[34] Bulletin Quotidien No. 592 D'information Sur

Text:

http://wwwnotes.reliefweb.int/files/rwdomino.nsf/480fa8736b88bbc3c12564f6004c8ad5/31a001a3c7f38a30c1256704003dc6a8?OpenDocument

Bulletin quotidien No. 592 d'information sur

l'Afrique Centrale et de l'Est

N A T I O N S U N I E S
Bureau pour la Coordination des Affaires Humanitaires / IRIN pour l'Afrique Centrale et de l'Est

Tél: +254 2 622 147
Télécopie: +254 2 622 129
adresse électronique: irin@ocha.unon.org

RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO (RDC)

Les rebelles restructurent leur mouvement

Les rebelles du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) vont élargir leur mouvement pour y incorporer d'autres groupes d'opposition et élaborer un programme politique ainsi qu'une constitution fédérale, ont rapporté hier mercredi les agences de presse. Le RCD a l'intention de créer une assemblée nationale représentative de 137 membres qui fera office de parlement. Un gouvernement de 24 membres et une présidence collective de huit membres auront la responsabilité des régions sous contrôle rebelle. Ernest Wamba dia Wamba restera à la tête du mouvement mais dans le cadre d'une présidence collective. L'assemblée élargie aurait le pouvoir de contrôler la présidence et le gouvernement. Le programme a été élaboré ces deux derniers mois par l'assemblée générale du RCD:

Windhoek envisage de se retirer de RDC

La Namibie souhaite se désengager du conflit en RDC, a déclaré cette semaine le Premier Ministre Hage Geingob, selon l'AFP. "Nous sommes en faveur de la fin de la guerre", a-t-il fait savoir. "Nous devons nous concentrer sur le développement". Le conflit aurait coûté 10 millions de dollars à la Namibie qui y a envoyé 2 000 soldats, soit un quart de son armée. La décision du gouvernement d'intervenir par les armes aux côtés du Président congolais Laurent Désiré Kabila lui a valu les critiques constantes et acerbes de l'opinion.

Kampala attend l'issue du sommet

L'Ouganda attend l'issue du sommet de Lusaka avant de retirer ses troupes de RDC, a indiqué hier le Ministre des affaires étrangères, Amama Mbabazi, selon le journal semi-officiel "New Vision". "Les premiers belligérants au Congo sont la rébellion congolaise et M. Kabila. Ils n'ont pas participé aux pourparlers de Namibie. Ils doivent tous les deux prendre part à ceux de Lusaka afin que l'on aboutisse à un règlement définitif", a déclaré M. Mbabazi. "Si on se met d'accord à Lusaka sur un cessez-le-feu et le retrait des troupes, alors l'Ouganda devra se retirer".

Kigali ne croit pas à l'imminence d'un accord

Les autorités rwandaises ne croient pas à l'imminence d'une trêve en RDC. "Il faudra encore trois ou quatre mois avant qu'un cessez-le-feu soit possible", a déclaré hier mercredi l'un des ministres de la présidence, Patrick Mazimhaka, selon l'Agence rwandaise d'information (ARI, indépendante). Mettre l'accent sur la signature d'un accord, "et non pas sur son contenu de l'accord, voilà le symptôme d'un monde impatient, plus prompt à enterrer les problèmes qu'à les résoudre." "A écouter les autorités congolaises aujourd'hui, on s'aperçoit qu'elles disent exactement la même chose qu'au mois d'août", a-t-il ajouté. "Nous sommes encore très éloignés d'un règlement du conflit, et pourtant il y a des raisons d'espérer".

Le Coordonnateur adjoint des secours d'urgence de l'ONU, Martin Griffiths, vient de terminer une mission en RDC, au cours de laquelle il a mis l'accent sur les principes d'engagement des organisations humanitaires, a fait savoir ce jeudi un communiqué d'OCHA. ll a souligné les principes de neutralité et d'impartialité ainsi que la nécessité de satisfaire les besoins humanitaires d'urgence des populations et des catégories les plus vulnérables où qu'elles se trouvent. Les autorités congolaises ont bien accueilli ces principes humanitaires qui ont l'approbation de la communauté internationale, a poursuivi le communiqué.

RWANDA

Menaces sur la sécurité à long terme

La menace qu'a fait peser la rébellion hutue sur la sécurité du Rwanda s'est estompée mais le pays reste confronté à des risques à plus long terme, selon une étude sur la sécurité du Rwanda émanant d'Oxford Analytica, centre de recherches basé à Oxford, Angleterre. Le rapport, publié hier mercredi, estime que les ex -FAR et l'Interahamwe ont subi une "défaite" dans le nord-ouest du Rwanda, mais étant donné les programmes de formation et de réarmement des groupes d'opposition en RDC, la sécurité du pays ne peut être garantie à l'avenir. Le rapport estime que l'intégration des milices de l'opposition dans l'armée régulière congolaise - notamment celle du Parti armé pour la libération du Rwanda mené par Casimir Bizimungu, ancien ministre des affaires étrangères de Juvenal Habyarimana - "constitue un sérieux obstacle à tout engagement des autorités rwandaises dans une trêve vraiment conséquente" en ce qui concerne le conflit en RDC. Kigali "ne croit vraisemblablement pas que Kabila et les forces alliées soient en mesure de commander et de tenir en main les ex-FAR et l'Interahamwe au cas où interviendrait un accord pour cesser le feu, geler les positions et arrêter les hostilités." S'il veut garantir sa sécurité, le Rwanda doit commencer par s'assurer que l'Ouganda, l'Afrique du Sud et les États Unis lui maintiennent leur soutien, ajoute le rapport.

Le Tribunal accélère les procédures pour génocide

Le Tribunal international pour le Rwanda (TPIR) a annoncé mercredi qu'il va mettre en oeuvre diverses mesures destinées à accélérer les procès des individus soupçonnés d'avoir participé au génocide de 1994. Les mesures, adoptées l'année dernière, comportent notamment l'unification des procédures, jugement et condamnation n'en faisant plus qu'une au lieu d'être distincts.

Les nouvelles procédures prendront effet dès lundi prochain lors du procès d'Alfred Musema, ancien directeur d'une usine de thé dans la préfecture de Kibuye. Il est sous le coup de sept chefs d'accusation de génocide, de complot de génocide, de crimes contre l'humanité et de graves infractions à la Convention de Genève. Lors de sa première comparution en novembre dernier, il avait plaidé non coupable.

BURUNDI

Aide importante en perspective pour la reconstruction du Burundi

La communauté internationale ne demande qu'à aider le Burundi à se reconstruire, mais "elle ne sera prête que quand les Burundais le seront eux-mêmes", a fait savoir le médiateur Julius Nyerere aux délégations qui participent au processus de paix inter-burundais à Arusha. "La communauté internationale est prête à intervenir et à aider le Burundi au niveau des communautés. Elle souhaite et se prépare à aider et à donner quand toutes les parties qui négocient aboutiront à un accord", a-t-il déclaré dans un communiqué parvenu à IRIN.

Dix-sept morts dans des villages méridionaux

L'agence officielle de presse du Burundi a fait savoir hier mercredi que des hommes armés avaient tué 17 personnes lors d'une attaque sur deux villages, dans le sud du pays. Les assaillants ont ouvert le feu sur les habitants des villages de Mabanda et de Kibago, brûlé les maisons et tué et mutilé le bétail.



Prev | Next | Contents