NEWS - aggiornamento 2 13/5/98 - 24/6/98
 
 
 

Libération A. MUHOLONGU. 3 autres personnes restent détenues.

Kabila: l'espoir de la reconciliation se dissipe

L'UDPS denonce la derive mobutiste de l'AFDL

DRC. Amnesty: "one year on. No more excuses, president Kabila"

Kabila, liberez les prisonniers

Buon compleanno, Rep. "Democratica" del Congo!

Groupe AMOS: 1er anniversaire RDC

Groupe Jeremie: 1er anniversaire RDC

ASADHO: situation des droits de l'homme en RDC

Gruppo Jeremie: primo anniversario RDC

Gemellaggio Palermo - Bukavu

Annan Mulls Congo Massacre Report's Release

Legere retouche du Gouvernement

KABILA A RENCONTRE TSHISEKEDI A L'SHI

Commission "Justice et Paix"

A L'HOPITAL EX-MAMA YEMO, LA SALLE SHAMUKWALE EST UNE PRISON
POUR BEBES PREMATURES ET LEURS MERES

"Solidarite' entre nous"

DES ACTES DE GENOCIDE ONT ETE COMMIS AU CONGO-KINSHASA

ACTS OF GENOCIDE COMMITTED IN CONGO-KINSHASA

 revue de presse par CNONGD Kinshasa
REVUE DE PRESSE MENSUELLE
Mai 1998
 



 
 
 

Subject:
        Libération A. MUHOLONGU. 3 autres personnes restent détenues.
   Date:
        Wed, 13 May 1998 17:09:07 +0200
   From:
        "Comit. solid. con il Congo-Kinshasa" <congosol@skyol.it>
     To:
        mailing list africa <africa@peacelink.it>
 
 
 

COSI
14 bis Montee Saint-Sebastien
F-69001 LYON
Tel. 33/(0)478 391 803 - Fax 33/(0)478 393 534

POUR INFORMATION

Le COSI a appris hier soir qu'Apollinaire Muholongu Malumalu, vice-recteur
de l'Universite' Catholique du Graben (UCG) a' Butembo (Nord-Kivu), arrete'
le dimanche 3 mai, avait ete' libere' dans la nuit du 6 au 7 mai et ramene'
a'  l'eveche' ou' il avait ete' interpelle'.

Il n'a pas ete' maltraite' et sa liberation n'est suivie d'aucune suite
judiciaire.

Nous remercions toutes les personnes qui sont intervenues pour demander sa
liberation.

Nous attirons votre attention sur le fait que trois personnes, arretees au
lendemain de l'attaque mai-mai sur Butembo le 14 avril dernier, restent
detenues. Il s'agit de :
- M. Kakule Matumo, doyen de la Faculte' de droit de l'Universite'
Catholique du Graben ;
- M. Atsongya, chef coutumier (Nande) d'une collectivite' du Territoire de
Beni;
- une troisieme personne, dont nous n'avons pas encore le nom.

Ces personnes ont ete' transferees a' un lieu non encore connu avec
certitude : on parle de Lubumbashi ou Kananga.

Lyon, le 8 mai 1998.


Subject:
        Kabila: l'espoir de la reconciliation se dissipe
   Date:
        Thu, 14 May 1998 19:49:10 +0200
   From:
        "Comit. solid. con il Congo-Kinshasa" <congosol@skyol.it>
     To:
        mailing list africa <africa@peacelink.it>
 
 
 

KABILA : L'ESPOIR DE LA RECONCILIATION SE DISSIPE

Apres la presse belge, le Chef de l'Etat congolais, M. Laurent Desire
Kabila, a accorde hier lundi une tres longue interview a notre consoeur
Gislaine Dupont de RFI. Une interview fortement mediatisee par radio
congolaise (RTNC). Dans cette interview a la presse française. Kabila se
refuse de faire le bilan de son action politique et militaire a 7 jours de
l'anniversaire de sa prise de pouvoir. Neanmoins, il affirme ne voir dans
son action que de nombreuses reussites. "Des echecs, je n'en vois", dit-il,
oubliant peut-etre de nombreuses promesses qu'il a faites a la nation il y
a un an sont loin de s'accomplir.

Le President congolais, qui a reçu en face des verites que certains de ses
collaborateurs craignent parfois de lui dire, a eu visiblement du mal a
s'expliquer sur la restriction des libertes fondamentales dans l'ex-zaire,
les arrestations des opposants, de militants de defense des droits de
l'homme qu'il a accuses de tous les precis d'Israel : mythomanie,
espionnage, redacteurs des tracts ahurissants. Avec un cynisme qu'on ne
reconnaissait qu'a son predecesseur Mobutu, Kabila n'a pas ete tendre
particulierement avec le "fameux professeur" Arthur Z'Ahidi Ngoma dont la
derniere apparution a la tele a prouve que cette illustre personnalite
souffrait atrocement. On dirait que la mort lente de ce professeur devrait
servir de leçon a tous ceux qui veulent derranger le fauteuil de Kabila.

Au plan social, c'est une deception totale. Kabila a surpris l'opinion :
avant lui et son Afdl, les Zairois, dit-il, ne mangeaient ni de la viande
ni du poisson. Pour le reste, le chef de l'Etat s'auto-proclame "leader
populaire", quand bien meme les derniers sondages de Berci plebiscitaient
Etienne Tshisekedi si l'on venait a organiser l'election presidentielle au
jour de la publication des resultats (mi-avril 1998).

En diplomatie, Kabila fait une severe mise en garde contre la Belgique
qu'il invite instamment a ne plus continuer de jouer le jeu qu'elle a
toujours joue sans preciser lequel. A la France, il fait savoir qu'elle a
soutenu Mobutu, maintenant c'est le peuple qu'elle doit supporter. Rien sur
les Etats-Unis dont les declarations de diplomates ou hommes d'Etat
americains, quelque vexatoires qu'elles soient, n'ont jamais appele les
reactions de Kabila.
Pour boucler la bouche, Kabila qui affirme avoir maitrise la situation a
l'est du pays, se declare democrate. Il faut, dit-il, lui donner le temps
pour prouver ses aptitudes democratiques.
(Plus tard le texte integral de l'interview)

                          Interview du Gislaine Dupont
              Source : La Reference Plus n°1279 du 12 mai 1998
 



Subject:
        L'UDPS denonce la derive mobutiste de l'AFDL
   Date:
        Thu, 14 May 1998 23:20:18 +0200
   From:
        "Comit. solid. con il Congo-Kinshasa" <congosol@skyol.it>
     To:
        mailing list africa <africa@peacelink.it>
 
 
 

L'UDPS DENONCE EN DIX POINTS LA DERIVE MOBUTISTE DE L'AFDL
 

Prenant au mot le ministre de l'information qui avait dit que la suspension
des activites des partis politiques n'empechaient pas leurs leaders de
s'exprimer dans les journaux, l'UDPS nous a remis une sorte de reflexion
qui englobe aussi bien l'analyse du passe que les lecons a en tirer pour
l'avenir politique de la RDC.
Sur ton solennel, L'UDPS invite l'Afdl de Kabila a eviter de singer le
regime dechu de Mobutu, les memes causes produisent les memes effets. En
guise de conclusion a ce message que nous publions integralement ci-dessus,
L'UDPS rappelle a Kabila que "la bonne pedagogie n'est pas d'imposer le
silence a quelqu'un, mais de lui apprendre a parler correctement" ou encore
"sans sagesse qui permet de discerner l'essentiel de l'accesoire, d'etre a
l'ecoute de tous, un chef ou gouvernant finit par agir en despote.

Tout fruit pourri de l'interieur finit par tomber de l'arbre. Cette verite
tiree de l'experience naturelle, a ete confirmee par la chute du regime de
Mobutu. En effet, la vraie cause de la disparition de ce regime est a
chercher non pas a l'exterieur, mais bien a l'interieur du systeme mis en
place par le Dictateur. Les causes exterieures, telles que l'intervention
des pays etrangers, n'en sont que des consequences naturelles de la
mauvaise gestion du pays par les dirigeants en place.

Quelle sont alors les causes reelles qui ont mine le systeme de Mobutu et
qui l'ont conduit a sa chute ? Quelles lecons devons-nous tirer de cette
chute d'un regime et de ses suppots ?
Ces deux interrogations feront l'objet de notre reflexion. Nous exposerons
d'abord la liste des elements majeurs qui ont ronge le regime de Mobutu.
Nous en tirerons enfin des lecons pour les generations futures.

I. Des elements majeurs de la chute du regime de Mobutu
1. Le culte de la personnalite

Le president Mobutu avait cultive comme tout dictateur un grand culte de sa
personnalite. Il etait le super homme que le Zaire avait produit. Il avait
cherche a se faire accepter comme incontournable, voire indispensable pour
le pays. Il ne restait plus qu'a se proclamer Empereur faute de se dire
Dieu ou envoye de Dieu. Faute de mieux, il s'est dit "Aigle".
Les exemples abondent pour prouver que Mobutu avait un complexe de
superiorite paranoiaque et une perception victieuse de sa personnalite. Le
chant "Dialelo" compose uniquement a son honneur est un temoignage eloquent
de ce culte de personnalite. Les monuments eriges en son honneur, les rues
baptisees a son nom, la monnaie frappee a son effigie, les tissus portant
son portrait ne sont la que quelques illustrations de cette megalomanie qui
rendait sa personne inviolable et donnait a sa parole force de loi. Mobutu
n'avait vraiment rien a envier a Louix XIV.

2. Le clientelisme

L'ex-President Mobutu aimait le clientelisme qui lui permettait de mieux
controler tout le monde autour de lui. Par cette politique, Mobutu
obligeait ses hommes a graviter autour de lui comme des satelites et a ne
dependre que de lui. Ce n'etait la en fait que l'application du principe de
la suprematie psychologique qui pousse l'individu a se considerer comme
l'epicentre de tout et dispensateur des bienfaits.

C'est pourquoi Mobutu aimait le bain des foules et les thuriferaires. Il
aimait  etre appele Pere de la Nation, le Guide eclaire, le timonier , le
liberateur, le sauveur, le stratege. Il aimait acheter les consciences et
etre celebre par des griots friands de ses generosites. Les meilleurs
postes etaient reserves a ses intimes quelles que soient leurs qualites.
 

3. L'isolement

Au meme moment que Mobutu cherchait a s'entourer des hommes de son
obedience, appeles "les fideles", et tries souvent sur des criteres
tribaux, il creait sans peut-etre le vouloir, un ecran entre lui et le
peuple. Il s'isolait de plus en plus avec un groupe de dinosaures qui, a
leur tour, le prirent en otage. Une certaine aristocratie s'etait etablie
et gouvernait comme second pouvoir, plus puissant que le pouvoir officiel.
Il suffit de se rappeler avec quelle auto-suffisance les fils de Mobutu,
les Generaux, et les Dignitaires de l'ancien regime se sont comportes dans
ces pays. Ce sont ces gens qui ont commis beaucoup de crime que, helas,
Mobutu a couverts et meme encourages. Mobutu etait devenu reellement
"l'homme seul" vomi par la majorite de son peuple.

4. Le non-respect des lois et l'arbitraire.

Un Etat sans loi est un non Etat. Le marechal qui a eu l'idee de se mettre
au-dessus de la loi ne se rendait pas compte qu'il sciait la branche sur
laquelle il etait assis. En violant regulierement les lois, Mobutu excitait
ses dignitaires a faire de meme. Les fondements de tout Etat moderne
etaient ebranles et la chute du regime devenait de jour en jour inevitable.
La justice etait rendue suivant le bon vouloir du roi et la tete du client.
Il existait plusieurs tribunaux. Dieu seul sait combien sont morts au
cachot sans avoir ete juges.

5. La politisation de l'armee au service de Mobutu.

Mobutu, comme tous les dictateurs, a fortifie son pouvoir en se forgeant
petit a petit une armee a sa solde. L'armee pretait serment de verser son
sang pour le President Fondateur du MPR. L'armee etait devenue l'instrument
dans les mains d'un seul homme qui pouvait en disposer a sa guise. Et
l'armee nationale a fini par devenir une Armee tribale jouissant de
privileges selo les appartenances ethniques.

Un pays ou l'armee est divisee ne peut pas resister longtemps a sa
decomposition et, par consequent, a la chute d'un regime qui a suscite les
divisions au sein de l'armee nationale. C'est pourquoi cette armee a decide
avec le peuple, a ne pas se battre pour sauver Mobutu et sa famille.

6. La hante contre les leaders politiques

Craignant de voir quelqu'un prendre le pouvoir qui lui etait devenu comme
un heritage familial, Mobutu avait developpe une peur bleue, voire une
haine viscerale contre tout politicien oppose a son camp. Il a ainsi passe
le plus clair de son temps a mettre au point les strategies pour debaucher
des politiciens ou pour les eliminer. Cette politique de peur a rendu
Mobutu soupconneux et ennemi meme de ses amis. Une telle hantise ne pouvait
mener qu'a la mefiance generalisee, generatrice du blocage d'un bon
fonctionnement de l'Etat et, par ricochet, generatrice de la ruine de toute
institution. Cette peur a fait creer pour Mobutu des structures et
superstructures de securite personnelle, budgetivore, changeant des noms au
fils des ans. Ces services de securite ont fini par creer un Etat dans un
Etat, car ils echappaient au controle du Gouvernement et n'obeissaient qu'a
Mobutu.

7. Le terrorisme d'Etat

La terrorisation du peuple a ete, de tous les temps, le moyen le plus sur
d'asseoir une dictature. Mobutu n'y a pas fait exception. Le peuple
congolais a ete ainsi soumis a des traitements les plus ignobles afin
d'etre decourage, intimide et empeche de reclamer ses droits. Les terreurs
du MPR, de sa milice organisee en JMPR, de la Garde-civile et de la
Division Speciale Presidentielle, ne seront pas oubliees de si tot.

Ces terreurs ont cristalise la haine du peuple contre le regime Mobutu au
point que beaucoup de citoyens ont decide de s'exliler a l'etranger pour
echaper a la mort certaine.

8. Les promesses demagogiques

Mobutu etait passe maitre en promesse mirobolantes, sans communes mesures
avec les moyens reels. Pour lui, tout plan, toute idee, etait synonyme
d'une realisation. Il promettait des choses dont on n'avait aucune etude de
faisabilite. Ces nombreuses promesses non tenues ont fait perdre toute
credibilite du regime aupres du peuple. Il y a eu de programmes baptises de
differents noms et annonces avec pompe : "Pam, Septenat du social, le plan
Mobutu, etc, mais ce ne fut que du vent. Et le peuple avait vomi le menteur
considere comme le plus grand affameur du peuple.

9. Le non-trasparence dans la gestion des finances

Mobutu avait une soif inassouvie de l'argent. C'est pourquoi il a voulu
gerer les finances de l'Etat comme bien personnel, privant le peuple meme
du strict minimum. Cette clochardisation du peuple voulue par Mobutu a ete
la cause determinante de son rejet par toute notre population. En effet, on
ne peut pas s'enrichir sans fin sur le dos du peuple. Notre pays si riche a
ete classe parmi les pays les plus pauvres de la planete, a cause de la
megestion des gouvernants.

10 L'immoralite

Le regime de Mobutu a ete marque sans contredit par l'immoralite. Les
anti-valeurs ont ete valorisees et les vertus, considerees comme des
naivetes. On a encourage les vols, les assassinats, les fetiches, etc. On a
vu des gens aux petites vertus, leves au rang des dignitaires. La
prostitution devenait le seul moyen pour le sexe feminin d'acceder au
pouvoir. Comment un regime si corrompu en moeurs pouvait-il resister
sempiternellement aux erosions qui le rongeaient de l'interieur ? Tous les
autres facteurs exterieurs sont venus simplement s'ajouter a ce terrain
propice tout comme les microbes envahissent le corps sidatique deja sans
defense.

