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WEEKLY NEWS ISSUE of: 30-01-2003

PART #2/4 - From CONGO BRAZZAVILLE to DJBOUTI

 Part #1/4:  
 Africa => Central Afr. Rep.

   Part #3/4:    
 Egypt => Nigeria

   Part #4/4:      
Rwanda => Zimbabwe

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* Congo-Brazza. Assistance aux réfugiés — Le Programme alimentaire mondial (PAM) a lancé un énième cri d’alarme pour l’aide aux populations de la région du Pool, affligées par les combats. L’agence demande un soutien de 60 millions de dollars pour les deux prochaines années. Une partie en sera destinée à l’assistance aux 150.000 réfugiés qui ont quitté les zones des affrontements violents entre les rebelles ninjas et les troupes gouvernementales. Jusqu’ici, le PAM n’a reçu qu’un tiers des $5 millions demandés en 2002. Si de nouveaux fonds n’arrivent pas, avertit le PAM, les programmes d’assistance seront interrompus d’ici quelques mois. (D’après Misna, Italie, 24 janvier 2003)

* Congo-Brazzaville. UN warns of disaster — The United Nations warns of a humanitarian disaster in Congo Brazzaville’s Pool region if food aid is not forthcoming. Without extra assistance, aid stocks will be depleted in two or three months, the UN‘s World Food Programme says. The world organisation is now seeking $60m over the next two years. Part of the money would go to  provide emergency assistance to about 150,000 people displaced by fighting in the Pool region near the capital, Brazzaville. Fighting broke out last year between government forces and the so-called «Ninja» rebels in the Pool region. Donors gave just one third of the five million dollars requested in a UN appeal for Congo in 2002. (ANB-BIA, Belgium, 24 January 2003)

* Congo (RDC). Condamnés à mort affamés? — Une organisation de défense des droits de l’homme, l’Observatoire congolais des droits humains (OCDH), a dénoncé à Kinshasa le durcissement du régime carcéral imposé aux 30 condamnés à mort du procès des assassins de Laurent Kabila. Selon l’OCDH, ils se voient interdire tout contact avec l’extérieur depuis le 16 janvier. Les visiteurs ne sont autorisés à leur déposer de la nourriture qu’une seule fois pendant la semaine. Au Congo, ce sont les familles qui apportent la nourriture aux prisonniers, l’administration n’assurant pas cette charge. (La Libre Belgique, 24 janvier 2003)

* Congo (RDC). UN extends inquiry into looting of Congo — The United Nations Security Council today asked an expert panel investigating the plundering of Congo’s natural resources to carry on its work for another six months in hopes of cutting off the illegal trade. A resolution approved unanimously by the 15-nation Council invited individuals, companies and countries named in the panel’s previous reports to investigate any alleged wrongdoing and bring those responsible to justice. The Council asked the panel to report on its progress by late April and again by late July. The report said the systematic pillaging of Congo was continuing unabated despite progress toward ending the country’s four-year civil war. It called on the United Nations to impose financial restrictions on 29 companies based in Congo, Belgium, Rwanda, Uganda, Zimbabwe and South Africa, and to impose a travel ban and financial restrictions on 54 individuals, including senior officials of Congo and Zimbabwe, allegedly involved in the pillaging. (New York Times, USA, 24 January 2003)

* Congo (RDC). Le MLC sommé de quitter Kinshasa? — Le 23 janvier, le gouvernement congolais aurait sommé les membres du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba de quitter Kinshasa, a déclaré une source proche du mouvement rebelle sous couvert de l’anonymat. “Nous avons été informés verbalement par le conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité de quitter le territoire sous contrôle gouvernemental dans les meilleurs délais”, a-t-il dit. Une source proche du gouvernement, interrogée par l’agence congolaise APA, a déclaré que la mesure aurait été reportée, sans plus de détail. Par ailleurs, dans une lettre notifiée aux délégués du MLC, du RCD-ML et des opposants extérieurs, le gouvernement a décidé de ne plus prendre en charge leurs frais d’hôtel. (La Libre Belgique, 25 janvier 2003)

* Congo (RDC). Le pillage du pays — Le Conseil de sécurité de l’Onu a demandé à la commission d’experts enquêtant sur le pillage des ressources naturelles du Congo-Kinshasa de prolonger ses travaux pendant six mois. Dans une résolution adoptée à l’unanimité, le Conseil invite les personnes, les entreprises et les pays cités dans les précédents rapports de la commission, à enquêter sur toute malversation présumée et de traduire les responsables devant la justice. La mission vise à garantir que les ressources du Congo “sont exploitées légalement et sur une base commerciale équitable, de manière à ce que les Congolais en soient les bénéficiaires”. (La Libre Belgique, 27 janvier 2003)

