république le 1er octobre 1963. Le 30 mai 1967, la région orientale du pays procède à une sécession, s'autoproclamant "République de Biafra", cuse d’une guerre civile lourde de conséquences qui prendra fin le 12 janvier 1970, soit trois ans après, avec la capitulation des sécessionnistes. Dès lors, des coups d’Etats et des régimes militaires se sont succédés au Nigéria, au point de devenir les caractéristiques types du pays.
En 1979, soit après 13 ans des régimes militaires, les Nigérians réalisent un retour paisible au régime civil. Ce miracle est operé grâce au général Olusegun Obasanjo, alors chef de l’Etat qui, après avoir promis de remettre le pouvoir aux civils, l’a réalisé en 1979 à l’occasion des élections présidentielles qui ont placé à la tête de l’Etat un civil, un orginaire du Nord en la personne de Shehu Shagari.
Par ce geste, Olusegun Obasanjo devint le premier officier militaire africain à avoir accepté de remettre le pouvoir aux civils.
Le 31 décembre 1983, la démocratie réinstaurée par le général Obasanjo sera assassinée. Un énième putsch militaire ramène le pays sous les pouvoirs des militaires jusqu’à la mort de l’avant-dernier général-président, Sani Abacha, en juin 1998.
Obasanjo élu nouveau président nigérian
Après 16 ans (1983-1999) de dictature militaire, le Nigéria rénoue aujourd’hui avec le régime civil. C’est grâce à l’aboutissement du procesus de démocratisation armocé par le général Abdulsalami Abubakar.
Des élections ont été organisées à quatre niveaux. Les trois partis que compte le pays ont pris part à ces scrutins. Le parti du général à la rétraite Obasanjo, Parti Démocratique du Peuple (PDP) a remporté une victoire écrasante aux élections législatives, après avoir été vainqueur des élections municipales et régionales.
Pour terminer la course en beauté, le même Olusegun Obasanjo vient de gagner les élections présidentielles avec un score de 62,78 % contre 32,22 % pour son adversaire, le candidat de la coalition formée par le "Parti de tout le Peuple"(APP) et "l’Alliance pour la Démocratie", M. Olu Falae.
Rappelons que Olusegun Obasanjo n’est autre que cet ancien président nigérian, aujourd’hui général à la retraite, qui avait tenue sa promesse de remettre le pouvoir aux civils en 1979. Il entrera en fonction officiellement en mai prochain après remise et reprise avec le président sortant Abdulsalami Abubakar. Qui a dit que les bienfaits sont oubliés ?
Honneur à la démocratie
Outre quelques cas d’irrégularités constatés par les observateurs internationaux présents au Nigéria, le Scrutin s’est déroulé normalement et conformément aux critères internationaux. Passés au peigne fin, l ces cas d’irrégularités "ne peuvent compromettre la véracité du scrutin qu’en cas de score serré. Ce qui ne semble pas devoir être le cas tant l’avance d’Obasanjo est conséquente", a commenté le bulletin de l’IFES publié à Kinshasa, dans son édition de lundi 1 mars 1999.
Le Nigéria vient donc de réussir un grand coup. Il passe de la dictature militaire à la démocratie. Il devient le deuxième pays africain après l’Afrique du Sud à faire honneur à la démocratie.
Hommage au général Abdulsalami Abubakar
La LINELIT (Ligue Nationale pour les Elections Libres et Transparentes) rend hommage aux généraux Obasanjo et Abdusalami d'avoir donné à l'Afrique une leçon e démocratie et du respect des engagements pris. La démocratie s’installe au Nigéria grâce à un homme, un génie, un militaire extraordinaire, le général Abdulsalami Abubakar, le succeseur de Sani Abacha. Par son geste, il rejoint le cercle très restreint des Africains démocrates, sérieux et respectables appartenant à une race rare en voie d'extinction tels que Léopold Sédar Senghor, Julius Nyerere, Amadou Ahijo, Amani Toumani Touré et Nelson Mandela. Hommage soit rendu à ce vaillant fils d’Afrique ! Que vive l'alternance démocratique !
Une leçon pour les dictateurs belliqueux
L’expérience nigérianne intervient au moment où il y a une tendance générale de retour aux coups d’Etat, à la dictature et aux guerres de conquête du pouvoir dans le continent. Le miracle nigérian se présente comme un message interpellateur, un exemple à suivre.
L’Afrique du XXIème siècle sera celle de la démocratie électorale et non des coups d’Etats et des guerres de conquête du pouvoir. L’Afrique a besion aujourd'hui des dirigeants démocrates et non des présidents belliqueux. Que les dictateurs qui s’accrochent encore illégalement au pouvoir le sachent.
