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WEEKLY NEWS ISSUE of: 28-05-2003

PART #3/4 - From MADAGASCAR to SENEGAL

 Part #1/4:  
 Africa => Centr. Afr. Rep.

 Part #2/4:  
 RD Congo => Libya 

   Part #4/4:      
Sierra Leone => Zimbabwe

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* Madagascar. Nouveau bilan du cyclone — Il y a eu au moins 70 morts et une vingtaine de disparus suite au passage du cyclone “Manu” qui s’est abattu sur les côtes orientales de Madagascar entre le 8 et le 12 mai, selon un nouveau bilan communiqué le 22 mai par le Conseil national de secours. Les sans-abri sont au moins 115.000 et quelque 30.000 habitations ont été balayées. Parmi les centres les plus touchés figure la ville côtière de Vatomandry. Le gouvernement a lancé un appel à la communauté internationale afin qu’elle contribue au relèvement de cette région. (Misna, Italie, 23 mai 2003)

* Madagascar. Chemins de fer — La relance effective du réseau nord des chemins de fer de Madagascar par un concessionnaire privé franco-sud-africain est “imminente”, selon le directeur général de Madarail, filiale du groupe Bolloré, qui a obtenu la gestion du réseau pour 25 ans. Madarail s’attaquera en priorité à la réhabilitation des infrastructures et du matériel et ne gardera que 1.000 cheminots sur 2.000. Le réseau nord de Madagascar (738 km) est de première importance pour l’économie du pays, reliant la capitale Antananarivo au plus grand port, Taomasina. (Le Figaro, France, 26 mai 2003)

* Madagascar. Adieu au franc malgache — Madagascar va abandonner le franc malgache (FMG) pour adopter l’ariary, une unité monétaire dont le nom ne fait plus référence au passé colonial. La décision a été officiellement annoncée par le président Ravalomanana. Selon la presse, les billets de banque actuellement en circulation vont être retirés du circuit et remplacés par des nouveaux. Le changement soulève toutefois de formidables défis techniques, qui nécessiteront une période de transition, probablement de deux ans au minimum. La réforme permettra notamment de lutter contre le blanchiment d’argent et les faux-monnayeurs. Selon le gouverneur de la Banque centrale, la “démonétisation” vise aussi à neutraliser d’importantes sommes de fonds publics qui auraient été frauduleusement retirés au moment fort de la crise politique de l’année dernière. (Courrier International, France, 27 mai 2003)

* Mali. Premier convoi de Côte d’Ivoire — Le 24 mai, le premier convoi de camions transportant des marchandises maliennes en souffrance au port d’Abidjan depuis plusieurs mois, est arrivé au poste frontalier de Zégoua en territoire malien. Cette arrivée marque le début de la reprise du trafic sur l’axe Abidjan-Bamako interrompu depuis le déclenchement de l’insurrection armée en septembre 2002 en Côte d’Ivoire. En avril dernier, une délégation ivoirienne avait séjourné à Bamako et avait donné l’assurance que toutes les dispositions seraient prises pour assurer le rétablissement du trafic entre Bamako et Abidjan. (D’après PANA, Sénégal, 26 mai 2003)

* Morocco. Moroccans march against terror25 May: Tens of thousands of Moroccans have thronged the streets of Casablanca to voice their anger over the suicide attacks which killed 43 people. Dozens of associations and political parties join the march, led by Prime Minister Driss Jettou and other government officials. The demonstration begins outside the Farah Hotel — one of the targets of the 16 May bombings. The city centre becomes a sea of red-and-green Moroccan flags and echoed to the chants of «Down with hate!» and «United against terrorism!» (ANB-BIA, Belgium, 25 May 2003)

* Maroc. Ali Lmrabet hospitalisé d’urgence — Ali Lmrabet a été hospitalisé ce lundi 26 mai dans l’après-midi. Il est actuellement sous perfusion dans l’hôpital Avicenne de Rabat. Le journaliste a entamé une grève de la faim le 6 mai dernier. Selon son médecin, il est “très affaibli. Il ne peut plus boire depuis hier. Il vomit tout. Il ne peut plus se déplacer”. Lmrabet, patron de deux publications satiriques, est derrière les barreaux depuis le 21 mai, condamné à quatre ans de prison ferme pour “outrage au roi” et “à l’intégrité territoriale”. Il a entamé une grève de la faim pour “faire valoir ses droits”. (RSF, France, 26 mai 2003)