De tout ce qui precede, et de tant d'autres comportements non releves ici,
il appert que Mobutu c'est toute une ecole. A chacun d'en tirer des lecons
qui s'imposent.
Pour notre part, nous en avons tire cinq qui nous semblent importantes.

II. LECONS

Ecouter les conseils des personnes honnetes

Si Mobutu avait ecoute tous ceux qui le mettaient en garde contre tous ces
derapages, peut-etre qu'il serait encore en vie, voire au pouvoir. Helas !
le pouvoir corrompt et rend sourd. Les avis contraire sont souvent traites
de subversion. Personne n'est ne dictateur mais on le devient un peu chaque
jour sans le savoir soi-meme.

La responsabilite du peuple

Le comble de la parole est que souvent, mais croyant tout savoir, le peuple
meme fabrique inconsciemment ses dictateurs. Il est symptomatique qu'au
Congo-Brazaville le peuple songe a proposer au President Sassou le titre de
Marechal, alors que celui-ci ne l'avait pas demande. Il est bizarre que nos
chefs de l'Etat soient recus dans une atmosphere toujours folklorique dans
des salles souvent pleines d'applaudisseurs. Il est surprenant de constater
que certains journalistes rivalisent toujours l'ingeniosite pour flatter
les gouvernants et celebrer tous leurs  faits et gestes. Aujourd'hui les
gens se pressent de porter des tissus avec l'effigie du President Kabila,
et ce n'est pas le President qui le leur a demande. Ils ont chante Dialelo
a Mobutu et ils lui ont remis les "insignes" de chef-traditionnel, alors
que Mobutu ne connaissait ni son pere ni son village natal.

Prevenir les exces et se mefier de flatteurs

Mieux vaut prevenir que guerir, dit-on. Dans la lutte de notre liberation,
nous devons rester vigilants. Nous devons nous aider les uns les autres
pour que le pays connaisse le veritable changement. Les critiques faites ne
doivent pas etre prises toujours dans le sens negatif. Du choc des idees
jaillit la lumiere. La transition ne supprime pas la divergence d'idees.
peut-on passer sans ecueil de la Dictature a l'Etat de droit si on n'a
jamais appris a accepter les contradictions ? On doit souvent se rappeler
de nos flatteurs qui sont souvent pires que nos adversaires. Le recit du
corbeau et du renard ne doit pas etre oublie par tous ceux qui gouvernent.

Interdire c'est bien eduquer, c'est mieux
Le meilleur moyen de preparer le chaos apres la transition, c'est d'imposer
aujourd'hui le silence de bois a tous ceux qui ont l'envie de parler. Il
est a craindre que tout le monde cherche alors a parler a la fois sans
ecouter. Ca sera alors la cacophonie si pas le chaos. La bonne pedagogie
n'est d'imposer le silence a quelqu'un, mais de lui apprendre a parler
correctement. Il ne servira a rien de defendre aux journalistes de ne pas
ecrire. Il faut les encadrer, les eduquer et faire le chemin ensemble.

Avoir la sagesse
Diriger les hommes est un art qui n'est pas un don inne. On oublie vite que
l'homme est un etre libre que l'on eduque. Sans sagesse qui permet de
discerner l'essentiel de l'accessoire, d'etre a l'ecoute de tous, un chef
ou un gouvernant finit par agir en despote. En Afrique, le chef n'est aime
et respecte que quand le peuple decouvre en lui la sagesse de Salomon.

Conclusion
Au terme de cette petite meditation, une seule conclusion s'impose.
Changeons tous. N'oublions pas que le bien est le contraire du mal. Ne
faisons donc pas le mal comme Mobutu et ne commettons pas les memes erreurs
car, les memes causes produisent les memes effets. Voila pourquoi Mobutu
restera a jamais une ecole et une lecon pour les vivants.

Fait a Kinshasa, Le 12 mai 1998

Le Secretaire General
Docteur Adrien Phongo Kunda
Co-Fondateur
 
 



Subject:
        DRC. Amnesty: "one year on. No more excuses, president Kabila"
   Date:
        Fri, 15 May 1998 18:32:58 +0200
   From:
        "Comit. solid. con il Congo-Kinshasa" <congosol@skyol.it>
     To:
        mailing list africa <africa@peacelink.it>, mailing list diritti <diritti@peacelink.it>
 
 
 

riceviamo da IRIN CEA:
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AI INDEX: AFR 62/19/98

EMBARGOED UNTIL 0001 HRS GMT 15 MAY 1998

Democratic Republic of Congo:
One year on - no more excuses President Kabila

President Kabila's year in power has been marked by a deliberate and
calculated policy to kill, maim, torture, and arbitrarily arrest untold
numbers of innocent civilians, Amnesty International declared in a report
released today.

"Over the past year, ordinary people in the Democratic Republic of Congo
(DRC)  have had their hopes crushed as the new government has done
everything in its power to stamp out any dissent in the country"
the organization said.

Amnesty International is publishing its report,
DRC: A year of dashed hopes,
on the anniversary of the coming to power of the Alliance des forces
democratiques pour la liberation du Congo (AFDL) to urge the international
community not to be complacent in the face of atrocities ordered or
condoned by the new government.
It is also reminding the government of the promises it made a year ago to
promote the rule of law.

"The silence and complicity of world governments during past decades eroded
the rule of law in the former Zaire and could do exactly the same in the
new DRC"
Amnesty International warned.
"It is time to put an end to tolerance of human rights abuses and take
action for the protection human rights."

World governments should start by pressurizing the DRC Government into
co-operating with investigations into human rights abuses and prevent the
supply of arms which are being used against unarmed civilians.
Indeed, after a year of repeated obstruction of a United Nations (UN)
investigation into massacres and other human rights abuses which occurred
since 1993, the UN Secretary General decided to withdraw his investigative
team on 17 April.
One of its members was arrested and his documents, which included names of
witnesses, were taken away and photocopied raising fears for those who
provided information to the team.

Unarmed individuals and groups of people have been targeted for their known
or suspected support for armed government opponents.
One of the most recent massacres took place between 25 March and 7 April,
when about 54 Rwandese refugees and at least 100 Congolese civilians were
unlawfully executed by AFDL forces in Shabunda, South-Kivu province.

As many as 900 civilians in and around the town of Butembo in North-Kivu
province were reportedly killed by AFDL forces - allegedly supported by
Ugandan and Rwandese government forces - between 20 February and mid-April
1998.
The killings took place in the context of joint operations by the forces of
the three governments against their armed opponents from the three
countries.

"When it comes to Congolese citizens voicing their opinion or forming
opposition groups, there has been a clear reversal of the gains achieved
since April 1990 when opposition political parties were formally recognized"
Amnesty International said.

One of the most prominent opposition leaders targeted is Etienne
Tshisekedi, leader of the Union pour la democratie et le progres social
(UDPS), Union for Democracy and Social Progress. He was arrested in
Kinshasa on the night of 12 February - partly for meeting Reverend Jesse
Jackson, the US President's special envoy, then visiting Kinshasa.
He was banished to Kabeya-Kamwanga village in Kasai-Oriental province.

Human rights activists, who in the final years of former President Mobutu's
rule had developed a culture of standing up for their rights, have also
come under severe attack since the AFDL came to power.
For example, the Association zairoise de defense des droits de l'homme
(AZADHO), Zairian Association for the Defence of Human Rights, was banned
on 3 April.

Many human rights activists have been detained for their human rights work.
They include Paul Nsapu and Sabin Banza, leaders of the Ligue des
electeurs, Electorate's League, who were arrested on 27 April and detained
by the Agence nationale de renseignements (ANR).
They were arrested on their way from a meeting at the Belgium Embassy in
Kinshasa.
In early April, the DRC authorities accused Belgium of involvement in
terrorism against the AFDL Government.

Journalists have been detained, ill-treated and their newspapers seized and
radios silenced simply for criticizing the government.
For example, Albert Bonsange Yema, editor-in-chief of Le Palmares
newspaper, has been detained since February because his newspaper published
an article criticizing the arrest of Joseph Olengha Nkoy.
Amnesty International is concerned that he is being denied medical care and
appropriate diet for his diabetes and rheumatism.

Many of those arrested have been beaten and tortured in custody.
Torture also often includes rape of women.
About 30 members of the UDPS, including Vovo Bossongo and Honore Kabeya,
were reportedly tortured, including with electroshock batons, after their
arrest on 17 January.
Talking about his torture experience, Kabeya said: "They wanted me to lie
down but I resisted and so they forced me. They touched me with an
electroshock baton on the genitals.  I felt some kind of current in my body
and I fell down."

A military court set up in August 1997 to try cases of undisciplined
soldiers has presided over unfair trials and sentenced dozens of soldiers
and civilians to death.
More than 50 of these have been executed since January 1998.
Most of those tried by the court have no access to legal counsel and are
automatically denied the right to appeal to a higher court against their
convictions and sentence.
Political detainees, including prisoner of conscience Joseph Olengha Nkoy,
were being tried by the court at the start of May.

"For the people of the DRC to end the long human rights nightmare, the
government must earn the international community's respect by safeguarding
the fundamental rights of its people"
Amnesty International said.
It should instruct its security forces not to perpetrate human rights
violations and it should establish the truth about the horrendous abuses
suffered by its citizens during the previous decades - only then may there
may be hope of peace and stability in the country.

[The material contained in this communication comes to you via IRIN, a UN
humanitarian information unit, but may not necessarily reflect the views of
the United Nations or its agencies.]

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Comitato di solidarieta' con il Congo-Kinshasa
congosol@skyol.it
http://www.peacelink.it/users/bukavu/zhome.html



Subject:
        Kabila, liberez les prisonniers
   Date:
        Sat, 16 May 1998 16:55:35 +0200
   From:
        "Comit. solid. con il Congo-Kinshasa" <congosol@skyol.it>
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        mailing list africa <africa@peacelink.it>, mailing list diritti <diritti@peacelink.it>
 
 
 

LA LINELIT AU CRENEAU : KABILA, LIBEREZ LES PRISONNIERS POLITIQUES !

La ligue nationale pour les elections libres et transparentes (Linelit) a
adresse  hier jeudi, 14 mai 1998, au president de la Republique, M.
Laurent-Desire Kabila, une lettre dans laquelle elle demande qu'une mesure
de clemence soit accordee aux  detenus d'opinion, detenus politiques et
autres victimes de l'intolerance.

Saisissant l'occasion du sommet regional sur les pays des Grands Lacs prevu
du 15 au 16 mai a Kinshasa et de la celebration de la fete du 17 mai
(premier anniversaire de la prise du pouvoir par l'Afdl), la Linelit
rappelle au President Kabila que la plupart des detenus, a l'unissons avec
la population congolaise, avaient accueilli et soutenu le combat de l'Afdl
ayant chasse le Marechal Mobutu, identifie comme un grand violateur des
droits de l'homme et hostile a la democratisation.

Ainsi, la Linelit, qui se dit convaicue que le pardon de M.Kabila a ces
detenus favoriserait la consolidation de la paix en RDC et apaiserait les
esprits des uns et des autres en vue de l'implication de tout le monde a la
reconstruction nationale, recommande qu'il soit fait mention dans les
resolutions du sommet des chefs d'Etat africains, de l'incontournabilite du
respect des droits de l'homme et de la relance des processus de
democratisation comme moteur de tout developpement
socio-politico-economique dans le continent noir.

"Nul n'ignore qu'on ne peut parler de "solidarite et developpement" sans
democratie ni garantie suffisante pour le respect des droits de la
personne", ecrit le signataire de la lettre, M. Jerome Bonso, president de
la Linelit qui reclame par ailleurs la consolidation de l'independance de
la magistrature, la separation des pouvoirs : executif, legislatif
judiciaire, la supression de la Cour d'Ordre militaire qui est une epine
dans le pied de la RDC.

Voici la liste des detenus politiques, d'opinion et autres victimes de
l'intolerence :

Detenus politiques : Etienne Tshisekedi wa Mulumba (UDPS), Matthieu Kalele
(UDPS), Katanda François (UDPS), Joseph Olenghankoy (Fonus), Pr Arthur
Z'Ahidi Ngoma (Forces du futur), Joseph Sita Nsonizeno (Afdl), Anselme
Masasu (Afdl), Kamwanya Bora (collaborateur de Masasu).
Detenus d'opinion : Reverend pasteur Theodore Ngoy, Bosange Yema (Journaliste)

Autres victimes de l'intolerance : Paul Nsapu, Sabin Banza, Ingelo Ifoto
Zeze, J.M. Lukundji Kikuni, Kampenbge Dupar, Yossa malasi, Niyodusenga
Athanase (Sujet ruandais), Ryanyiria Eustache (sujet ruandais), Naruyekure
(sujet ruandais), Marame Jean de dieu (sujet ruandais).

                                      LRP
                 Source : La Reference Plus n°1282 du 15 mai 1998


Subject:
        Buon compleanno, Rep. "Democratica" del Congo!
   Date:
        Sun, 17 May 1998 11:59:21 +0200
   From:
        "Comit. solid. con il Congo-Kinshasa" <congosol@skyol.it>
     To:
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Nota:
tutti i documenti citati nel testo sono integralmente disponibili, su
richiesta,
presso il Comitato di solidarieta' con il Congo - Kinshasa.
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Il 17 maggio 1998 corre il primo anniversario della proclamazione della
cosiddetta Repubblica "Democratica" del Congo.
Io mi rifiuto di chiamarla cosi', perche' questo nome e' una beffa
inammissibile per il popolo congolese.

Nell'intervista rilasciata a RFI, Laurent Desire' Kabila snocciola una
sequela di bugie trionfalistiche, TUTTE smentite dalla massa enorme di
testimonianze e rapporti prodotti dalla societa' civile congolese, che e'
nella sua stragrande maggioranza pacifica e nonviolenta, con buona pace dei
vaneggiamenti strumentali del Presidente.

Ho cercato invano di riassumerla, di estrarre delle perle di saggezza, ma
fuori contesto si perde il senso tragicomico generale.
Vi invito a leggerla cosi' come vi invito caldamente a leggere il testo del
discorso da Lui pronunciato il 25 gennaio scorso a Bukavu, intriso di
appellativi di "mobutismo" a mezzo mondo, di insulti calunniosi alla
societa' civile, di insinuazioni all'indirizzo di tutti coloro che
esprimono un'opinione, di accuse deliranti a Enti internazionali (pure alla
Caritas, pure al Vaticano!), di minacce aperte ed estreme alla popolazione
che in un modo qualunque voglia fare parte di un processo di
democratizzazione che si muova dal basso.
Gia' solo con questo suo discorso Kabila si contraddice del tutto rispetto
all'intervista, e mostra il suo vero volto.

Ma, a stabilire in modo ferreo la verita' tragica di questo popolo senza
pace da decenni, torturato e dignitoso fino alla morte, c'e' una quantita'
enorme, come dicevo, di rapporti e testimonianze, prodotti dalla societa'
civile congolese, dalle organizzazioni internazionali quali Amnesty
International, Unicef, Medecins sans Frontieres, dalla Commissione ai
Diritti Umani dell'ONU, dall'Organizzazione Mondiale contro la Tortura, dal
Centro Internazionale dei Diritti dell'Uomo..., che attestano:

- la morte violenta (uccisione, fame, stenti) di un numero incalcolabile di
esseri umani inermi di ogni eta' e condizione, in fuga attraverso lo Zaire
durante l'avanzata delle "forze di liberazione"
- la cancellazione sistematica di ogni forma di confronto politico, per
quanto nonviolento e pacifico esso possa essere
- il tentativo brutale di azzerare il tessuto civile di solidarieta'
popolare, attraverso arresti continui, aggressioni, torture, minacce,
sequestri illeciti di materiale, nei confronti di persone che a vario
titolo sono impegnate nella societa' civile.
Ogni giorno riceviamo notizie di questo genere.