* Congo (RDC). Kinshasa: grève des transporteurs — Le 27 janvier, la ville de Kinshasa a été paralysée par une grève des transporteurs privés, qui protestent contre les tracasseries dont ils sont victimes de la part des agents de l’ordre. La majorité de la population n’a pu se déplacer en raison du manque de taxis et de minibus. Les chauffeurs de transport en commun s’insurgent notamment contre la multiplicité de voyageurs qui se prémunissent de différentes cartes les dispensant de payer leur transport: militaires, policiers, journalistes et fonctionnaires. Ils dénoncent aussi les “amendes” qu’ils sont obligés de payer aux nombreux agents de la police routière postés tout au long des parcours, sans motif valable et sans qu’ils aient commis une quelconque infraction. (D’après PANA, Sénégal, 27 janvier 2003)

* Congo (RDC). Kabila urges rebel groups to become political parties26 January: President Joseph Kabila urges rebel movements to stop fighting and join Congo’s democratic process, by transforming themselves into political parties. He says the political transformation of rebel movements is the best way to meet the expectations of the Congolese people. His government, he says, wanted to demonstrates its «good intentions» to walk along the road to democracy, abide by the peace accord, and share power with all the protagonists of crisis who signed the Pretoria accord on 17 December, in South Africa. 28 January: Sir Ketumile Masire, the Inter-Congolese Dialogue’s facilitator, says the final session will take place at the end of February-beginning of March and will last three days. (ANB-BIA, Belgium, 28 January 2003)

* Congo (RDC). Le lent processus de paix — Le 26 janvier, le facilitateur du dialogue intercongolais, Sir Ketumile Masire, a pris l’avion pour une tournée de huit jours en Europe et aux Etats-Unis, afin de renforcer le soutien au processus de paix au Congo. Avant son départ, il a révélé qu’il existe un désaccord sur le lieu d’organisation de la prochaine série de pourparlers, le gouvernement ayant opté pour Kinshasa, alors que les autres parties préféreraient “pour des raisons de sécurité” que ces rencontres se tiennent à l’extérieur du pays. Les participants devront discuter notamment du projet de Constitution, de l’intégration des forces armées et de la sécurité des membres du gouvernement de transition. -Le 26 janvier également, le président Kabila a convié les mouvements rebelles à se muer en partis politiques. Il a par ailleurs affirmé qu’il poursuivra sans relâche le processus de paix et la réunification du pays. -Le 27 janvier, les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne ont “fermement” invité toutes les parties en RDC “à finaliser de bonne foi les négociations” et “à mettre en place dans les plus brefs délais les institutions de transition”. Il convient d’établir sans délai une “feuille de route” avec un agenda précis et des échéances claires, ont-ils déclaré, se disant prêts à soutenir le processus de transition dès la mise en place des nouvelles institutions. — Le 28 janvier, M. Masire, de passage à Bruxelles, a indiqué que la session finale du dialogue intercongolais aura lieu “fin février, début mars” et qu’elle durera trois jours. (ANB-BIA, de sources diverses, 29 janvier 2003)

* Congo (RDC). Soldats chinois dans la Monuc — Un contingent de 176 militaires chinois, essentiellement des ingénieurs, est attendu bientôt au Congo en renforcement de la Mission des Nations unies (Monuc), a annoncé le 29 janvier à Kinshasa, le porte-parole de cette mission. Ce contingent sera essentiellement affecté à la réhabilitation de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu encore sous le contrôle du mouvement rebelle RCD-Goma. Il sera aussi chargé de la construction d’un hôpital à Kindu, chef-lieu de la province du Maniema. (PANA, Sénégal, 29 janvier 2003)