Robert A’Koy Ekila
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Civic education and change of mind
The Congolese people in search of democracy
During the last two years, the LINELIT (National League for Free and Fair Elections) has been organizing several civil education sessions in Kinshasa, capital of the Democratic Republic of the Congo, and in the provinces.
This civic training is essentially based on the following themes: electoral democracy and development; peaceful resolution of conflits, human fundamental rights; women’s specific rights; humanitarian international law; election administration; electoral monitoring and observation; electoral systems; census and identification of citizens; principles of good governance; political and home economics; development priorities.
In November and December 1997, such sessions were organized in Mahagi, Bunia and Kisangani (in the Eastern Province); in June 1998, a delegation of the LINELIT went to Kananga (Western Kasai) and in January 1999 to Kikwit (Bandundu province) for the same reason. At the end of January 1999, another session was organized in Kinshasa with nurses wanting to become electoral observers, democracy and communal development activists.
A special stress has always been put on women’s training, since they constitute the majority of the population and have not yet been adequately associated in public affairs management.
All over the country, we have appreciated people’s interest for permanent training in general and for democracy in particular. They are eager to acquire good knowledge of their rights and democratic process management.
Above all, they show their impatience to see elections organized and a democratic system established in this country. They want a legal State. They are fed up with dictatorship, imperialism, arbitrary regime, underdevelopment and poverty. They need change, radical change.
Therefore, they suggest LINELITand other organisms to spread civic education in the remote parts of the country. They also look for means so that they can personally become trainers and organize training sessions within villages and quarters.
That urges the LINELIT national committee to address to its national and international partners who can contribute to Congolese people’s training and the advent of democracy in Congo-Kinshasa.
It is also the proof that he Congolese population finds no interest in war and dictatorial regimes, whatever the justification. It wants to become the true master of land and power in Congo.
Denis WATHUM JACAN WADAMBE
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War in Congo-Kinshasa
The Congolese Civil Society has been lobbying for peace worldwide
In January and February 1999, almost 40 leaders of the Congolese Civil Society went for a lobbying rally in different countries of the world in order to put an end to the war, bring back peace and work for the advent of a democratic system in Congo-Kinshasa.
The different delegations went to America (USA and Canada), Europe (Belgium, France, Germany, United Kingdom, Italy), Asia (Japan) and Africa (South Africa, Tanzania, Zimbabwe, Namibia, Kenya, Senegal, Ethiopia, Ivory coast, Burkina Faso, Tchad...)
That objective was to popularize the "peace agenda" adopted in Kinshasa on November 7th, 1998 and to present it to officals and social groups in the above countries, in the United Nations Organization (UNO) and the Organization of African Unity (OAU).
This document named "peace agenda" describes the Congolese civil society mainly as follows : "We are congolese citizens, conscious of our rights and duties... We are representatives of civil associations, human rights, civic education and development NGOS (Non gouvernmental organizations), and trade unions working and living with the population of the Democratic Republic of Congo... In this moment where there is neither parlement nor people’s representative structure in our country, we are those who give themselves the duty to express population’s preoccupation, worries, frustrations and hopes... We are the Civil Society, the voice of the numerous voiceless who can no longer restrain from expressing themslves."
The document analyzes theinternal and external causes of the war that began on August 2nd and suggests specific actions for the end of war and the return to peace, namely : political and opinion liberalization, the respect of human rights and fundamental liberties negociations among all the belligerants, avoiding political exclusion, bettering relations with the UNO and the international community, avoiding Congo territory dismembering, putting an end to weapon actions; having rescourse to democratie mecanisms for taking power; withdrawing foreign troops immediately, instauring democracy in the Great Lakes countries, deploying peace keeping international troop, applying international conventions with justice, equity and neutrality, etc.
Besides, two other important meetings of the Congolese civil society were held last January in Antwerpen, in Belgium, and in Montreal, in Canada. Tremendous declarations were made and helped as documents for lobbying.
In the Antwerpen declaration published on Jannary 19th, 1999 the Civil Society suggests a five points PEACE PLAN: a political agreement between belligerants in order to put an end to war; a cease-five; the deployment of an interposition international force; the withdrawal of all foreign forces under the United Nations supervision; political dialogue between the Congolese on a Round Table gathering the representative of the Government, of the rebellion, of the major political parties, of the four major religion confessions (catholic, protestant, kimbanguist and muslim).
As for the declaration of Canada, it stresses the necessity to reconcile the CNS (Sovereign National Conference, 1991-1992) society and constitutional projects with today’s situation.
Denis WATHUM JACAN WADAMBE
THANKS TO NED
This issue of "Le Scrutin" (The Ballot) has been financed by the National Endowment for Democracy (NED). The latter is a private nonprofit American's Organisation created in 1983 to strenghen democratic institutions around the world through nongovernmental efforts. The NED is based in Washington, D-C