Chi comanda sa bene che la promozione di una cultura di pace costituisce
una forza grande contro un tipo di potere che accentra tutto su di sé;
soprattutto se tale promozione avviene, come in Congo-Kinshasa, anche
attraverso mezzi concreti, di informazione, di costruzione di piccole
realta' locali autosufficienti, di lavoro pedagogico con i bambini piu'
sfortunati, di educazione alla solidarieta' eccetera.

Che fa l'ONU? Si intimidisce, si fa fare bau bau, scappa, non reagisce di
fronte alla cacciata, al boicottaggio, agli abusi, agli arresti, alle
calunnie anche nei confronti dei suoi membri!
Che fanno i governi, i parlamenti nazionali e transnazionali, i politici in
genere, i diplomatici? Ogni tanto fingono di indignarsi, per il resto del
tempo nicchiano, minimizzano, tacciono... fanno i "politici"
Che fanno i giornali, le radio, la TV? a parte rare e lodevolissime
eccezioni, sono trooooppo occupati con la scomparsa della "Voce", o altre
cose fondamentali! E' la loro, di voce, che e' scomparsa!

E noi, ognuno di noi, che facciamo?
Che facciamo per collaborare a costruire una cultura di pace, in
opposizione a questa ingiustizia straripante, dilagante?

Chi tace, acconsente
 

Sergio Di Vita
Comitato di solidarieta' con il Congo-Kinshasa
fax 39.91.6111977
e.mail congosol@skyol.it
internet http://www.peacelink.it/users/bukavu/zhome.html
 
 
 
 



Subject:
        Groupe AMOS: 1er anniversaire RDC
   Date:
        Sun, 17 May 1998 23:51:44 +0200
   From:
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IL N'EST JAMAIS TROP TARD POUR BIEN FAIRE

GROUPE AMOS
B.P 724
Kinshasa - Limete.
 

Le 17 mai prochain, le peuple congolais se rappellera l'entree triomphale
de l'Afdl a Kinshasa ! Quel bilan en tirer ?
Il est vrai qu'aujourd'hui, l'ordre regne plus ou moins dans le pays. Il
est vrai  qu'il y a moins de tracasseries policieres dans les aeroports. Il
est vrai que le taux de change est plus ou moins stable et que les banques
commerciales fonctionnent a nouveau. Il est vrai que quelques tronçons
routiers ont ete refectionnes et que les grandes arteres de certaines
villes sont nettoyees et meme fleuries. Il est vrai que l'on met de l'ordre
dans le fonctionnement des institutions publiques.

Toutefois, a cote de ces realisations louables, certains faits nous
interpellent tous. Nous ne comprenons pas que la population se plaigne du
manque des moyens pour subvenir aux besoins fondamentaux (se nourrir, se
vetir, se soigner, etudier, etc). Nous ne comprenons pas que l'on rejette
les efforts de tout un peuple reuni en Conference Nationale Souveraine ?
Nous ne comprenons pas que l'on suspende les activites des partis
politiques et que l'on mette a l'ecart certains leaders politiques du pays.
Nous ne comprenons pas que l'on arrete des gens pour leurs opinions
politiques et qu'on les mette en prison sans proces. Nous ne comprenons pas
qu'on juge des civils par la Cour d'Ordre Militaire et qu'on les condamne a
mort et qu'on les execute sans appel. Nous ne comprenons pas que le
calendrier electoral promis solennellement devant l'opinion nationale et
internationale en mai 1997 ne soit pas respecte.

Tous ces faits et bien d'autres encore non repris sur la liste precedente
n'expliquent-ils pas que la deception du peuple ? Ne peut-on pas alors
comprendre que le peuple refuse silencieusement mais fermement de cooperer
a un projet qui ne repond pas a ses plus nobles aspirations ?
Malgre toutes ces realites sombres de notre pays, le Groupe Amos demeure
convaincu qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire. Aussi, lance-t-il
un appel au peuple congolais et aux autorites du pays.
 
 

AU PEUPLE CONGOLAIS

Nos difficultes, nos souffrances et meme nos humiliations actuelles font
partie des douleurs de l'enfantement d'un reel Etat de droit. Tenons donc
bon !. Engageons-nous fermement pour que la paix, la justice, la verite, le
respect de la vie et de la dignite de tous, la democratie deviennent une
realite dans notre pays. Travaillons dans l'unite et la solidarite pour
faire recouvrer a notre pays toute sa dignite. Nous sommes un peuple
croyant en un Dieu liberateur; Il marche avec nous dans notre Exode. Il
soutient notre lutte pour passer de l'Egypte a la Terre promise.
 
 

AUX AUTORITES DU PAYS

Nous sommes conscients que gouverner ce grand Congo aux nombreux et
multiples defis est plus rude que chasser le dictateur; Les grands  hommes
d'Etat se sont  toujours caracterises par l'humble capacite de se remettre
en question et d'ecouter le peuple  qu'ils sont censes servir et aimer.
Vous le savez : ce peuple a deja trop souffert et merite qu'on reponde a
ses aspirations les plus legitimes. Reconciliez-vous avec lui par des actes
concrets : une gestion saine, transparente et equitable des richesses
appartenant a tous et non plus une chasse gardee de quelques personnes au
pouvoir; le paiement regulier et digne des salaires des fonctionnaires et
des enseignants; la liberation des prisonniers politiques et d'opinion; la
reprise effective du processus democratique, la prise en compte des
competences quelle que soit l'appartenance regionale ou ideologique; le
respect de la personne humaine; l'independance et l'impartialite de la
magistrature. N'oubliez pas que les elections auront bien lieu un jour dans
notre pays et le peuple saura trancher !
 
 

ENSEMBLE, RECONSTRUISONS SANS EXCLUSION NOTRE BEAU PAYS !

Fait a Kinshasa, le 14 mai 1998
le Groupe Amos

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Comitato di solidarieta' con il Congo-Kinshasa
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Subject:
        Groupe Jeremie: 1er anniversaire RDC
   Date:
        Mon, 18 May 1998 00:05:00 +0200
   From:
        "Comit. solid. con il Congo-Kinshasa" <congosol@skyol.it>
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GROUPE JEREMIE
BUKAVU (Congo).
 
 

17 mai 1998 : La Republique Democratique du Congo, une annee deja...

"POUR LA PAIX ET LE PAIN, QUE FAIRE ?"

A la prise du pouvoir par l'AFDL, toute la population zairoise de l'epoque
a exulte' de joie; elle s'attendait a' ce que ses malheurs soient termines.
Un an apres la chute de Mobutu et l'avenement au pouvoir de l'Afdl, quel
est l'etat des lieux? Certes, des realisations existent a' l'actif du
pouvoir actuel: effort de maitrise de l'inflation, diminution des
tracasseries policieres surtout en ville, etc.
Cependant, beaucoup de choses restent a faire.
 

1. NOS ESPOIRS

Notre population continue a' aspirer a':

- l'etablissement d'un Etat democratique respectueux des droits de l'homme,
- la garantie du bien-etre individuel et collectif de la population,
- la securite' des personnes et de leurs biens,
- la sauvegarde de l'integrite' territoriale et de l'identite' nationale.
 

2. NOS CONSTATS...

L'Etat de droit tarde a' s'etablir et la democratie est remise a' plus tard.

Nous assistons :
- au non respect du calendrier politique (temoin) qui nous permettrait
d'arriver aux elections en avril 1999,
- aux violations regulieres des droits de l'homme (arrestations
arbitraires, tracasseries, vols, viols, jugements des civils par les
tribunaux militaires, executions publiques, occupation illegale des
biens,...),
- a' la restriction des libertes fondamentales d'expression et d'association
(mutuellement de la presse et interdiction des partis politiques a
l'exception de l'Afdl),
- aux affrontements armees qui insecurisent constamment la population,
- a' la suprematie de l'Executif sur les autres pouvoirs,
- a' la banalisation de la question de la nationalite malgre son acuite',
- a' la degradation continuelle du niveau de vie de la population (famine,
misere, salaire maigre et irregulier,...),
- a' la destruction graduelle des infrastructures de base en depit de toutes
les bonnes promesses de reconstruction nationale,
- a' la baisse continuelle de la production due a la desertion des travaux
de champs, au manque de moyens de production, a' la recherche du gain facile,
- aux soins de sante' qui coutent chers et inaccessibles a' la grande
majorite de la population,
- a' la surexploitation des consommateurs par des commercants cupides.
 

3. QUE FAIRE ?

Une annee apres la prise du pouvoir par l'Afdl, il apparait clairement que
le chemin a' parcourir est encore long.
Ainsi, nous demandons :
 

a) A la population

- De se mettre reellement au travail au lieu d'attendre cet Etat-Providence
qui, par une baguette magique, resoudrait tous ses problemes, en cultivant
un esprit de creativite'.
- De contribuer a' sa securite et celle de toute la nation en denoncant tous
les malfaiteurs et ceux qui portent atteinte a' l'integrite' territoriale et
aux droits fondamentaux de la personne humaine.
- De s'opposer de toute sa force a' ceux-la qui vehiculent des discours
d'ethnisme pour defendre une certaine opinion.
- De veiller a' ce que rien n'etouffe en elle son elan vers un Etat
democratique respectueux des droits de l'homme.
 

b) Au gouvernement

Pour l'an 2 du nouveau pouvoir, nous demandons au gouvernement :

- De restaurer la democratie et l'Etat de droit en respectant les
engagements pris devant la Nation et le monde.
- De veiller au bien-etre de la population en favorisant l'essor economique
(production interieure, monnaie forte et stable, controle des prix...) et
l'amelioration des conditions sociales (salaires decents et reguliers,
accessibilite a' l'education et aux soins de sante',...)
- De securiser la population en desarmant toutes les bandes armees et en
decourageant toutes les subversions internes et/ou externes ainsi que les
differentes incursions sur notre territoire des troupes etrangeres.
- De traiter avec lucidite le probleme de la nationalite' afin d'eviter la
confusion entretenue sciemment par certains autour de cette question.

Changer le visage de ce beau pays ne sera jamais l'oeuvre des etrangers.
C'est un devoir sacre de tous ses citoyens. La paix et le pain ne
s'obtiennent que par l'effort, la determination et le travail assidu d'un
chacun.
C'est a' ce prix que gouvernants et gouvernes construiront un Congo fort,
veritablement democratique et prospere.

Bukavu, le 17 mai 1998
Le Groupe Jeremie

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Subject:
        ASADHO: situation des droits de l'homme en RDC
   Date:
        Wed, 20 May 1998 17:29:25 +0200
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SITUATION DES DROITS DE L'HOMME EN RDC, UNE ANNEE APRES LA CHUTE DE LA
DICTATURE DE MOBUTU
 

Declaration de l'ASADHO a l'occasion du premier anniversaire du nouveau regime

Alors que la Republique Democratique du Congo celebre le premier
anniversaire du changement politique historique marque par la la chute de
la dictature de Mobutu en mai 1997, l'Association Africaine de Defense des
Droits de l'Homme au Congo/Kinshasa, ASADHO (ex-AZADHO), constate que
jamais au cours des dix dernieres annees de l'histoire de ce pays les
droits de l'homme n'ont connu des violations aussi massives qu'aujoud'hui,
que le processus de democratisation auquel la grande majorite de la
population est attachee apres l'avoir arrache a l'ancien regime au prix de
sacrifices n'a jamais ete autant menace d'interruption definitive, que le
pays n'a ete dirige dans une telle incertitude.

1. En prenant la direction de l'Etat, l'Afdl a declare, parmi les objectifs
de sa demarche, vouloir restaurer le plein respect des droits de l'homme,
rehabiliter le pouvoir judiciaire, retablir la confiance entre le peuple et
son armee. Une annee plus tard, non seulement aucun de ces objectifs n'est
en voie d'etre atteint, mais dans certains cas il persiste une forte
impression de recul par rapport a la periode de Mobutu.

Les tensions ethniques sont exacerbees, en particulier dans les provinces
du Kivu ou le sentiment anti-tutsi n'a jamais ete aussi fort, entretenu en
partie par une politique gouvernementale incertaine par rapport aux rapport
aux problemes de terre, de pouvoir coutumier, de nationalite et de groupes
armes qui y operent. L'inefficacite de la politique du gouvernement a
l'egard des bandes armees signalees dans cette region est revelee par le
fait que les recentes interventions des Forces Armees Congolaises (FAC)
dans les deux villes de Butembo et de Beni, loin d'aneantir ces bandes
armees, ont fait en deux mois seulement plus de victimes parmi la
population civile que pendant la guerre de l'AFDL de septembre 1996 a mai
1997. Accuses de sympathie ou d'appartenance aux groupes armes mal definis,
des chefs coutumiers, des universitaires et des hommes d'affaires locaux
sont regulierement arretes par les forces de securite et d'armee qui les
detiennent pour des longues periodes sans aucune garantie judiciaire. Une
quinzaine de ces personnes, dont deux chefs coutumiers et un professeur
d'universite, sont actuellement detenues, depuis plusieurs mois pour
certains, dans des cachots a Kananga et Kinshasa, et des temoignages sont
qu'ils ont ete tortures.

Les arrestations arbitraires se multiplient, notamment de la part des
services de securite dont le nombre croit chaque jour et qui fonctionnent
en dehors de tout cadre legal. Les cas de torture, avec des formes aussi
avilissantes que le fouet au ventre, sont regulierement signales dans les
lieux de detention des services de securite. Des soldats des FAC erigent
des barrieres sur plusieurs routes a l'interieur du pays pour extorquer et
harceller la population. Des actes de torture sont aussi signales a ces
barrieres, comme c'est le cas a Kikwit d'une marre boueuse que la
population locale a appelee ironiquement "lac de la liberation" et dans
laquelle les soldats jettent les personnes qui n'ont pas acquite un "droit
de passage" et les obligent  s'enrouler dans la boue.

L'arbitraire est presque parfait : aucune loi connue ne decrit, ni ne
delimite les povoirs de la police nationale, de l'Agence Nationale des
Renseignements (ANR), de la Dectection Militaire des Activistes
"Anti-Patrie" (DEMIAP), du Centre national de securite (CNS), de la
Direction des Enquetes et de Securite Nationale (DESN), ni d'aucun autre
service de securite. Les agents de ces services detiennent donc de larges
pouvoirs d'arrestation, de detention et d'investigation qui ne sont
delimites par aucune loi ni controles par aucune autorite judiciaire. Les
garanties  judiciaires elementaires disparaissent face a ces services.
Ainsi, et comme il ressort de la derniere interview du chef de l'Etat a la
Radio France Internationale (RFI) a propos des deux membres de la Ligue des
Electeurs detenus a l'ANR, ces agents arretent d'abord, ils recherchent les
indices de culpabilite ensuite. Des delits tels que "complot contre le
regime" ou "collaboration avec les puissances etrageres", en vogue durant
l'apogee de la dictature de Mobutu des annees 1970, refont surface et sont
sanctionnes par des proces politiques dignes des purges staliniennes, tel
que celui actuellement en cours a Lubumbashi.