* Congo (RDC). Nouveau gouverneur au Sud-Kivu — La nomination du nouveau gouverneur du Sud-Kivu a déchaîné des polémiques enflammées entre le gouvernement de Kinshasa et l’autorité de la zone. Le RCD-Goma, qui a le contrôle de la région, a nommé à la tête de la province Xavier Chiribanya Chirimwami, considéré comme un des responsables du meurtre de l’ex-président Laurent-Désiré Kabila. Le 7 janvier, la cour militaire l’avait condamné à mort par contumace, avec 30 autres personnes. Le RCD-Goma s’est limité à dire que Chirimwami est “l’homme qu’il faut” et que la cour militaire n’a “aucune compétence en la matière”. Chirimwami lui-même s’est dit “surpris d’être impliqué dans le meurtre” de L.D. Kabila, et a dit se sentir serein et prêt à faire le travail pour lequel il a été choisi. (Misna, Italie, 30 janvier 2003)

* Côte d’Ivoire. Agreement in jeopardy23 January: Liberian Government troops  have been accused of fighting alongside rebels by the army. For a third day running government-held positions have come under attack in the western town of Toulepleu close to the border with Liberia. The latest round of hostilities has serious implications for the peace talks which are coming to an end in Paris. It also appears to confirm fears that the four-month conflict will increasingly involve neighbouring countries in the region. President Laurent Gbagbo has now left for the French capital, where he is due to hold talks with French President Jacques Chirac on 24 February. 24 January: Representatives of the main political parties and rebel factions have signed a draft agreement in Paris, aimed at ending the four-month civil war. The rebels say they will be included in a new national reconciliation government, and a new prime minister will take on most of the powers of the government. However, there are signs that President Laurent Gbagbo may not accept the deal. Leaders of the three main rebel groups present at the talks have dropped their demand for Mr Gbagbo to resign and for immediate elections. The plan calls for a new interim government to set a date for «credible and transparent» elections. Political parties and rebel groups at the talks would have a role in the interim government. The document was signed by representatives of President Gbagbo’s ruling Ivorian Popular Front (FPI) party. The rebel Patriotic Movement of Côte d’Ivoire’s (MPCI) secretary-general is reported to have expressed «complete satisfaction» with the agreement. 25 January: West African leaders and international representatives are gathering for a two-day summit in Paris to discuss the peace plan. — There are angry protests in Côte d’Ivoire after President Gbagbo accepts the peace agreement. — President Gbagbo appoints Seydou Diarra as interim prime minister with whom he will share power. 26 January: Tens of thousands of people take to the streets in Abidjan, a city of three million, accusing the French of imposing the agreement on their former colony. 27 January: President Laurent Gbagbo has returned from Paris after signing a power-sharing deal with rebels, which triggered angry protests in the war-torn country. Before leaving France, Mr Gbagbo appealed for calm, saying that mutual concessions had been necessary to end the four-month civil war. Hundreds of President Gbagbo’s supporters take to the streets of Abidjan for the second day to protest at the power-sharing deal. Mr Gbagbo’s supporters are unhappy that under the agreement he will lose some of his powers to a national unity government which will include the rebels. Mr Gbagbo attempts to play down the unrest, saying «an accord of this nature automatically gives rise to a few excesses». French President Jacques Chirac had earlier urged him to take control of the situation. — The European Union promises reconstruction aid to help the country get back on its feet. 28 January: President Gbagbo’s supporters have again returned to the streets of Abidjan. They accuse the French of forcing him to concede power to the rebels. — The  army has rejected a key part of the peace agreement aimed at ending the country’s four-month-old civil war. The deal stipulates that supporters of President Laurent Gbagbo should share power with rebels within a unity government. But in a letter to the president, the army says it will not accept the rebels taking over the defence and interior ministries under the accord. Senior military officers met Mr Gbagbo to express their objections. «We told him officially that the army does not agree with certain elements of the peace agreement,» army spokesman Jules Yao Yao said. 29 January: President Laurent Gbagbo faces more opposition to French-brokered peace accord aimed at ending the four-month civil war. Communications Minister Seri Bailly said the president should look for another way to solve the crisis. France says it is ready to evacuate its 20,000 citizens in Côte D’Ivoire. (ANB-BIA, Belgium, 29 January 2003)