* Morocco. Top of Europe’s cannabis league — Dealers off the colourful Outa el Hammam square in the medina were at their most solicitous. «Hello my friend. You want kif? I have very good stuff, 10 euros, come and smoke some.» It is a scene typical of tourist towns across Morocco: young men selling kif, the local word for cannabis, to Europeans in the whitewashed alleyways and low, Andalusian-style arched passages. But Chaouen, a pretty northern hill town in the midst of the country’s rapidly expanding cannabis fields, is a sharp reminder of how Europe is losing a futile battle. Production of kif is now the undisputed pillar of the local economy. Officially Morocco’s biggest foreign-currency earner is tourism, but unofficially it is cannabis. The land devoted to its illegal production is doubling every three to five years. This year’s crop will cover 250,000 hectares, twice the size of three years ago, according to a Spanish agronomist, Pasqual Moreno, who is a European authority on kif cultivation. «You now find kif fields clearly visible from the roads, with no attempt made to hide them. The plantations have spread north to the Mediterranean, south towards Fes, and west towards Larache,» he said. «I have been coming to Morocco for 25 years, and I have never seen it like this.» Last week agronomists pulled up sticks after trying to persuade farmers of the Rif mountains to stop growing the plant. To all intents and purposes, their attempted programme folded — another reminder to Europe that it cannot hope to curb an industry whose raison d’etre is precisely its proximity to a continent that bans cannabis production while at the same time being home to some 20 million dope-smokers. (The Guardian, UK, 27 May 2003)

* Maroc. Lutte anti-terroriste — Des actions terroristes étaient en préparation à Marrakech, à Fès et à Essaouira, selon la presse marocaine qui a fait état, le 23 mai, d’arrestations et d’enquêtes dans ces trois villes après les attentats du 16 mai à Casablanca. Un tract intégriste appelant au massacre de tous les “mécréants” et de leurs protecteurs avait été diffusé dans plusieurs quartiers populaires de Casablanca peu avant les attentats-suicides, a-t-on appris par ailleurs. — Le 25 mai, plusieurs dizaines de milliers de Marocains ont manifesté à Casablanca pour dénoncer le terrorisme et les attentats du 16 mai, qui ont fait 43 morts. Des dizaines d’associations et de partis politiques y ont pris part, ainsi que de nombreux membres de la communauté juive marocaine. Le Premier ministre, Driss Jettou, et plusieurs membres du gouvernement ont également défilé sur une partie du cortège. Le parti islamiste “Justice et Développement” (PJD) avait renoncé à participer à cette manifestation, expliquant sa position par “le souci de voir cette marche se dérouler dans de bonnes conditions”. — Le 27 mai, on apprenait que cinq personnes “directement impliquées” dans les attentats de Casablanca se trouvaient devant la justice, alors que des dizaines d’autres avaient été arrêtées. Trois hommes (un kamikaze potentiel, un ancien juge devenu militant islamiste et un membre d’un groupe intégriste) ont comparu devant le tribunal. Ils sont inculpés de plusieurs chefs parmi lesquels “meurtre avec préméditation et constitution d’une bande criminelle”. (ANB-BIA, de sources diverses, 28 mai 2003)

* Maurice. Parti politique musulman — Le 22 mai, un groupe de musulmans de Maurice a lancé officiellement un parti politique dénommé Muslim League, avec pour objectif de “défendre les intérêts de la communauté musulmane”. “Les musulmans mauriciens se sentent quelque peu délaissés par les autorités de l’île”, a expliqué le président de ce parti, Farook Mohammed Baccus. “Nos actions seront basées sur les demandes de la communauté et nous nous laisserons inspirer en tout temps par la justice sociale, et oeuvrerons dans le respect des autres communautés”, a-t-il ajouté. Il a déclaré avoir constaté l’existence d’un sentiment de frustration générale parmi les musulmans concernant, entre autres, le recrutement et les promotions dans la fonction publique. (PANA, Sénégal, 22 mai 2003)

* Mauritanie. Fatwa contre l’extrémisme — Le 22 mai, plus d’un millier d’oulémas, d’érudits et d’imams mauritaniens ont rendu publique une fatwa (décret religieux) interdisant “le terrorisme sous toutes ses formes et tout autre acte pouvant provoquer la mort de musulmans et de non-musulmans”. “Nous nous engageons aux côtés du gouvernement pour barrer la route à toute forme d’extrémisme et de terrorisme bannie par notre sainte religion d’islam”, indique la fatwa. Elle a en outre condamné fermement les attentats de Casablanca (Maroc) et de Ryad (Arabie Saoudite). Cette fatwa intervient en Mauritanie au moment où une vaste campagne d’arrestations est lancée dans les milieux islamistes. - D’autre part, on apprenait le 25 mai de sources informées, que la police mauritanienne avait procédé à la fermeture des locaux d’une organisation caritative des Emirats arabes unis à Nouakchott et à l’arrestation d’un certain nombre de ses responsables. Cette fermeture semble être liée à l’évolution de l’enquête relative à l’arrestation récente de dizaines de personnes appartenant à la mouvance dite “islamiste”, pour utilisation de lieux de culte à des fins “de propagande subversive”. Le 26 mai, la police a encore arrêté l’ancien secrétaire général du parti interdit Al Talia, une formation nationaliste arabe d’obédience baasiste, Mohamed Hafedh Ould Babana. (ANB-BIA, de sources diverses, 27 mai 2003)