Le pays vit un etat d'exception d'autant plus dangereux qu'il n'est declare
par aucune loi : le nouveau regime aura en une annee seulement envoye en
prison plus de journalistes et de militants des droits de l'homme que ne
l'a fait le regime precedent en sept ans. Le cas de l'ASADHO et de la Ligue
des Electeurs montre que le gouvernement entretient lui-meme une phobie des
organisations des droits de l'homme systematiquement soupçonnees de
"comploter" contre le regime. Le moindre contact avec un etranger ou un
diplomate est considere comme la preuve suffisante du complot, et c'est au
militant des droits de l'homme qu'il appartient de prouver son innocence.
La responsable d'une organisation des droits de l'homme qu'il appartient de
prouver son innocence. La responsable d'une organisation des droits de la
femme a Goma a ete arretee le 8 mai 1998 pour avoir rencontre le
representant d'une organisation americaine. Par le biais d'une procedure
d'enregistrement" qu'aucune loi ne prevoit, le ministre de la Justice
s'octroie le pouvoir de decider quelle organisation des droits de l'homme
est autorisee, en evitant ainsi de se soumettre a la loi du 18 septembre
1965 qui prévoit des criteres precis et une procedure claire pour la
constitution et le fonctionnement des associations.

La mise a l'ecart des partis politiques contribue a l'illisibilite du
programme de democratisation qui est decide par le seul Chef de l'Etat. Ce
dernier est le seul a savoir quand et comment sera constituee l'Assemblee
constituante, quelles seront ses competences et se composition. L'absence
de debat national sur ces questions ne favorise pas l'adhesion et la
participation populaires indispensables a la reussite de tout programme de
democratisation. Les recentes declarations du chef de l'Etat a la RFI et
les attaques contre les sieges de l'UDPS et des FONUS mentrent que les
mesures contre les partis politiques ne visent pas seulement leurs
activites, elles visent l'existence meme de ces partis et mettent en cause
le pluralisme politique auquel toute la population est attachee. La these
d'apres laquelle chaque parti politique avait sa propre milice, ce qui
aurait justifie ces mesures, est contrariee par la bienveillance dont
jouissent des partis comme l'UDPS/Kibassa dont le siege de l'autre UDPS lui
ont valu une descente spectaculaire de la police qui en a requisitionne les
locaux. De meme, l'UFERI, le seul parti politique qui ait notoirement
entretenu  une milice, responsable, avec l'armee de Mobutu, du massacre de
dizaines de Kasaiens au Katanga et de la deportation de plus d'un million
de ces Kasaiens, n'a vu aucun de ses dirigeants interpelle pour ces faits.
Son president, Kyungu Wa Kumwanza, a meme pu librement tenir une conference
de presse peu avant celle de M. Zahidi Ngoma qui a coute la prison a ce
dernier.

Les competences et l'independance du pouvoir judiciaire, deja malenees sous
le regime de Mobutu, sont aujourd'hui carrement meprisees. Les tribunaux
n'ont pas ete sollicites pour participer au reglement du passage d'un
regime dictatorial vers un systeme de legalite. La poursuite des anciens
gestionnaires du regime dechu a ete retiree de la competence des tribunaux
pour etre reglee directement par l'executif d'une maniere qui n'en a pas
assure la transparence. Des organes de l'executif, comme l'Office des Biens
Mal Acquis, loin de repondre aux objectifs que l'opinion attendait d'eux,
ont a leur tour mal acquis des biens des individus qu'ils ont geres de
façon parfois scandaleuse. Le seul tribunal particulierement sollicite par
le nouveau regime, la Cour d'ordre militaire, est une juridiction
d'exception qui decide dans chaque cas si, d'apres ses sentiments, sa
competence se justifie, recourant a une theorie de "l'etat de guerre" qui
lui permet d'ecarter l'application de la loi. C'est ce tribunal, dont les
decisions ne sont susceptibles d'aucun recours, qui condamne
systematiquement les detenus d'opinion arretes par les services de
securite. Les proces politiques, que la dictature de Mobutu avait attribues
a la Cour de surete de l'Etat, sont desormais de la competence de cette
Cour d'Ordre Militaire. Les arrestations ordonnees par les agents de
securite ne sont soumises a aucun controle judiciaire; les magistrats, qui
n'ont aucune autorite sur les officiers de police et de securite,
participent a la destruction de leur propre independance en refusant
d'elever la moindre protestation contre les ingerences de ces services dans
leurs competences. A Mbuji-Mayi, des agents de l'ANR arretent regulierement
magistrats et avocats; ils ont recemment arrete un magistrat qu'ils ont
jete dans le coffre de leur voiture pour le conduire au cachot. La
protestation est venue, non pas du Procureur dont depend ce magistrat, mais
de l'Ordre des avocats de Mbuji-Mayi. A Kinshasa, le Procureur general de
la Republique n'ose pas convoquer l'agent de l'ANR qui a saisi sans mandat
les rapports de l'ASADHO, le 15 mars.

Que le nouveau regime ait herite d'une situation economique catastrophique
est indeniable. Les difficultes economiques du gouvernement sont telles
qu'il ne semble pas raisonnable d'exiger qu'il garantisse a court terme la
jouissance de tous les droits economiques et sociaux. L'ASADHO est neamoins
convaincue que le succes du programme de reconstruction nationale initie
par le gouvernement depend dans une large mesure de l'appui et de la
participation de la population, ainsi que du soutien de la communaute
internationale. Un processus comme celui des conferences provinciales et
nationale sur la reconstruction, brusquement interrompues en janvier
dernier, etait susceptible de garantir une telle participation populaire a
la conception et a l'execution du programme de reconstruction. Or un regime
de restrictions contre les associations de la societe civile, un climat de
mefiance a l'egard des groupements des entrepreneurs, les harcelements par
taxes et barrieres contre des paysans, sont loin de garantir une telle
participation populaire a la conception et a l'execution du programme de
reconstruction. Or un regime de restrictions contre les associations de la
societe civile, un climat de mefiance a l'egard des groupements des
entrepreneurs, les harcelements par taxes et barrieres contre des paysans,
sont loin de garantir une telle participation populaire. De meme, des
declarations quotidiennes contre des Etats et des organisations
internationales, le trop-plein d'une rethorique nationaliste parfois
surprenante, outre qu'ils entretiennent un climat d'isolement et cultivent
un complexe de persecutes au sein de l'opinion, ne sont pas susceptibles
d'encourager le soutien des partenaires dont il n'y a pas de doute que le
gouvernements a besoin.

2. L'Association Africaine de defense des Droits de l'Homme au
Congo/Kinshasa en appelle au Chef de l'Etat et au gouvernement pour qu'ils
saisissent l'occasion de cet anniversaire pour operer des changements
profonds dans la gestion du pays en l'approchant le plus possible d'un
systeme democratique, ouvert et en garantissant les meilleurs chances a
l'avenement de l'Etat de Droit. Il est en particulier d'une necessite
urgente de :

* Preparer un dialogue et un consensus permanents dans la nation, notamment
en liberant tous les prisonniers politiques et d'opinion, une soixantaine
actuellement, y compris les militants des droits de l'homme, les
journalistes et les dirigeants politiques, en mettant egalement fin a tous
les proces politiques actuellement en cours ou en preparation, et en
invitant toutes les opinions politiques et les forces sociales a participer
au processus de democratisation qui doit etre relance.

* Encourager la participation de la population a toutes les phases de la
conception a la realisation du programme de reconstruction nationale et de
consederer que democratisation et reconstruction sont complementaires et
interdependantes, l'une ne pouvant s'accomplir sans l'autre.

* Supprimer la Cour d'ordre militaire, abolir les delits d'opinion,
retablir l'autorite des magistrats pour tous les cas de detention, et
soumettre au principe de legalite les activites de la police, de l'ANR et
des autres services de securites;

* Retablir les juridictions militaires ordinaires afin que les soldats de
violations des droits de l'homme y soient deferes et y beneficient des
garanties judiciaires que la Cour d'Ordre militaire refuse d'appliquer;

* Favoriser le reglement rapide des conflits au Kivu en substituant a la
logique militaire qui a montre ses limites depuis plus de cinq ans, une
option politique impliquant le dialogue avec toutes les parties
interessees, y compris les combattants "May-May", et ordonner des enquetes
en vue de la poursuite des responsables des massacres contre les
populations civiles a Butembo et Beni.

                     Fait a Kinshasa, Le 15 mai 1998
                          ASADHO

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Le materiel contenu dans ce communique' peut ne pas refleter toujours les
points de vue du Comite'. Celui-ci n'accepte aucune responsabilite' sur la
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Subject:
        Gruppo Jeremie: primo anniversario RDC
   Date:
        Tue, 26 May 1998 16:50:27 +0200
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traduzione nostra
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GRUPPO JEREMIE
BUKAVU (Congo).
 
 

17 maggio 1998 : La Repubblica Democratica del Congo, e' passato un anno...

"PER LA PACE E IL PANE, CHE FARE?"

Tutta la popolazione zairese di allora ha esultato di gioia alla presa del
potere da parte dell'AFDL: si aspettava che le sue disgrazie fossero finite.
Un anno dopo la caduta di Mobutu e l'avvento al potere dell'AFDL, qual'e'
la situazione?
Certo, ci sono delle realizzazioni all'attivo del potere attuale:
lo sforzo di controllare l'inflazione, la diminuzione delle molestie da
parte della polizia, soprattutto nelle citta', etc.
Pero' rimangono molte cose da fare.
 
 

1. LE NOSTRE SPERANZE

Il nostro popolo continua ad aspirare a:
- l'instaurazione di uno Stato democratico, rispettoso dei diritti umani
- la garanzia del benessere individuale e collettivo della popolazione
- la sicurezza delle persone e dei loro beni
- la salvaguardia dell'integrita' territoriale e dell'identita' nazionale
 
 

2. LE NOSTRE CONSTATAZIONI

Lo Stato di diritto tarda a stabilirsi e la democrazia e' rimandata.

Noi assistiamo:
- al non rispetto del calendario politico, che ci permetterebbe di arrivare
alle elezioni nell'aprile 1999
- alle violazioni sistematiche dei diritti dell'uomo (arresti arbitrarii,
molestie, furti, stupri, giudizi nei confronti di civili da parte di
tribunali militari, esecuzioni pubbliche, occupazione illegale dei beni etc)
- alla restrizione delle liberta' fondamentali di espressione e di
associazione, della liberta' di stampa, all'interdizione dei partiti
politici a eccezione dell'AFDL
- alle aggressioni armate che mettono costantemente la popolazione in stato
di insicurezza
- alla supremazia dell'Esecutivo sugli altri poteri
- alla banalizzazione della questione della nazionalita' malgrado la sua
gravita'
- alla continua degradazione del livello di vita della popolazione (fame,
miseria, salario scarso e irregolare)
- alla distruzione graduale delle infrastrutture di base, a dispetto di
tutte le promesse di ricostruzione nazionale
- alla diminuzione costante della produzione, dovuta alla diserzione del
lavoro nei campi, alla mancanza dei mezzi di produzione, alla ricerca del
facile guadagno
- all'eccessivo costo dell'assistenza sanitaria, inaccessibile alla grande
maggioranza della popolazione
- allo sfruttamento eccessivo dei consumatori da parte dei commercianti avidi
 
 

3. CHE FARE?

Un anno dopo la presa del potere da parte dell'AFDL, appare chiaro che il
cammino da percorrere e' ancora lungo.
Percio' noi domandiamo:

a) alla popolazione
- di mettersi realmente al lavoro, invece di attendere questo Stato -
Provvidenza che risolverebbe tutti i problemi con una bacchetta magica; di
coltivare uno spirito di creativita'
- di contribuire alla propria sicurezza e a quella di tutta la nazione,
denunciando tutti i malfattori e tutti coloro che attentano all'integrita'
territoriale e ai diritti fondamentali della persona umana
- di opporsi con tutte le sue forze a coloro che diffondono discorsi
etnicisti per difendere certe opinioni
- di vegliare perche' nulla soffochi in essa il suo slancio verso uno Stato
democratico e rispettoso dei diritti dell'uomo.
 

b) al governo

Per l'anno 2 del nuovo potere, noi domandiamo al governo:
- di restaurare la democrazia e lo Stato di diritto, rispettando gli
impegni presi davanti alla Nazione e davanti al mondo
- di vegliare al benessere della popolazione, favorendo lo slancio
economico (produzione interna, moneta forte e stabile, controllo dei prezzi
etc) e il miglioramento delle condizioni sociali (salari decenti e
regolari, accessibilita' all'educazione e all'assistenza sanitaria etc)
- di dare sicurezza alla popolazione, disarmando tutte le bande armate e
scoraggiando tutte le sovversioni interne e/o esterne, cosi' come le varie
incursioni nel nostro territorio da parte di truppe straniere
- di affrontare con lucidita' il problema della nazionalita', per evitare
la confusione mantenuta appositamente da certuni riguardo la questione.
 

Cambiare il volto di questo bel paese non spettera' mai agli stranieri.
E' un dovere sacro di tutti i suoi cittadini.
La pace e il pane si ottengono solamente con lo sforzo, la determinazione e
il lavoro assiduo di ognuno.
E' questo il prezzo da pagare da parte dei governanti e dei governi, per
potere costruire un Congo forte, realmente democratico e prospero.

Bukavu, 17 maggio 1998
Il Gruppo Jeremie

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Comitato di solidarieta' con il Congo-Kinshasa
congosol@skyol.it
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Subject:
        gemellaggio Palermo - Bukavu
   Date:
        Tue, 2 Jun 1998 00:11:43 +0200
   From:
        "Comit. solid. con il Congo-Kinshasa" <congosol@skyol.it>
     To:
        congosol@skyol.it
 
 
 

Comitato di solidarieta' Palermo - Bukavu

Gemellaggio
tra le citta' di Palermo e di Bukavu*

* capitale del Sud Kivu, Congo - Kinshasa (ex Zaire)

Dal 7 al 14 giugno prossimo si svolgera' a Palermo la visita di una
delegazione  congolese presieduta dal Governatore del Sud Kivu.
Il momento centrale di questa visita sara' la cerimonia di gemellaggio tra
le due citta'.

L'iniziativa si inserisce nel contesto dei rapporti instaurati dalla
societa' civile del Sud Kivu, nel corso degli ultimi due anni, con parti
significative della societa' civile di Palermo, con il Comune di Palermo,
il CISS (Cooperazione Internazionale Sud - Sud), l'Ordine provinciale dei
Medici e l'Universita'.

Gli incontri in programma tendono non solo a consolidare rapporti di
amicizia e di collaborazione tra le due citta', ma anche a creare concrete
iniziative nell'ambito diplomatico e politico per favorire relazioni
commerciali e di cooperazione bilaterale, gia' esistenti o in progetto.

La delegazione e' cosi' composta:
- il Governatore del Sud Kivu
Jean Charles Magabe, e la sua signora
- il Direttore di Gabinetto del Governatore
Paulin Bapolisi
- il Rettore dell'Universita' di Bukavu
Deogratias Ruhamanyi Bisimwa
- il Preside della Facolta' di Agronomia dell'Universita' di Bukavu
Alphonse Nakahazi Byamungu

Sara' inoltre presente, su invito del Comitato di solidarieta' Palermo -
Bukavu, e col patrocinio del C.I.S.S., del nostro Comitato, e dei Padri
Saveriani di Parma (che ringraziamo sentitamente),
il Vice-presidente dell'Ordine dei Medici di Bukavu, Geronce Balegamire, in
rappresentanza della societa' civile del Sud Kivu.