* Côte d’Ivoire. Accord contesté — Dans la nuit du jeudi au vendredi 24 janvier, les discussions de Marcoussis sur l’avenir de la Côte d’Ivoire ont fini par porter leurs fruits, les négociateurs étant parvenus à la conclusion d’un accord de sortie de crise. “Toutes les parties ont signé l’accord”, affirme une source proche des négociateurs. Cet accord prévoit notamment la mise en place d’un gouvernement de réconciliation nationale, qui regroupera les représentants de toutes les forces politiques et groupes rebelles; ce gouvernement de transition sera mené par un Premier ministre “de consensus” aux pouvoirs élargis, qui fixera la date des prochaines élections; enfin, le président Gbagbo restera en place jusqu’à ces élections, auxquelles il ne pourra pas se présenter. L’accord prévoit également une amnistie générale pour les combattants et la “refondation” d’une armée républicaine après le regroupement et le désarmement de toutes les “forces en présence” avec l’aide de la France et de la CEDEAO. Le médiateur M. Mazeaud doit présenter le protocole d’accord au président Chirac, qui recevra le vendredi soir le président ivoirien, à la veille du sommet des chefs d’Etat africains qui se tiendra ce week-end à Paris en présence du secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan. D’autre part, devant la nette détérioration de la situation dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, le ministre ivoirien de la Défense, Kadet Bertin, a déclaré que son pays se considérait attaqué par le Liberia et demandait à la France d’activer l’accord de défense et d’envoyer des troupes supplémentaires pour lui venir en aide. — 25-26 janvier. A Paris, lors du sommet des chefs d’Etat et après de longues discussions, le président Gbagbo a finalement accepté l’accord de sortie de crise. M. Seydou Diarra (69 ans, un musulman du Nord, ancien Premier ministre) a été nommé Premier ministre du futur gouvernement de réconciliation nationale. Le principal mouvement rebelle, le MPCI, a obtenu les ministères de la Défense et de l’Intérieur. Cette annonce a mis le feu aux poudres à Abidjan, où des dizaines de milliers de personnes ont  manifesté contre l’accord de Marcoussis, assiégeant un camp militaire français et s’en prenant à l’ambassade et à divers intérêts français. L’ambassade du Burkina Faso a été incendiée. Le président Gbagbo a lancé un appel au calme et s’est envolé de Paris pour regagner Abidjan. Par ailleurs, dans l’ouest du pays, offensives et contre-offensives se sont poursuivies entre rebelles libériens et forces loyalistes. D’autre part, le président sud-africain, Thabo Mbeki, a déclaré qu’un sommet extraordinaire de l’Union africaine sera organisé “dans une semaine” pour envisager un soutien à la Côte d’Ivoire. Et l’Union européenne s’est engagée à verser une enveloppe globale de 400 millions d’euros sur cinq ans pour soutenir le processus de réconciliation, liant toutefois le versement de cette aide au rétablissement durable de la paix et de la stabilité dans le pays. — 27 janvier. De nouvelles manifestations antifrançaises ont eu lieu à Abidjan, où les ressortissants français ont été victimes de pillages. Alors qu’on attendait un discours à la nation du président Gbagbo, celui-ci s’est contenté d’une adresse à ses partisans, affirmant que “ce qui s’est dit à Marcoussis, ce sont des propositions... Je suis à la barre. Je reste à la barre”. Il a cependant lancé un appel au calme et invité les Ivoiriens à “aller au travail”. L’armée a fait savoir qu’elle n’accepterait pas la nomination d’un membre de la rébellion au poste de ministre de la Défense, mais elle reste divisée. Des rumeurs de coup d’Etat circulent. —28 janvier. Abidjan a vécu sa 3ème journée de manifestations. Paris a appelé le président Gbagbo à respecter ses engagements, et aussi à garantir la sécurité de ses ressortissants. La plupart des Français restaient terrés chez eux. Le ministre de l’Intérieur, M. Yao N’dré, a rejeté l’accord de Paris. Pour sa part, le MPCI a déclaré qu’il refusait d’envisager une renégociation de la composition du gouvernement de transition. D’autre part, à Agboville (80 km au nord d’Abidjan), des affrontements interethniques ont fait au moins dix morts depuis la veille. Ils opposent les Abbey, ethnie majoritaire dans la région, aux Dioulas, originaires du nord. Trois mosquées ont été brûlées, ainsi que des temples et des églises en représailles. — 29 janvier. Le calme est revenu à Agboville. A Abidjan, la situation s’est un peu détendue, mais de nombreuses sociétés françaises ont entrepris de rapatrier leurs salariés, du moins les femmes et les enfants. D’autre part, la perspective d’un règlement de la crise apparaissait de plus en plus lointaine, face au refus de l’armée et des partisans du président Gbagbo d’une entrée des rebelles dans un gouvernement de transition. (ANB-BIA, de sources diverses, 30 janvier 2003)