* Nigeria. Bank fraud up 40%22 May: Nigeria’s banks have seen almost $10m disappear through employee fraud in 2002, a rise of more than 40% on the year before, a survey by the country’s banking regulator has found. The total amount stolen was 1.29bn naira, up from 906.3m in 2001, the Nigerian Deposit Insurance Corporation (NDIC) reported. Ten times that amount — 12.91bn naira —was recorded in attempted fraud, up from 11.24bn for a rise of 15%. Most of the thefts, NDIC said, were the result of either forgeries or illegal withdrawals from customers’ accounts. The figures may well be an understatement, though, as NDIC said it believes financial institutions routinely underreport fraud losses for fear of negative publicity. (ANB-BIA, Belgium, 22 May 2003)

* Nigeria. Avant l’investiture d’Obasanjo — Le Nigeria a déployé 250.000 policiers à travers les 36 Etats et la capitale fédérale Abuja, pour assurer, le 29 mai, une cérémonie d’investiture impeccable, sur fond de menaces de certains hommes politiques de l’opposition de perturber la cérémonie. L’armée a aussi été placée en état d’alerte maximale. La cérémonie aura lieu simultanément dans les 36 Etats. Au moins 47 leaders étrangers sont attendus à Abuja lors de l’investiture d’Obasanjo qui se succède à lui-même. Le principal parti d’opposition, All Nigeria Peoples Party (ANPP), soutenu par une coalition de groupes d’opposition, a rejeté les résultats des élections du 19 avril et demandé leur annulation. Mais le 27 mars, la cour d’appel a rejeté la requête introduite par l’opposition pour faire annuler la cérémonie de l’investiture, déclarant que son approbation entraînerait un vide au sommet de l’Etat. (PANA, Sénégal, 25-27 mai 2003)

* Nigeria. Obasanjo faces a rocky start — Plans for the swearing-in this week of Nigeria’s President Olusegun Obasanjo for a second four-year term are being overshadowed by opposition attempts to annul his election victory and by a constitutional stand-off between the presidency and parliament. More than 40 heads of state and government, mostly from other African countries, are expected to attend the inauguration, which follows a contested 62 per cent ballot for Mr Obasanjo in elections last month. The country’s top police officer last week spoke of widespread concerns about attempts to disrupt Thursday’s event - including planned anti-government demonstrations that were also aimed, possibly, at making the country «generally ungovernable». The tense run-up to an event that ought to be a political formality highlights continuing controversy about the conduct of the elections at national and local state level. International and domestic observers pointed to evidence of ballot fraud in parts of the country. Mr Obasanjo, a former military ruler, was first elected four years ago in a return to democratic government after more than 15 years of dictatorship. His chief opponent, Muhammadu Buhari, a retired major-general who thwarted the country’s last attempt at democracy, has called for peaceful demonstrations to protest against vote-rigging. He is also trying to obtain a court injunction to stop Mr Obasanjo assuming office. The threat of fresh military intervention in Nigeria’s politics is seen as remote. However, in an interview with the Weekly Trust, a newspaper based in his own northern region, Gen Buhari was quoted as saying a bloodless coup d’etat would have been «much, much neater» than the election that took place. Another unsuccessful candidate, Emeka Ojukwu, secessionist leader in Nigeria’s civil war in the late 1960s, has also disputed the validity of the election in his eastern region. Despite legal moves to try to block the inauguration and calls for the setting-up of an interim government, most observers expect the ceremony to go ahead. (Financial Times, UK, 27 May 2003)

* Rwanda. Le sanctuaire de Kibeho — “Le sanctuaire de Kibeho deviendra un phare de foi et d’espérance de paix dans toute la région des Grands Lacs”. C’est le souhait formulé par Mgr Augustin Misago, évêque de Gikongoro, à la veille de la consécration du sanctuaire le 31 mai. A cette occasion, plusieurs évêques des pays voisins se rendront à Kibeho en signe d’unité entre Eglises. A Kibeho, de 1981 à 1989, il y a eu plusieurs apparitions de la Sainte Vierge, qui ont été reconnues, après enquête, par l’évêque du lieu en 2001. “Dans une Afrique bouleversée par les guerres et les persécutions, nous espérons beaucoup que la Vierge Marie nous aidera à parcourir les voies de la paix”, a déclaré Mgr Misago. (Agence Fides, Rome, 23 mai 2003)