La sua presenza ci e' particolarmente gradita, dati i rapporti fecondi e di
reciproca stima e rispetto da tempo instaurati tra parti della nostra
societa' civile volontaria e la societa' civile congolese, in particolare
quella del Sud Kivu.

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PROGRAMMA DEGLI INCONTRI
 

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Programma della visita a Palermo della Delegazione congolese
in occasione del gemellaggio Palermo - Bukavu
 

Sabato 6 giugno 1998
   ore 10 - 17: stage "l'Africa dei conflitti: il caso del Congo ex Zaire",
presso il Centro sociale S. Francesco Saverio

Domenica 7
   ore 13,50: arrivo della Delegazione, sistemazione in albergo

Lunedi' 8
   ore 10: incontro  della Delegazione con il Rettore dell'Universita' di
Palermo e con i Presidi delle Facolta' di Agraria, Medicina, Economia e
Commercio, Ingegneria
   ore 11,30: seminario di lavoro con le Facolta' interessate al fine di
progettare un eventuale intervento a Bukavu
   ore 16: visita della citta'

Martedi' 9
   ore 10: incontro con il C.I.S.S.
   ore 18: incontro con l'Ordine dei Medici

Mercoledi' 10
   ore 12: cerimonia al Palazzo di Citta' per il gemellaggio tra il Sindaco
di Palermo e il Governatore di Bukavu.
   Alla cerimonia partecipera' il dott. Fabrizio De Micheli, in
rappresentanza dell'ambasciata italiana a Kinshasa
   ore 16: incontro con il Centro sociale S. Francesco Saverio e il Centro
S. Chiara

Giovedi'  11
   ore 10: visita della citta'
   ore 16: incontro con l'associazione degli industriali della Provincia di
Palermo e con l'Istituto per il Commercio Estero. All'incontro partecipera'
il direttore dell'I.C.E.

Venerdi' 12
   ore 10: incontro con il Comune di Bivona
   ore 17: incontro con l'Ordine degli Ingegneri

Sabato 13
   ore 10: incontro con il Comune di Montelepre
   ore 16: incontro con il Presidente della Provincia

Domenica 14
   partenza della delegazione
 

Subject:
        Annan Mulls Congo Massacre Report's Release
   Date:
        Thu, 4 Jun 1998 16:38:55 +0200
   From:
        "Comit. solid. con il Congo-Kinshasa" <congosol@skyol.it>
     To:
        congosol@skyol.it
 


                  Annan Mulls Congo Massacre Report's Release

                  By John M. Goshko
                  Washington Post Staff Writer
                  Tuesday, June 2, 1998; Page A08

                  UNITED NATIONS, June 1—Having been forced to withdraw
                  the U.N. team investigating massacres in Congo,
                  Secretary General Kofi Annan is weighing whether to make
                  public a scathing report by the team that is certain to
                  exacerbate the world body's already tense relations with
                  Congolese President Laurent Kabila.

                  U.N. officials say the report implicates Congolese
                  forces and the Rwandan military in massacres of large
                  numbers of Hutu refugees from Rwanda, including women
                  and children, during the seven-month guerrilla campaign
                  that brought Kabila to power. Some officials said the
                  report uses the word "genocide" to describe the
                  killings.

                  Officials here are said to be divided over whether to
                  release the report in its current form. Some U.N.
                  officials, arguing for a long-run interest in political
                  stability in Central Africa, advocate toning down or
                  even suppressing the report as part of efforts to gain
                  greater influence over Kabila.

                  On April 17, Annan ended the eight-month effort to probe
                  reports that Kabila's guerrilla forces and their allies
                  from the Tutsi-dominated army of neighboring Rwanda
                  murdered thousands of Hutu refugees from Rwanda during
                  the rebellion last year that toppled the former Zaire's
                  longtime dictator, President Mobutu Sese Seko. Rwanda
                  has a long history of animosity between Tutsis and
                  Hutus, and the killings in Congo allegedly were part of
                  a Tutsi retaliation for the 1994 Hutu genocide campaign
                  that killed more than 500,000 Rwandan Tutsis.

                  Annan recalled the investigating team after the Kabila
                  government's harassment of U.N. personnel had made it
                  impossible to complete a thorough inquiry.

                  U.N. officials said much of the report that resulted
                  from the aborted mission is based on hearsay and
                  secondhand information. Nevertheless, the officials said
                  the report is couched in highly emotional language, and
                  some said it describes the treatment of Hutus in Congo
                  as "genocide."

                  That has left Annan in a quandary over what to do with
                  the report. To help him decide, he has asked for advice
                  from three of his principal aides: Mary Robinson, the
                  U.N. high commissioner for human rights, Kieran
                  Prendergast, undersecretary general for political
                  affairs, and Hans Corell, the legal counsel. The sources
                  said Annan has asked Prendergast to consolidate their
                  views before he decides what to do with the report in
                  the next few days.

                  U.N. officials said the internal discussions have
                  revealed strong differences between human rights
                  advocates like Robinson, who believe the report should
                  be given full, uncensored exposure, and those who
                  believe that such a course would antagonize Kabila
                  without having any practical benefits. Their view, the
                  sources said, is that Annan would be best advised to
                  suppress the report or, failing that, issue it in a
                  heavily edited, rewritten version that plays down many
                  of the aspects likely to offend Kabila.

                  The advocates of that course are described as being
                  largely within the political department of the U.N.
                  secretariat. And they reportedly are motivated by the
                  idea that Congo, the largest and most resource-rich
                  country of Central Africa, is essential to the region's
                  political stability. Thus, they argue, the United
                  Nations has strong reasons for trying to coax Kabila,
                  already hostile to the world body and most outside
                  powers, toward democracy and seeking the outside aid and
                  investment necessary to rebuild Congo's shattered
                  economy.

                  The officials said they are not certain of the degree to
                  which Prendergast, a veteran British diplomat who joined
                  the secretariat last year, shares that view. However,
                  when the United Nations first began trying to probe the
                  massacres last summer, Prendergast publicly warned that
                  human rights, while important, were only one of the
                  considerations necessary to getting stability restored
                  in Congo.

                  Initially, the United States took a similar approach,
                  even interceding with Annan to seek various
                  accommodations with Kabila for the investigation.
                  However, as Kabila's authoritarian rule has sparked
                  international disappointment, the United States has
                  distanced itself from him. President Clinton, for
                  instance, avoided Congo during his recent Africa tour
                  and expressed U.S. misgivings about political
                  restrictions there when he met Kabila at a summit
                  conference in Entebbe, Uganda.

                  U.S. officials said today they have not seen the report
                  and added that they essentially do not have a position
                  on how Annan should deal with it. "We are hopeful it
                  will provide as complete a study as possible and
                  contribute to an understanding of what happened," a U.S.
                  official said.

                        © Copyright 1998 The Washington Post Company
 
 
 
 
 

Subject:
        Legere retouche du Gouvernement
   Date:
        Thu, 4 Jun 1998 16:44:17 +0200
   From:
        "Comit. solid. con il Congo-Kinshasa" <congosol@skyol.it>
     To:
        congosol@skyol.it
 


        Legere retouche du Gouvernement

KABILA RECONDUIT LA QUASI-TOTALITE DE SES MINISTRES

* Les ministres chasses : Rapha‰l Ghenda, Mutomb Tshibal, Kambale Mututulo,
Lokombe, Biselele
* Deogratias Bugera fait son entree au gouvernement
* Innovation : 4 ministres d'Etat crees par Kabila.

   Voici par ailleurs la composition de l'equipe gouvernementales
reconduite a 90 % :
- Ministre d'Etat charge de l'interieur : Ga‰tan Kakudji
- Ministre d'Etat charge du Plan : Badi Mulumba
- Ministre d'Etat rattache a la Presidence : Victor Mpoyo
- Ministre d'Etat rattache a la Presidence : Deogratias Bugera

Ministres :
- Justice : Mwenze Kongolo
- Agriculture : Mawampanga mwana Nanga
- Affaires etrangeres : Bizima Karaha
- Emconomie : Nyembo Kabemba
- Finance : Fernand Tala-Ngai
- Tranports et communications : Henri Mova Sakanyi
- Industrie : Babi Mbaya
- Travaux Publics : Bruno Luwakula
- Portefeuille : Faustin Kibwe
- Energie : Eleko
- Culture : Mme Juliana Lumuba
- Education nationale : Kamara Rwakaikara
- Cooperation Internationle : Celestin Luanghy
- Mines : Frederic Kibassa Mabila
- PTT : Kinkela Vi-Kans'y
- Information et Presse : Didier Mumengi
- Commerce exterieur : Paul Bandoma
- Zones strategiques de developement : Umba Kiamitala
- Sante publique : Dr Sondji
- Fonction publique : Pierre Okitungu
- Affaires fonciers : Anatole Bishikwabo
- Jeunesse et Sports : Nduba Kibaya

- Environnement, Peche et Foret : Edy Angulu
- Defense nationale : Rattachee a la Presidence de la Republique.
Vice-ministres :
- De l'interieur charge de l'ordre publique : Faustin Munene
- De l'interieur charge de la territoriale : Mutombo  Katch
- Affaires sociales : Mme Milulu Mamboleo
- EPSP : Mme Ebamba
- Charge du developpement de l'industrie petroliere : Jean-Pierre Kalema
- Charge de la commercialisation du petrole : Banyaku Lwape.

   Commentaire dans notre prochaine edition.
   Source : La Reference Plus nø1297 du 02 juin 1998.
 
 
 
 
 
 

Subject:
        Kabila et Tshisekedi
   Date:
        Thu, 4 Jun 1998 16:45:54 +0200
   From:
        "Comit. solid. con il Congo-Kinshasa" <congosol@skyol.it>
     To:
        congosol@skyol.it
 


KABILA A RENCONTRE TSHISEKEDI A L'SHI

* Que peut-on attendre de leurs entretiens ?
* Les perspectives de la reconciliation nationale inquietent les Faucons

      C'est une veritable bombe qui a atterri lundi a notre redaction. Une
bombe faisant etat d'une rencontre au sommet, samedi dernier a Lubumbashi,
entre le Chef de l'Etat et Etienne Tshiseke wa Mulumba, le Chef historique
de l'Opposition democratique qui, comme nos compatriotes le savent, se
trouve en relegation a Kabeya-Kamuanga, dans le Kasa--Oriental.

      Selon des echos qui sont parvenus, a cet effet, de Kabeya Kamwanga,
tout a demarre vendredi dernier aux environs de 20 heures. Une delegation
impressionnante arrivee sur place, apres conciliabule, amene Etienne
Tshisekedi dans une destination au depart inconnue. On sait aujourd'hui
qu'il s'agissait de Kananga ou la delegation est arrivee aux alentours de
22 heures. Samedi 30 mai a 5 heures, la delegation a pris un avion pour
Lubumbashi.
      Selon les memes sources, c'est dans la capitll du cuivre que
l'entretien au sommet entre le Chef de l'Etat et E. Tshisekedia eu lieu,
loin des yeux indiscrets et du tumulte du microcosme.
      Que se sont donc dit les deux hommes ? Aucune indication ne nous a
ete fournie a ce sujet.  Mais il est permis de penser qu'il s'est agi des
affaires du pays et de la meilleurre de sceller la reconciliation nationale
tant attendue. C'est du moins, ce qu'il est permis de penser sur la base de
quelques bribes lachees, dimanche a son retour, mpar E. Tshisekedi qui
devaait par ce geste calmer ses compatriotes de Kabeya-Kamwanga morts
d'inquietude depuis vendredi soir.
      Si l'on croit toujours le ton utilise par Etienne Tshisekedi dans son
adesse aux habitants de Kabeya-Kamwanga, il est permis de penser que
l'entretien de Lubumashi fut empreint de cordialite, de chaleur, de
fraternite, enfin de responsabilite et de nationalisme comme il sied a
cette atape de la reconstruction nationale.
      Maitenant, la question que l'on se pose est celle de savoir quelle
est la part du vrai et du faux dans toutes ces information qui nous
parviennent de Kabeya-Kamwanga. On saura peut-etre dans les tout prochains
jours. En attendant, c'est a juste titre qu'on se demande, sii la nouvvelle
se revele fondee, qand, ou et comment Etienne Tshisekedi sera relache. On
se demande aussi et surtout quels effets une telle evolution pourrait
induire au plan politique et institutionnel au moment ou l'on annonce
l'avenement de la constituante et ou des membres de l'Opposition ont etes
condamnes a des lourdes peines par la Cour d'Ordre Militaire. On se demande
enfin quelle pourrait etre la redaction des extremistes de tout bord qui
n'ont jamais renonce a jouer un role majeur sur la scene plitique.
      C'est ici le lieu de rappeler qu'au lendemain de l'entree victorieuse
des troupes de l'AFDL a Kinshsa, Etienne Tshisekedi s'etait personnellement
deplace pour saluer le Chef de l'Etat. La demarche du fut etouffee dans
l'oeuf. On imagine aujourd'hui avec regret la somme de temps et d'energie
qu'on aurait epargnes si chacun s'etait souvenu que les dicours du Chef de
l'Etat et d'Etienne Tshisekedi ainsi que leurs analyes sur l'evolution de
notre pays ont tours ete identiques. Si chacun n'avait pas oublie que c'est
l'Udps qui avait balise le chemin des combattants de l'Afdl tout au long de
la guerre de liberation.
      Croisons alors lees doigts et prions pour que l'information venue de
Kabeya-Kamwanga soit fondee et qu'elle signe l'amorce d'une nouvelle ere au
plan national Une ere dinuee de toute pretention et de tout triomphalisme
afin que soit balise dans l'humilite, la serenite met la fraternite le
chemin de la reconciliation et donc d la reconstruction nationale.
      Dans ces memes colonnes, nous avons toujours ecrit qu'avec
Laurent-Desire Kabila et Etienne Tshisekedi main dans la main, c'est une
Rdc forte et unie sur la voie de la reconstruction et d'un leadership
inconteste en Afrique. Mais une telle perspective ne pouvait s'offrir a la
Nation et a l'Afrique dans un climat d'exclusif et d'intolerance qui ont
toujours fait le lit des extemismes.
      Aussi, a tout seigneeur tout bonheur, faudra-t-il en derniere analyse
saluer le courage et le nationalisme du  Chef de l'Etat, lequel aura mis de
cote, dans un exercice dont on peut tout  dire sauf qu'iletait donne
d'avance, toutes les questions
de susceptibilite et d'orgueil personnel pour offrir a la nation et a
l'histoire une pedagogie qui, si elle se confirme, fera incontestablement
date dans les annales du nationalisme africain comme modele inedit
d'audace, de courage et de foi dans l'avenir du pays. Au moment ou les
fronts se multiplient a l'exterieur -avec la volte-face des allies d'hier
et les preparatifs militaires des mobutistes ; au moment ou les defis ne
cessent de s'accumuler a l'interieur ou a la reconstitution a dificile a
decoller, le Chef de l'Etat aura sans doute pose lale geste qu'il fallait
et dont on ne peut douter qu'il prendra aux yeux de nos populations les
dimentions d'un veritable symbole.
       C'est, du reste, ce que n'avaient cesse de reclamer tous les
observateurs impartiaux. L'operation de moralisation en cours ainsi que le
remaniement ministeriel tant attendu ne pouvait pretendre a l'efficacite
que dans l'apotheose de la reconciliation qui associerait a l'oeuvre de la
reconstruction l'ensemble des forces politiques et sociales de notre pays.