* Djibouti. Camp Lemonier — Camp Lemonier has been quietly established over the past few months at the end of a dusty road on the outskirts of Djibouti city. Surrounded by coiled barbed wire fences, watchtowers and huge sand-filled defence bags, it provides a desolate home to about 900 US troops, including special forces, army and Marine detachments, airmen and military police. The camp is also the most visible sign of a much upgraded US military presence in a region it considers a haven for al-Qaeda and other terrorists. Djibouti, the tiny fly-blown former French colony at the tip of a turbulent East Africa, once described by the French poet Rimbaud as “this awful, filthy country”, is perfectly placed for such an operation. Situated where the Red Sea and Gulf of Aden meet, it is only an hour or so in a fishing vessel or motor-powered dhow across the Bab al-Mandab strait from Yemen, bin Laden’s ancestral home and the site of a bomb attack on the USS Cole in 2000 that killed 17 American sailors, and an attack last October on a French oil tanker. Djibouti also has borders with Ethiopia, Eritrea and Somalia, the latter a failed state where the US suspects that al-Qaeda sympathizers planned the 1998 bombing of its embassies in Nairobi and Dar es Salaam and a suicide attack that killed 13 people last November at a hotel used by Israeli holidaymakers in the Kenyan port city of Mombasa. Last week Britain and several other Western governments warned their citizens about a possible Bali-style terrorist attack in the Tanzanian island of Zanzibar, a favourite tourist destination in the Indian Ocean a half-day’s ferry ride from Mombasa. Much of the US base’s activities are shrouded in secrecy. Humvee military vehicles race up to its entrance in clouds of dust and quickly disappear through raised barriers. Helicopters swoop in and out, ferrying supplies, equipment and personnel to warships patrolling the Gulf of Aden. Visitors, their approach monitored at a distance, are eyed suspiciously and rigorously searched before being allowed to enter. Inside, lines of air-conditioned military tents, many still unoccupied, and MASH-style hospital facilities, occupy areas of the camp’s 36 hectares and groups of fatigue-clad soldiers busily go about their duties. (The Times, UK, 24 January 2003)

* Djibouti/USA. Accord de dérogation à la CPI — Washington poursuit sa campagne diplomatique pour se mettre à l’abri d’éventuelles poursuites devant la Cour pénale internationale (CPI). Le 24 janvier, la Maison Blanche a signé avec le gouvernement de Djibouti un accord accordant l’immunité aux ressortissants américains susceptibles d’être jugés par la CPI pour crimes de guerre ou contre l’humanité. Djibouti, qui accueille depuis quelques mois un contingent américain sur son territoire dans le cadre de la lutte internationale contre le terrorisme, est le 18ème pays à signer un tel accord bilatéral avec les Etats-Unis. (Misna, Italie, 25 janvier 2003)

* Djibouti. Nomadic trade under threat — A nomadic salt trade that has been a way of life for centuries is being threatened by the fortunes of war and modern day industry. To the occasional tourist visiting the  baking salt pans in the northeast African country of Djibouti, the efforts of a lone figure kneeling in the hot sun scraping salt crystals from the ground with his bare hands may look more like a test of physical and mental endurance than a way to make a living. Hours pass as he toils under the African sun, scooping cup after cup of the crumbling powder into sacks to load onto his two camels for the arduous trek to market. But for the nomads of Djibouti, it is a way of life. «It’s my inheritance, my father did it, my son will do the same thing,» said Ahmed Tour, 30, pausing from his toil on the plain. «I make whatever profits I can, just so I can avoid dying of hunger.» A stone’s throw from Tour’s camels, metal squeals on metal as a mechanical digger flexes its giant claw, gobbling away at an estimated four billion tonnes of salt deposited by the lake. «I understand that it’s hard for them, but they have to do it, there’s no other way for them to make money,» said the driver, Omar Abdi, 27. «We work for companies, that’s why we’re well paid.» What began many years ago as a trade plied by nomads has been transformed into an industrial scale business, changing the face of Lac Assal and providing tiny Djibouti with one of its biggest export industries. Djibouti, an arid land of 640,000 people that depends on income from its strategic port, salt has become a growing export, alongside seafood from the Red Sea, providing hundreds of welcome jobs. «It’s our crude oil,» said Mohamed Ambassa, technical director of Selac (Salt), one of the biggest companies around the lake, 70 km west of the capital Djibouti. «We hope the salt industry can uplift the whole Djibouti economy.» (CNN, USA, 28 January 2003)


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