* Rwanda. Voting on a new Constitution26 May: Rwandans are voting on a draft constitution that the government says will prevent a repeat of the 1994 genocide. Thousands of people queue to cast their ballots on hilltops and at schools. The Tutsi-dominated transitional government says the new constitutional framework safeguards against the dominance of a single political party. However, critics say it is geared toward keeping the Rwandan Patriotic Front in power and includes significant powers to curtail civil rights. Turnout is reported to be high and voting peaceful. The draft Constitution: Prevents one party-dominance; bans inciting ethnic hatred; allows parliament to curtail free speech. At least half of registered voters must have participated for the results to be validated. It has already been approved by parliament. The ballot paper asks the question: «Do you accept the new constitution?» Voters put their thumb-prints in one of two boxes: «Yes» or «No». Up for approval in this vote is a framework of a national assembly, senate, and president eligible to hold up to two seven-year terms in office. Shops and offices are closed to allow people time to vote. It should be noted that Human Rights Watch has voiced concern about the proposed constitution, saying it serves only to perpetuate control of the Rwandan Patriotic Front (RPF), led by President Paul Kagame. 27 May: A huge majority of Rwandans has backed the draft constitution, electoral officials say. Some 93% of the electorate voted «Yes» in the referendum, said electoral commission chairman Chrysologue Karangwa. Turnout was 87% of registered voters. Earlier, President Paul Kagame said that the first presidential elections since 1988 would be held in August and parliamentary polls in September. (ANB-BIA, Belgium, 27 May 2003)

* Rwanda. Référendum constitutionnel — Le 26 mai, près de 4 millions de Rwandais étaient appelés à se prononcer sur le projet de la nouvelle Constitution, en chantier depuis 2002. Les bureaux de vote étaient supervisés par plus de 600 observateurs, dont une quinzaine d’observateurs internationaux. Les résultats du référendum conditionneront la suite du programme électoral qui doit marquer la fin de 9 ans de transition politique au Rwanda. Ils devraient être annoncés dans les cinq jours. Tout le monde pense que le “oui” l’emportera largement. — Le projet de Constitution est à la fois novateur (notamment pour les droits de l’homme et l’environnement) et restrictif, surtout pour les partis politiques. Ainsi, les partis ne peuvent “porter atteinte à l’unité nationale”, une notion assez vague pour inquiéter les adversaires du régime, qui voient là une porte ouverte à la répression de ceux qui menaceraient le pouvoir du Front patriotique rwandais (FPR). Le 22 mai, le Mouvement démocratique républicain (MDR), allié du FPR depuis 1992, a dû annoncer son autodissolution, parce qu’accusé d’"idéologie ethniciste". Le Premier ministre, Bernard Makuza, membre du MDR, a officiellement abandonné toute ambition présidentielle “au profit du président Kagamé, un homme plus compétent”, selon ses propres mots. — 27 mai. Selon de premiers résultats provisoires du référendum, le “oui” a recueilli 93% des suffrages, a indiqué le président de la commission électorale. Aucun parti n’avait appelé à voter non. Le scrutin s’est déroulé sans incidents. Le président Kagamé a annoncé que la présidentielle devrait avoir lieu en août et les législatives en septembre prochain, bien que ces dates restent des “estimations”. (ANB-BIA, de sources diverses, 28 mai 2003)

* Sénégal. Décès du fondateur du MFDC — Sidy Badji, fondateur du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC, mouvement séparatiste), est décédé le 26 mai à son domicile de Ziguinchor des suites d’un cancer du foie, a annoncé sa famille. Il avait 88 ans. Il était sorti du maquis casamançais en 1995 pour s’installer à Ziguinchor où il animait une aile dissidente du MFDC. Né en 1915, il n’a cessé, après l’indépendance du pays, de lutter pour la séparation de sa région, fondant le MFDC en 1983. Les autorités sénégalaises ont toujours considéré Sidy Badji comme un extrémiste, contrairement à l’abbé Diamacoune Senghor, chef de l’aile politique du mouvement. Son décès intervient à quelques jours de l’ouverture de nouvelles négociations entre le gouvernement sénégalais et les rebelles de Casamance. (ANB-BIA, de sources diverses, 27 mai 2003)


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