          Prudence
       Ne nous emballons cependant pas. Notre experience la plus recente
renseigne, en effet, que les nouvelles les plus heureuses n'ont souvent ete
que manupilation et scenari destine a demanteler sinon a decredibiliser
l'opposition.
      Il en fut ainsi sous mobutu, de la nomination du 22 juillet1991 au
Palais de Marbre 1 et 2. Plus pres de nous, en janvier 1996, l'annoce par
Etienne Tshisekedi, en plein Parc de Boeck, de la reprise de contacts entre
les deux familles politiques de l'epoque fut immediatement tournee en
derision, de meme que le deplacement de Nice en octobre 1996, deplacement
cense inaugurer l'ere de la "conciliation" selon le terme utilise a
l'epoque par Etienne Tshisekedi.
      Quoi qu'on eeut pu en dire, on se souvient neanmoins que le leader de
l'Opposition, a aucune de ces occasions cru a la parole donnee par ses
interlocuteurs et place l'interet de la nation au-dessus de tout autre
consederation. A partir de la, on peut a juste titre se demander de quelles
garanties l'opinion dispose aujourd'hui que les memes faucons, les memes
officines n'auront pas, une nouvelle fois, trouve a l'occasion de tourner
en bourrique tout un peuple et de rire de ses aspirations les plus
sinceres. Ne serait-ce que pour  passer l'obstacle du lancementdu Franc
Congolais attendu pour ce 30 juin.
      Face a toutes ces inquietudes qui sont autant de formules d'epoir sur
un avenir qui demeur e incertain, seul le Chef de l'Etat est en mesure de
remettre les pendules a l'heure, fixer les esprits et inculquer la serenite
dont nous avons plus que jamais besoin. En attendant, c'est avec impatience
que nous ausculterons l'horison, a l'ecoute de ces petits signaux qui
viendront confirmer ou ono l'mmense espoir ne de la rencontre du week-end
dernier, a commencer par la fin des tracasseries de l'Anr et d'autres
forces speciales dont l'activisme a semble reproduire, autour du couple
Tshisekedi, une prison qui n'a jamais voulu dire son nom.

                  Kenge Mukengeshayi
                  Source : Le Phare du 02/06/1998.
 
 
 



Subject:
        Commission "Justice et Paix"
   Date:
        Sat, 6 Jun 1998 00:37:15 +0200
   From:
        "Comit. solid. con il Congo-Kinshasa" <congosol@skyol.it>
     To:
        congosol@skyol.it
 
 
 

CONGO (République Démocratique) - 1° Rencontre nationale des Responsables
diocésains de la Commission « Justice et Paix »

Kinshasa (Fides/DIA) - Du 1° au 7 juin, le Centre catholique « Nganda » à
Kinshasa, accueillera la 1° Rencontre Nationale des Responsables Diocésains
de la Commission « Justice et Paix ». Organisée par la Conférence
Episcopale Nationale du Congo, elle étudiera le thème suivant : « Rôle et
responsabilité d'une Commission Justice et Paix dans un Diocèse et dans le
processus démocratique vers un Etat de droit ». Après la Messe solennelle
d'ouverture, célébrée par le Cardinal Frédéric Etsou, Archevêque de
Kinshasa, commenceront les différentes assemblées et réunions, dont les
travaux s'articuleront autour de quatre axes.

        Sur le thème « L'Eglise Catholique et le processus de
démocratisation en
République Démocratique du Congo : obstacles majeurs et voies de solution
», cinq orateurs dirigeront les réflexions du premier axe (1° juin). Deux
conférences marqueront le 2 juin, consacré au deuxième axe
politico-économique : « Solidarité et aspects idéologiques de la dette du
Tiers-Monde. Perspectives éthiques sur l'ordre international et national»,
et « Pédagogie sociale d'intégration des mouvements de population, cas de
la crise des Grands Lacs ». Le troisième axe juridico-culturel (3 juin)
sera développé en six conférences : « Le fonctionnement de la justice en
R.D.C. : situation et perspective », « Médiation juridique et
responsabilité chrétienne par la justice et la paix », « Responsabilité
chrétienne et dynamique de la chaîne de solidarité inter-africaine « , «
Les Eglises chrétiennes et la promotion de la culture de solidarité et de
la paix en Afrique », « Sources chrétiennes et cultures de la
réconciliation », et « Ethnicité et tribalité dans le vécu politique et
social ». Le quatrième axe théologico-politique comprendra quatre
conférences : « Fondements bibliques et praxis chrétienne de la paix et de
la reconstruction », « Pensée chrétienne d'engagement pour la paix, la
solidarité et les la réconciliation », « Responsabilité, courage et
plaidoyer pour une société de justice », et « Education à la non-violence ».

        Des travaux en ateliers sont prévus par provinces ecclésiastiques,
les 5
et 6 juin; on y rédigera les rapports qui aboutiront ensuite, le dimanche
7, au cours de l'assemblée générale de clôture, au Rapport final, ainsi
qu'aux Résolutions et Recommandations.
(Fides, 5 juin 1998)

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Comitato di solidarieta' con il Congo-Kinshasa
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Subject:
        hopital
   Date:
        Wed, 10 Jun 1998 10:04:10 +0200
   From:
        "Comit. solid. con il Congo-Kinshasa" <congosol@skyol.it>
     To:
        congosol@skyol.it
 
 
 

A L'HOPITAL EX-MAMA YEMO, LA SALLE SHAMUKWALE EST UNE PRISON POUR BEBES
PREMATURES ET LEURS MERES.

Shamukwale, carrefour angolais dans la region diamantifere, devenu celebre
a Kinshasa par son evocation dans presque toutes les recentes compositions
musicales. Ici a l'hopital general, Shamukwale invoque la tragedie des
enfants prematures que personne, du personnel soignant au balayeur, ne
regarde. Les plus forts resistent, les faibles meurent dans l'indifference
totale.
Une piece de 12 sur 7 metre logee dans la salle 5 a l'etage du batiment du
pavillon 16, quelqes lits
depourvus de matelas et infestes de punaises et autres bestioles rampants
et volants sans nom, rien des conditions sanitaires de Shamukwale ne
demontre qu'il s'agit d'un dortoir pour malades. Surtout pas des etres
aussi fragils que des bebes prematures dont l'etat de sante necessite
davantage de soins. Une population de 15 bebes prematures partagent le lit
avec leurs meres, faute de berceaux. Deja gueris de leur venue precoce au
monde, ils sont constitues detenus puisque leurs parents n'ont pas encore
paye la note. Par conseqent, ils sont jetes dans la cellule Shamukwale
qu'ils ne quitteront qu'a l'exhibition de la quitance de paiement par leurs
parents. Le doyen de ces etres minuscules, une petite fille, totalise deja
plus de trois mois dans la cellule Shamukwale. Sa mere , Nsimba Linda,
ploie sous le poids d'une note medicale estimee a 35 millions nz. Nee
prematurement, la fillette avait passe une semaine et quatre jours dans la
couveuse. Une semaine dans la couveuse vaut 3 millions. C'est deja un
miracle pour Nsimba d'avoir reuni 4 millions nz pour sortir sa fillette de
la couveuse Sans quoi elle aurait ete carrement privee de son bebe. La
pratique, c'est que lorsque la note de couveuses ou leurs meres n'ont
d'ordinaire acces. Pathetique de voir le spectacle de ces femmes qui
demandent depuis des jours rien qua voir leurs bebes. Personne ne leur
prete attention. Ce qui compte, ce n'est pas la dignite humaine mais la
consistance de la bourse. Tout se paye ici. En especes sonnantes
trebuchantes. Sinon, le bebe est sevre de tout. Les medicaments achetes de
la poche de ses parents sont taxes par l'infirmier pour etre achemines et
administres au premature.
   Actes imposables.
Memes les matieres fecales degagees par le nouveau-ne sont imposables. Sans
quoi, son linge ne sera pas change. Et sa pauvre mere interdite d'acces n'a
que ses yeux pour pleurer. La "taxe" a payer s'appelle "main d'oeuvre". "Si
l'enfant degage de la salete, l'infirmiere ne le touche pas sans que j'aie
paye 70.000nz et cela au nombre des fois qu'il le fera, s'il le fait trois
fois par jour je doit donc paye 210.000 nz et si l'enfant doit rester deux
semaines a la couveuse, vous voyez ce que ça peut representer comme somme",
se plaint NsimbaLe pire est vecu a Shamukwale, un monde des parias bannis
par tous. Il n'y a aucun rapport entre l'hopital et la salle 5 Le message
est clair : "payez et vpos pouvez partir". Mais, c'est deja chaque jour que
les pensionnaires de Shamukwale payent. Elles payent pour l'eau chaudes a
raison d'un seau a 50.000 nz. Elles payent egalement pour avoir acces a la
douche, 20.000 nz. Payez, payez, cela rappelle le "cri" de Koffi Olomide
"Shamukwale yaka opesa mbongo"(Shamukwale vient donner de l'argent). C'est
la boutade a la mode ici. C'est ce qui a voulu a cette piece d'etre
baptisee "Shamukwale". Avec la venue de la saison seche, Shamukwale risque
de denombrer des morts. Les torses de ces faibles nourrissons sont exposes
au froid.  Les fenetres ne sont couvertes. Les pensionnaires se
debrouillent a qui mieux avec leurs pagnes qu'elles accrochent aux fenetres
a la place des rideaux. Les pensinnaires de Shamukwale n'ont plus d'yeux
que vers DIEU qu'elles invoquent a longueur de journees. Elles prient tant
pour leurs propres bebes que pour les prematures encore maintenus dans la
couveuse et qui sont menaces par des coupures intempestives d'electricite.
Collette Buzitu, logee aujourd'hui a Shamukwale, a perdu ses deux jumeaux
dans la couveuse suite a une coupure de courant. Cela arrive frequemment
que tout le pavillon 16 soit prive d'electricite. "On nous demande de
l'argent a tout moment. Mais l'hopital n'est meme pas en mesure d'assurer
la fourniture de courant de façon continue dans la salle de couveuse. Une
coupure de courant a emporte mon jumeau dans la couveuse. Comble de cynisme
je suis retenue a Shamukwale pour une facture de 68 millions, la note
medicale de mon jumeau decede comprise. Je dois plutot etre indemnisee par
l'hopital par la faute de qui mon bebe est mort", se lamente Buzitu.

            Nelly Tangua
            Source : Le Soft du 5 juin 1998.

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Le materiel contenu dans ce communique' peut ne pas refleter toujours les
points de vue du Comite'. Celui-ci n'accepte aucune responsabilite' sur la
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reflect the views of the sender. He accepts no responsibility as to the
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Comitato di solidarieta' con il Congo-Kinshasa
congosol@skyol.it
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Subject:
        "Solidarite' entre nous"
   Date:
        Sat, 20 Jun 1998 12:28:47 +0200
   From:
        "Comit. solid. con il Congo-Kinshasa" <congosol@skyol.it>
     To:
        congosol@skyol.it
 
 
 

République Démocratique du Congo
 
 
 

          Le Président

        DECRET N°071 ACCORDNT LA PERSONNALITE CIVILE A
                   L'ORGANISATION NON GOUVERNEMENTALE

                                      " SOLIDARITE ENTRE NOUS "
 
 
 

      LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,
 

               Vu le Décret - loi Constitutionnel n° 003 du 27 mai 1997
relatif à l'organisation du pouvoir en République Démocratique du Congo ;
 

               Vu la requête en obtention de la personnalité civile du 20
avril 1998 introduite par l'Organisation Non Gouvernementale " SOLIDARITE
ENTRE NOUS " ;
 

                DECRETE :
 

Article 1er : La personnalité civile est accordée à l'Organisation Non
Gouvernementale Nationale dénommée " SOLIDARITE ENTRE NOUS " dont le siège
est fixé à Kinshasa sur le Boulevard du 30 juin au n° 245, Commune de la
Gombe.
 

Cette Organisation Non Gouvernementale a pour but :
 

- de réhabiliter et de renforcer la solidarité entre Congolais ;
- de promouvoir les capacités autonomes d'améliorer les conditions
sociales, économiques et culturelles du pays.
 

Article 2 : L'Organisation Non Gouvernementale " SOLIDARITE ENTRE NOUS "
reçoit du Gouvernement Congolais le mandat de servir de liaison entre d'une
part le Gouvernement et les Organisations  Non Gouvernementales locales, et
d'autres part, le Gouvernement et les Organisations et Agences
Internationales de développement et d'assistance humanitaire.
 

Dans ce cadre, il est confié à " SOLIDARITE ENTRE NOUS " les
responsabilités suivantes :
 

- la coordination de l'assistance humanitaire et de l'aide au développement
destinés aux Congolais,
- la coordination des Organisations Non Gouvernementales nationales
- (locales) et internationales et de leurs activités pour contribuer
efficacement à la réalisation des programmes nationaux de développement ;
 

- apprécier la pertinence de leurs programmes et de leurs interventions en
République  Démocratique du Congo, avant tout agrément ;
- Donner des orientations, canaliser le suivi de l'exécution de leurs
activités ;
- La reconstruction de la solidarité entre les Congolais.
 

Article 3 : Tout agrément, autorisation de fonctionnement de toute
Organisation Non Gouvernementale doit nécessairement requérir l'avis
technique de " SOLIDARITE ENTRE NOUS ".
 

Article 4 : La Direction Générale de SOLIDARITE ENTRE NOUS est actuellement
assurée par Monsieur Emmanuel KAMBALI KIBUNGO.
 

Article 5 : Le Ministre de la Justice est chargé de l'exécution du
président décret qui entre en vigueur à la date de sa signature.
 
 

         Fait à Kinshasa, le 18 Mai 1998.-
 

                                          LAURENT DESIRE KABILA
 

                        Président de la République Démocratique du Congo
 
 
 
 
 

Subject:
        rapport CIDPDD et ASADHO: "Des actes de genocide ont ete' commis au
        Congo-Kinshasa"
   Date:
        Wed, 24 Jun 1998 20:25:50 +0200
   From:
        "Comit. solid. con il Congo-Kinshasa" <congosol@skyol.it>
     To:
        congosol@skyol.it



DES ACTES DE GENOCIDE ONT ETE COMMIS AU CONGO-KINSHASA
 

Montreal, le 19 juin 1998

La Commission internationale non-gouvernementale d'enquete sur les
violations massives des droits de la personne en Republique democratique du
Congo conclut qu'il y a eu des actes de genocide, des crimes contre
l'humanite' et d'autres crimes de guerre dans l'ex-Zaire durant la guerre
de liberation et que les personnes responsables doivent etre identifiees et
traduites en justice.
 

Dans son rapport publie' aujourd'hui a' Montreal, la Commission d'enquete,
composee du Centre international des droits de la personne et du
developpement democratique (CIDPDD) et l'Association africaine pour la
defense des droits de l'homme en Republique democratique du Congo (ASADHO)
estime que pres de 200,000 refugies sur le sol zairois, en majorite'
d'ethnie Hutu, et des milliers de citoyens zairois, ont  perdu la vie
durant la guerre de 1996-1997, "consequence d'une strategie deliberee
d'extermination lente d'une partie de la population d'origine rwandaise."
 

La Commission d'enquete a ete' creee en octobre 1997, pour  faire la
lumiere sur les violations des droits de la personne en Republique
democratique du Congo,  alors que les autorites en place entravaient, par
une serie d'obstacles, le travail des missions d'enquete de l'ONU.
 

Le CIDPDD et l'ASADHO ont alors fait la synthese d'une centaine de rapports
d'enquete  (ONU, Amnistie Internationale, Human Rights Watch, Federation
internationale des ligues des droits de l'homme, Medecins sans frontieres
et plusieurs organisations locales) sur la situation dans l'ex-Zaire.
 

La Commission a analyse' plusieurs rapports et temoignages recueillis par
des organismes des droits de la personne du Congo aupres de temoins
oculaires.  De plus, des collaborateurs serieux mandates par la  Commission
se sont rendus en janvier et fevrier 1998 sur le terrain dans Nord Kivu, le
Sud Kivu, Kisangani et Mbandaka  pour interroger de nouveaux temoins,
approfondir la question des responsabilites et obtenir des precisions sur
certains rapports.
 

Le CIDPDD a participe' a' cette enquete parce que la lutte a' l'impunite'
est une partie importante de son travail depuis plusieurs annees et que
l'impunite' est un probleme tres grave  dans la region des Grands lacs
africains, a explique' le president Warren Allmand, lors de la conference
de presse organisee pour rendre  le rapport public. "Nous voulons aussi
contribuer au renforcement des mecanismes de protection des droits humains
de l'ONU," a-t-il dit.
 

Pour sa part,  Guillaume Ngefa, president de l'ASADHO, a indique' que  le
rapport est un instrument essentiel pour les organisations congolaises qui
s'efforcent depuis plus d'un an d'alerter l'opinion publique nationale et
internationale sur la gravite' des crimes commis en Republique democratique
du Congo.
 

La Commission a identifie' 19 crimes commis entre octobre 1996 et mai 1997
qui font partie de la  categorie des violations graves du droit
international humanitaire c'est-a-dire des crimes contre l'humanite', les
crimes de guerre et le crime de genocide.
 

Parmi ces crimes, on note les assassinats, la torture, l'obstruction a'
l'aide humanitaire, l'expulsion forcee, le rapatriement force' des
refugies, le recrutement d'enfants mineurs et la persecution pour des
motifs raciaux ethniques ou politiques.   Ces crimes ont vise'
principalement les Hutu en raison de leur origine ethnique mais aussi des
Tutsi et d'autres groupes ethniques du Congo.
 

La Commission a identifie' des personnes presumees responsables de ces
crimes ainsi que ceux qui ont vraisemblablement commis ou commande' des
troupes et qui sont soupconnees d'avoir commis ces atrocites. Les forces
rebelles de l'Alliance des Forces democratiques pour la liberation du
Congo-Zaire (AFDL) tout autant que les forces de l'ancien regime Mobutu
auraient commis ces crimes.  Ces personnes doivent etre identifiees et
poursuivies en justice.
 

De plus, selon le rapport,  le gouvernement de Laurent Kabila etait au
courant de ces crimes commis sur son territoire mais ne les a pas condamnes
publiquement et n'a pas cherche' a' travers le systeme de justice dont il a
herite' a' en identifier et en poursuivre les presumes coupables.
 

"Au contraire tout s'est deroule' depuis la fin de la guerre comme si les
nouveaux dirigeants auto-proclames et reconnus par la communaute' africaine
et internationale etaient inconscients de la gravite' de ces crimes."
 

La Commission non-gouvernementale recommande donc au gouvernement Kabila de
reconnaitre publiquement la gravite' de ces crimes et de s'engager a'
traduire en justice les auteurs de ces crimes.  Surtout, il doit eviter de
decreter une amnistie pour les auteurs de ces atrocites.
 

Par ailleurs, le Conseil de securite' de l'ONU devrait etendre et prolonger
le mandat du Tribunal penal international pour le Rwanda pour lui permettre
de se pencher sur ces crimes commis pendant la guerre de liberation,
recommandent le CIDPDD et l'ASAHDO.
 

Un resume' et le texte du Rapport sont disponibles dans la page
<http://www.ichrdd.ca/PublicationsF/adobe/congofr.html>Publications de ce
site.
 

Information :
<mailto:ppoirier@ichrdd.ca>Patricia Poirier, Directrice des communications
CIDPDD
<mailto:aakakpov@ichrdd.ca>Akouété Akakpo-Vidah, Coordonnateur, programme
Afrique CIDDPDD
<mailto:ngefa@hotmail.com>Guillaume Ngefa, ASADHO

Tel.: (514) 283-6073
Fax: (514) 283-3792

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Comitato di solidarieta' con il Congo-Kinshasa
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Subject:
        report ICHRDD and ASADHO: "Acts of genocide committed in Congo-Kinshasa"
   Date:
        Wed, 24 Jun 1998 20:27:05 +0200
   From:
        "Comit. solid. con il Congo-Kinshasa" <congosol@skyol.it>
     To:
        congosol@skyol.it
 


ACTS OF GENOCIDE COMMITTED IN CONGO-KINSHASA

Montreal, June 19, 1998

The International Non-Governmental Commission of Inquiry into Massive Human
Rights Violations in the Democratic Republic of Congo has found that acts
of genocide, crimes against humanity and other war crimes were committed in
the former Zaire during the war of liberation and believes that the people
responsible for these crimes must be identified and brought to justice.
 

In its report made public today in Montreal, the Commission of Inquiry,
made up of the International Centre for Human Rights and Democratic
Development (ICHRDD) and the Association africaine pour la defense des
droits de l'homme en Republique democratique du Congo (ASADHO), estimates
that close to 200,000 refugees in Zaire, most of whom were ethnic Hutus,
and thousands of Zairians were killed during the 1996-1997 war ''as a
result of a deliberate strategy of gradual extermination of a portion of
the Rwandan population.''
 

The Commission of Inquiry was established in October 1997 in order to shed
light on the human rights violations committed in the Democratic Republic
of Congo and after UN missions of inquiry met with continuous obstructions
by the government of Laurent Kabila.
 

The ICHRDD and the ASADHO did a synthesis of hundreds of reports (UN,
Amnesty International, Human Rights Watch, International Federation of
Human Rights Leagues, Doctors Without Borders, and a number of local
organizations) on the situation in the former Zaire.
 

The Commission also studied eyewitness reports and testimonies gathered by
Congolese human rights organizations.  In addition, reliable investigators
assigned by the Commission went in January and February 1998 to North and
South Kivu, Kisangani and Mbandaka, to interview new witnesses, clarify
reports and obtain more information on who was responsible for these crimes.
 

ICHRDD President Warren Allmand told a press conference in Montreal , that
the International Centre decided to participate in this inquiry because the
fight against impunity has been an important part of its work for a number
of years and because impunity is a serious problem in the African Great
Lakes Region. ''We would also like to contribute to strengthening UN
mechanisms for the protection of human rights,''   said Mr. Allmand.
 

Guillaume Ngefa, President of ASADHO, stated that the report is an
essential instrument for Congolese organizations who have been struggling
for over a year to alert national and international public opinion to the
serious nature of the crimes committed in the Democratic Republic of Congo.
 

The Commission has identified 19 crimes committed between October 1996 and
May 1997 that come under the category of serious violations of
international human rights law, namely, crimes against humanity, war crimes
and the crime of genocide.
 
 

Among these crimes, executions, torture, obstruction of humanitarian aid,
forced expulsion, forced repatriation of refugees, recruiting minor
children, and persecution for racial, ethnic and political reasons have
been observed.  These crimes have been aimed principally at Hutus owing to
their ethnic origins, but also at Tutsis and other Congolese ethnic groups.
 

The Commission identified the people alleged to be responsible for the
crimes and those most likely to have carried out orders or commanded the
army and who are suspected of committing these atrocities.  Rebel forces
from the Alliance of Democratic Forces for the Liberation of Congo-Zaire
(ADFL) and forces of the former Mobutu regime are suspected of being
responsible for the crimes.  The perpetrators must be identified and
brought to justice.

The report also states that the Kabila government was aware of the crimes
committed on Congolese soil but neither condemned them publicly nor used
the inherited justice system  to identify and prosecute the alleged
perpetrators.

''Quite the contrary: the new self-proclaimed leaders recognized by the
African and international community, act as if they had not knowledge of
the seriousness of  the crimes."
 

The Non-governmental Commission, therefore, urges the Kabila government to
publicly acknowledge the seriousness of these crimes and agree to prosecute
the perpetrators.  Certainly, it must avoid granting  amnesty to those
responsible for these atrocities.
 

Moreover, the ICHRDD and ASADHO recommend that the UN Security Council
broaden and extend the mandate of the International Criminal Tribunal for
Rwanda to empower the tribunal to deal with crimes committed during the war
of liberation.
 
 

The report and a synopsis can also be found in the
<http://www.ichrdd.ca/PublicationsE/adobe/congoeng.html>Publications page
of this site.
 
 
 
 
 

Subject:
        revue de presse par CNONGD Kinshasa
   Date:
        Wed, 24 Jun 1998 20:28:28 +0200
   From:
        "Comit. solid. con il Congo-Kinshasa" <congosol@skyol.it>
     To:
        congosol@skyol.it
 


REVUE DE PRESSE MENSUELLE
Mai 1998
 

Seisme en RDC. Le mot n'est pas, en tout cas, tres fort pour resumer
l'avalanche des evenements qui se sont succedes dans le pays au cours de ce
mois de Mai 1998.

Alors qu'on s'attendait a' la commemoration avec faste de l'AN UN de la
prise de pouvoir par l'AFDL (Alliance des Forces Democratiques pour la
Liberation du Congo) de L. D. Kabila, le mois de Mai 1998 a donne' lieu a'
des veritables affaires politiques tres spectaculaires au moment ou' l'on
s'y attendait le moins.
 

La revolution bouffe ses propres fils.

En prime, il y a l'affaire de megestion dont les ministres et les patrons
des entreprises publiques sont constamment suspectes et qui tient en
haleine l'opinion nationale, a' travers la presse locale, depuis le debut
du mois de Mai.
Il y a longtemps qu'on n'a plus vu des ministres et des PDG interpelles en
cascade, plus de deux decennies environ, depuis l'ancien regime de MOBUTU.
Et la presse locale, en majorite' peu tendre avec le pouvoir AFDL n'a pas
manque' d'y trouver de la matiere croustillante.

"LE SOFT", qui se veut un "journal d'audience international", parle dans
son edition du 26 Mai 1998 de "Seisme sur la planete AFDL...". Il ecrit
dans ses colonnes: "Si un an apres la prise du pouvoir, on se pose encore
des questions sur l'identite' de KABILA, dans une culture africaine basee
sur la relation parentale, il n'y a plus l'ombre de doute sur les traits de
sa personnalite'. Un pourfendeur, authentique voire extremiste
nationaliste... Et il le comprend et n'hesite pas a' frapper, meme s'il
provoque un seisme au sein de son mouvement". Pour ce journal, "Kabila a
soumis ses ministres et son entourage a' un test, dont nombreux n'ont pas
depasse' la moyenne". (LE SOFT n. 749, du 29 Mai 1998)
 

GRABEN, l'hebdomadaire d'analyses et de prospective pour l'Afrique des
Grands Lacs evoque l'affaire au travers d'une manchette tout au moins
apocalyptique. Sous le titre "Super hecatombe dans la cour de Kabila...",
le journal ecrit: "la colere de L. D. Kabila est sans limite. Il a decide'
de ne plus rien laisser passer. Cartons rouges contre beaucoup de
ministres, meme son propre cabinet n'est pas epargne'..." (GRABEN n. 184,
du 26 au 29 Mai 1998).

D'autres journaux ont choisi de ne pas verser dans le sensationnel. C'est
le cas de "Le Potentiel", quotidien d'action pour la democratie et le
developpement, acquis au changement et proche de l'opposition. Il parle de
"Megestion et corruption: 5 ministres dans le collimateur de Kabila".
Citant des milieux generalement bien informes, le journal annonce que cinq
membres du gouvernement doivent bientot, pour megestion et pratiques
maffieuses, grossir les rangs des pensionnaires du Centre penitentiaire et
de reeducation de Kinshasa, entendez la prison de MAKALA. Le Potentiel
precise que Kabila l'avait signifie' a' certains ministres, dans le hall de
l'hotel Intercontinental, s'il vous plait?, allusion etait aussi faite
notamment a' ceux qui ont gere' dans l'opacite' les fonds de la
rehabilitation de la cite' de l'OUA qui devait accueillir les chefs d'Etat
invites au sommet manque' sur la solidarite' et le developpement. ( Le
Potentiel n.1333, 26 Mai 1998)

Mais qui sont ces ministres soupconnes de megestion? Il est difficile de
repondre a' cette question avec exactitude. Neanmoins, le journal "Le
Palmares", quotidien d'informations generales et plus ou moins proche du
pouvoir, a annonce' que le remaniement du gouvernement, fin Mai, donne a'
croire, en attendant que la justice le confirme, que les partants seraient
les mauvais eleves du gouvernement Kabila. "... Le ministre d'Etat Victor
MPOYO et cinq autres ministres quittent le gouvernement, ce sont Raphael
GHENDA de l'Information et de la Culture, MBAYA du Plan, LOKOMBE de
l'Energie, KAMBALE du Portefeuille, BISELELE vice-ministre au
Portefeuille"; le journal ne va pas par quatre chemins pour dire que ces
messieurs sont impliques dans des affaires de detournements et sont
presentement sous les verrous. (Le Palmares n. 1244, du 28 Mai 1998)

Quant au quotidien "LE PHARE", la serie noire d'arrestations continue. Le
journal livre son opinion en ces termes: "le coup de balai qui a demarre'
le week-end est presente' comme une sorte d'operation mains propres. Il
presente certes de nombreuses imperfections sur le terrain du droit pur,
mais il a neanmoins le merite de rappeler deux choses: - les diables ne
sont pas toujours ceux que l'on croit et tout le monde est faillible, - et
que seul la loi est l'unique rempart de la societe'".
Le Phare pense que le chef de l'Etat doit sevir de la meme maniere contre
tous les ministres et P-dg dont les actes de mauvaise gestion sont portes
a' sa connaissance apres enquete. (Le Phare n. 841, du 27 Mai 1998)

Entre temps, Kabila semble decide' a' appliquer, a' sa guise, la politique
de la carotte et du baton. Il a promis de punir tout mandataire de l'Etat
accuse' de detournements de fonds publics. C'est en tout cas le sens qu'il
faut donner au changement intervenu au gouvernement, et au comite' executif
de l'AFDL. La purge pourrait tres rapidement s'etendre au niveau du
personnel diplomatique, des patrons des entreprises publiques, de
l'administration publique et de l'armee. Tout serait deja' en place pendant
que la plupart vivent dans la hantise d'une eventuelle interpellation.

A propos de nominations, le nouveau gouvernement Kabila presente un autre
visage: 4 ministres d'Etat dont deux sans portefeuille; un ministre aux
Droits humains et un autre au Tourisme; cinq professeurs d'universite' dont
2 femmes nommes ministres. Autre nomination, la liste de 145
administrateurs du territoire, publiee apres concours et seminaires
organises par le Ministere de l'Interieur en attendant leur affectation a'
travers le pays. (Le Palmares, n. 1244, du 28 Mai 1998).
 

Feuilleton des evades de BULUWO

Une affaire chasse une autre. Le feuilleton des "evades de Buluwo" a connu
son epilogue avec le verdict sans appel de la terrible Cour d'Ordre
Militaire siegeant a' Lubumbashi, la capitale de la province du KATANGA
dont Kabila est originaire: 20 ans pour Masasu, ex conseille' special du
President Kabila en matiere de securite'; 15 ans pour l'irredentiste
opposant Joseph Olenghankoy, president du FONUS; et 12 mois de sursis (puis
la relaxe) pour le Professeur Zahidi N'Goma, president des Forces du Futur.
La presse locale qui avait fait l'echo de l'affaire, episode par episode,
depuis leur arrestation et transfert a' Buluwo en passant par la tentative
d'evasion, a couvert le proces, audience apres audience, en donnant
l'impression d'un feuilleton politico-judiciaire que personne ne pouvait
manquer.

Pour le journal "La Reference Plus", les rideaux tombent sur un constat:
"pour certains observateurs, par ce proces dont le caractere eminemment
politique ne peut etre denie', l'objectif du pouvoir de Kinshasa aura ete'
d'intimider les adversaires politiques et de faire ainsi le vide autour du
regime qui se sent gene' aux entournures par tous ceux qui le contredisent
sur la place publique". (La Reference Plus n. 1286, du 20 Mai 1998)

Le journal "Le Potentiel" qui juge la sanction severe s'interroge, apres
l'instruction, le requisitoire et les plaidoiries, sur la realite' qui se
cache derriere le vernis de cette affaire: "Le pouvoir AFDL veut-il, par
cette condamnation extreme, donner un signal fort a' tous les autres qui se
disent opposants? Ce serait une erreur d'appreciation et cela rajouterait
encore au dossier violation des droits de l'homme. Ce serait aussi une
contradiction avec le voeu emis par le Chef de l'Etat dimanche 17 Mai dans
son allocution a' la nation congolaise". (Le Potentiel n. 1328, du 20 Mai
1998).
 

Petard mouille' pour l'AN UN de l'AFDL.

Deception est le mot qui est revenu frequemment pour decrire la fete
manquee de l'an I de l'AFDL et l'echec du sommet sur la solidarite' et le
developpement en Afrique. Entre autre, le journal "Le Phare" a titre' a'
cet effet: "Kabila: la deception" (Le Phare n. 834, du 18 Mai 1998); un
autre titre: "Kabila degonfle'" pour le journal "Umoja" (Umoja n. 1734, du
18 Mai 1998).

Pas de fiere chandelle a' Kabila le 17 Mai, lui qui voulait feter l'an un
de sa prise de pouvoir avec un areopage de ses pairs africains qu'il avait
pris soin d'inviter a' un sommet de solidarite'.

Le journal "Le Phare", tres critique, resume: "... boude' par les Kinois
(les habitants de Kinshasa la capitale), tourne' en derision par les
voisins, l'an I du regime AFDL a vire' au cauchemar pour les liberateurs"
(Le Phare n. 834, du 18 mai 1998). Pour le journal, l'anniversaire de
l'arrivee au pouvoir de l'AFDL a surtout perdu de son eclat a' la suite de
l'echec du sommet pour la solidarite' et le developpement convoque' par
Kabila a' la meme periode. Kabila attendait pas moins de 16 presidents
africains de la region centrale et australe pour reflechir sur les grandes
questions de cohabitation et de developpement.
Si on en croit les officiels congolais ce sommet a ete' reporte' sine die
a' cause de la crise nee entre l'Ethiopie et l'Erythree. Reste que ce
sommet a perdu tout son interet des lors qu'il avait ete' boude' par le
Rwanda, l'Ouganda et l'Erythree, qui ont prefere' se rencontrer a' Kigali
au grand dam de Kabila.

"Umoja", un journal proche de l'UDPS, le parti d'Etienne TSHISEKEDI, fait
allusion a' la Fable de la Fontaine, "La grenouille qui voulait se faire
plus grosse que la vache...", pour illustrer ce qu'il appelle "la vanite'"
du pouvoir de Kinshasa. Dans son analyse, "Umoja" parle de correction
infligee a' Kabila par les occidentaux, via KAGAME et MUSEVENI: "Kabila
commence a' trouver du repondant a' ses coups de gueule deviants... Dans
leur entendement (des occidentaux), Kabila brulait les etapes en ne
respectant pas la preseance africaine... A peine au pouvoir, sans reussites
notables a' part un exces des impaires, L. D. Kabila se voulait deja' une
renommee qui le presenterait comme l'africaniste numero Un", ecrit le
journal. (Umoja n. 1734, du 18 Mai 1998).

Par ailleurs, le journal "L'Avenir" qui defend les theses du pouvoir AFDL
va, lui, chercher les raisons de ce rendez-vous manque' dans la jalousie de
MUSEVENI. Sous le titre "Museveni est jaloux de Kabila", le journal ecrit
clairement que "pour une question de leadership, le president ougandais a
noyaute' le sommet de Kinshasa". Et il s'interroge si Museveni et l'Ouganda
ont-ils les moyens de leur ambition? (L'Avenir n. 353, du 18 mai 1998).

Toujours sur le sommet manque', le journal "L'Avenir" revient a' la charge
pour vilipender Museveni en titrant a' la Une: "Museveni-Occidentaux,
complot contre la RDC". Dans le commentaire, on peut lire: "Museveni se bat
pour le leadership en Afrique. Que veut-il en faire? Sans doute pour bien
amener l'Afrique bras et jambes lies a' ses maitres a' penser qui le
gratifient a' longueur de journees sans qu'il ait instaure' dans son pays
une democratie pluraliste". (l'Avenir n. 355, du 25 Mai 1998).

La brouille est donc parfaite entre KAGAME, MUSEVENI, les "parrains" d'une
part et KABILA, le protege', de l'autre. A en croire les journaux, il
s'agit d'un veritable parricide. En verite', c'est par une declaration du
gouvernement congolais faite a' la television nationale le 22 Mai 1998 que
beaucoup ont appris que le president ougandais livrait une veritable
campagne de denigrement contre son homologue congolais L. D. Kabila, le
presentant comme "quelqu'un qui n'a aucune maitrise de la situation a'
l'interieur et a' l'exterieur de son pays". Cette prise de position de
Kinshasa est venue eclairer la lanterne la' ou' d'aucuns pensaient qu'il
s'agissait d'une simple querelle de leadership au lendemain du sommet
manque' de Kinshasa sur la solidarite' et le developpement en Afrique. Le
probleme de fond a' l'origine de la brouille serait, selon Kinshasa, le
demantelement de la contrebande et du reseau de pillages systematiques des
richesses congolaises par des ougandais.

Le journal "Le Phare" souligne que l'acte pose' par Kinshasa pourrait
marquer durablement la suite des evenements dans la region coupe-gorge des
Grands Lacs. Et il livre sa reflexion en ces termes: "a' l'heure ou' se
defont avec fracas les alliances qui s'etaient coalisees pour renverser le
regime encombrant de MOBUTU, la question que l'on se pose n'est pas
seulement de savoir, par exemple, jusqu'ou' l'ancienne rebellion
aujourd'hui installee au pouvoir peut aller dans le respect de certains
engagements pris a' l'epoque de la guerre, et qui commencent a' livrer
leurs petits secrets;... mais surtout de savoir si ces engagements pris a'
l'epoque du maquis peuvent engager toute la nation et un peuple aussi
jaloux de son independance et de sa souverainete'.... Sans presager sur
l'avenir, force est de constater qu'aujourd'hui Kinshasa en delicatesse
avec Kampala qui passait pour son puissant allie' dans la region, c'est
quasiment toute la frontiere Est du pays qui s'en trouvera insecurisee. Un
front de trop pour un pays a' la recherche d'un introuvable consensus
interieur seul a' meme de mobiliser les congolais contre ceux-la' nombreux
qui ne nous veulent pas que du bien". (Le Phare n. 839, du 25 Mai 1998).

Le journal "La Reference Plus" qui a fait sa "Une" du 29 Mai autour de la
reaction de Kampala aux declarations du gouvernement Kabila a' l'egard du
president Museveni, note que: "cette reaction, quoique tardive, administre
la preuve que les bonnes relations entre les chefs d'Etat congolais et
ougandais sont en train d'appartenir a' l'histoire". Le journal est
convaincu que: "le fait que cette brouille intervient un an seulement apres
le succes militaro-politique de L. D. Kabila relance la polemique sur les
enjeux de la guerre de liberation". (La Reference Plus n. 1294, du 29 Mai
1998.

Pour la "Tempete des Tropiques", un quotidien d'informations generales
proche du leader de l'opposition Etienne TSHISEKEDI, le desaccord est total
entre Kabila et Museveni, ecrit-il dans sa "Une" du 23 au 25 Mai 1998.
Le journal ecrit que Museveni et Kagame ont tourne' le dos a' Kabila a' qui
ils reprochent le fait de n'avoir pas su maitriser les bandes armees des ex
FAR et autres Interhamwe qui utilisent la province du Kivu comme
base-arriere pour aller operer au Rwanda et en Ouganda. Et il s'interesse
dans son analyse aux consequences de la brouille, qui, souligne-t-il, ne
sont pas "heureuses" pour Kabila: "avec ce refroidissement, ces deux pays
risquent d'offrir leurs territoires respectifs, comme bases-arrieres d'ou'
les ennemis de Kabila pourront atteindre son regime... Parmi ceux-ci, on
denombre des Mobutistes revanchards en exil qui ont toujours nourri
l'ambition de destabiliser le pouvoir AFDL a' partir du Kivu ou' des
guerriers Mayi Mayi sont deja' en conflit ouvert avec les forces armees
congolaises". (La Tempete des Tropiques n. 927, du 23-25 Mai 1998).
 

A la recherche de nouvelles alliances

La securite' aux frontieres parait etre le maillon faible du regime de
Kabila. Si a' l'Est du pays, le danger, mieux l'instabilite' semble quasi
permanente, aux portes de Kinshasa, la menace est toujours serieuse par
Brazzaville ou' bon nombre de mobutistes ont elu refuge.

En effet, Kinshasa et Brazzaville s'accusaient mutuellement d'abriter sur
leurs terres des combattants des regimes dechus de LISSOUBA et de MOBUTU
qui se prepareraient a' destabiliser les nouveaux pouvoirs de SASSOU et de
KABILA.
D'ou' l'entente cordiale entreprise par Kabila aupres des ses voisins,
congolais et centrafricain, notamment, pour une meilleure cooperation en
matiere de defense et de securite'. Les journaux locaux ont fait de larges
commentaires sur la rencontre Kabila - Denis Sassou Nguesso a' Kinshasa le
7 Mai 1998.

"La Tempete des Tropiques", sous le titre: " Sassou et Kabila signent un
pacte de non agression", qualifie l'evenement de "veritable pacte de non
agression" en ce sens que les deux Chefs d'Etat ont mis l'accent sur
l'extradition des bandes armees et des anciens dignitaires de regimes
dechus; la revision du dossier des refugies et des droits d'asile. (La
Tempete des Tropiques n. 916, du 8 Mai 1998).

"Le Potentiel" qui a aussi repris l'evenement a' la "Une", commente sous le
titre: "Kabila - Sassou: la mefiance persiste" qu'entre Kinshasa et
Brazzaville, la guerre des nerfs avait atteint des extremes critiques. "...
au centre du froid diplomatique, les soupcons mutuels d'hebergement des
caciques des regimes dechus des deux rives du fleuve Congo qui
constituaient des menaces contre les pouvoirs de L. D. Kabila et D. Sassou
Nguesso". Et il conclut en disant que "l'on peut donc voir que les nuages
entre Kinshasa et Brazzaville ont commence' a' se degager. Meme si la
mefiance plane encore, les observateurs se disent deja' soulages du fait
que les cordons du dialogue soient noues pour une paix durable entre les
deux peuples condamnes a' vivre dans l'harmonie". (Le Potentiel n. 1318, de
8 Mai 1998).

Sans doute, Kabila, apres une annee d'exercice de pouvoir, a compris qu'il
faut faire la paix autour de soi en se reconciliant avec ses "ennemis".
Preuve, cette rencontre sans panache mais surtout inattendue entre Kabila
et Tshisekedi dans un camp militaire a' Lubumbashi au Katanga, fin mai.
Comment une telle rencontre au sommet a-t-il pu echapper a' la vigilance de
la presse qui a le merite de reveler les grands evenements? N'eut-ete' le
communique' de l'UDPS, le parti d'Etienne TSHISEKEDI, qui a annonce' cet
evenement, personne ne l'aurait su; la presse dans son ensemble, s'est
contentee de diffuser ce communique' sans apporter le moindre detail.
Qu'est-ce qui a ete' dit entre les deux mamouths de la politique nationale?
Difficile a' dire tant la rencontre a pris l'allure de secret d'Etat.

Reconciliation avec Tshisekedi, reconciliation aussi avec les generaux de
Mobutu.
Indesirables en Afrique du Sud, puis au Maroc, au Benin et en Cote d'Ivoire
ou' ils ont tente' de s'installer, Baramoto, Nzimbi, Mavua et consorts
semblent condamnes a' l'errance. Le Niger a offert son hospitalite', mais
pour combien de temps?.
Kabila qui prone "l'ouverture" politique ne cesse de leur demander de
revenir au pays afin de le reconstruire apres l'avoir pille' de fond en
combe.

La presse s'interesse de pres a' ce dossier? travers differents titres?els
que: "Kabila tend la main a' Baramoto, Nzimbi et Mavua"; ou encore
"Baramoto et consort en colere contre Bedie' (le president Ivoirien) et
Manda Mobutu (le fils Mobutu)", a' propos de l'expulsion de ces generaux
d'Abidjan. Le journal se demande si le fils Mobutu, Manda, hostile a' une
opposition armee, a reellement influence' YamoussoKro dans le sens de
refuser l'asile aux trois generaux. "Ce qui est sur, ecrit le journal,
c'est que Manda entretient des relations privilegiees avec les autorites
ivoiriennes... d'autre part, Abidjan pourrait abriter un sommet des
mobutistes venus des quatre coins du monde. C'est donc dans le contexte
d'un pays qui a toujours soutenu les hommes du marechal que Mavua, Baramoto
et Nzimbi ont la plus grande peine du monde a' expliquer la subite
hostilite' des autorites ivoiriennes" (La Tempete des Tropiques n. 915, du
7 Mai 1998).

"Le Potentiel" quant a' lui titre sur cette affaire: "Kabila invite
Baramoto, Nzimbi et Mavua a rentrer au pays". Le journal cite Kabila qui
declare: "ils peuvent revenir. C'est leur pays. Ils seront bien
accueillis,... Il ne faut pas qu'ils continuent d'errer. Il n'y a pas de
vengeance." (Le Potentiel n. 11317, du 7 Mai 1998).
 

La violence au quotidien

Insecurite', violation systematique des droits de l'homme sont le lot
quotidien de la vie en Republique democratique du Congo, au point que les
actes de cette nature n'emeuvent plus outre mesure. Neanmoins quand cela
prend les allures d'un phenomene, l'opinion s'en inquiete.

Tel ce fait rapporte' dans les journaux: la presence des hommes egorgeurs
dans la province du Bas-Congo, plus precisement dans les cites de
Mbanza-Ngungu, Kimpese, Kwilu,-Ngongo et Songololo. Des hommes vampires,
renseignent les temoignages, sement la terreur et le desarroi des qu'il est
minuit.
"La Tempete des Tropiques" qui cite des temoins ecrit que: "ces vampires
cibleraient plus particulierement les femmes... non seulement qu'ils
egorgent ces femmes, mais aussi les mutilent en leur retranchant le sexe
qu'ils vont vendre moyennant des devises fortes aupres de leurs envoyes
speciaux du reste non identifies". (La Tempete des Tropiques n. 919, du 13
Mai 1998).

Pour "La Reference Plus", il s'agit de "personnes jusque-la' non
identifiees qui violent et tuent des femmes dans les champs. Quatre femmes
dont une jeune fille de 17 ans ont deja' trouve' la mort en l'espace de
deux semaines, alors qu'elles s'adonnaient aux travaux champetres. Toutes
ces femmes sont mortes dans les memes circonstances, violees et egorgees".
Et le journal d'annoncer que "les responsables de ces crimes emportent la
gorge et l'uterus de la victime apres leur forfait". (La Reference Plus n.
1273, du 5 Mai 1998).