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WEEKLY NEWS ISSUE of: 05-06-2003

PART #2/4 - From CENTR. AFRICAN REPUBLIC to LIBERIA 

Part #1/4:  
 Africa => Cameroon 

   Part #3/4:    
 Libya => Sierra Leone

   Part #4/4:      
Somalia => Zimbabwe

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* Centrafrique. Le délai de la transition — Le 30 mai, le nouveau chef de l’Etat centrafricain, le général Bozizé, a annoncé pour janvier 2005 le retour à l’ordre constitutionnel dans son pays. S’exprimant lors de la cérémonie d’installation du conseil national de transition (CNT, organe consultatif faisant office de Parlement de transition), le général a notamment insisté sur une des missions des conseillers qui consiste à rédiger un projet de Constitution et à préparer des élections générales. Il a aussi rappelé qu’il était à la tête de l’Etat pour “une mission temporaire”. Au cours d’une récente visite à Libreville (Gabon) il avait indiqué son refus d’être candidat à l’élection présidentielle qui sera organisée à l’issue de la période de transition. — Le mardi 3 juin, lors d’un sommet des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC) à Libreville, le général Bozizé devait justifier devant ses pairs sa prise de pouvoir par la force à Bangui, le 15 mars dernier, et présenter sa “feuille de route” en vue de la réconciliation et du retour à la démocratie en RCA. Le succès de cet examen de passage sous-régional conditionnera en partie la reconnaissance, non encore acquise, de son régime par l’ensemble de la communauté internationale. - Ce mardi, la CEMAC a annoncé sa reconnaissance officielle du nouveau régime en RCA et lancé un appel à l’Union africaine pour une prise en compte de l’évolution favorable de la situation dans ce pays et sa réintégration au sein de la communauté africaine. (ANB-BIA, de sources diverses, 3 juin 2003)

* Central Afr. Rep. Bozize recognised as head of state4 June: General Francois Bozize has been recognised as the head of the Central African Republic (CAR) by the leaders of neighbouring countries. Mr Bozize seized power on 15 March while President Ange-Felix Patasse was out of the country. The African Union has said that it will no longer accept military coups and those who seize power will not be invited to its meetings. However, Mr Bozize was officially invited to the summit of the Central African Economic and Monetary Union (CEMAC) meeting in Gabon, which ended on 3 June. «The heads of state... have decided to officially recognise the new authorities in the CAR,» the group said in a statement following the summit. (CEMAC Members are: Cameroon, CAR, Chad, Congo, Equatorial Guinea, Gabon). They also urged the African Union to accept Mr Bozize as CAR‘s leader, saying he had promised to hold elections by January 2005 and had paid civil servants’ salaries. CEMAC also granted aid worth $9m to the CAR and decided to strengthen its peacekeeping force there. (ANB-BIA, Belgium, 4 June 2003)

* Congo (RDC). New Congo government delayed 30 May: The swearing in of a new transitional government in Congo, which was due to have taken place today, has been postponed. It is delayed because of a continuing disagreement between the government and rebels over the composition of a national army, the government said. The setback comes as the United States said it supports a French proposal for a multi-national peacekeeping force to be sent to the north-eastern town of Bunia, which has been wracked by fighting between rival ethnic militias. The United Nations says it is increasingly worried about the situation in Bunia, capital of the gold-rich Ituri province, where local radio stations have begun broadcasting hate messages that threaten civilians. (ANB-BIA, Belgium, 30 May 2003)

* Congo (RDC). Fresh reports of violence in Ituri1 June: Fresh reports have emerged about mass killings in the north-east of Congo where bitter ethnic conflict broke out after Ugandan troops withdrew last month. A Ugandan military commander, Brigadier Kale Kaihura, says that fighters from the majority Lendu community have slaughtered at least 100 people in a village of Kyomna populated by Hema people. Hema leader Bawunde Kisangani says he has visited the village and counted 253 dead bodies, including about 20 babies. He says the attackers used machetes and rifles to kill their victims. «They stormed a hospital and killed people they found there.» The attackers included fighters of another rebel group, the Congolese Rally for Democracy-Liberation Movement, as well as Kinshasa government troops, he says. 2 June: The head of the militia controlling Bunia warns he will not allow his troops to be disarmed when a French-led intervention force arrives. Thomas Lubanga of the Hema Union of Congolese Patriots (UPC) says he is willing to withdraw his forces from Bunia but there can be no question of giving up weapons. 3 June: Bunia’s streets are half-empty, with looting, rape, death threats and extortion a daily occurrence. It appears that at least 60% of the Hema militiamen are children. Now Congolese aid workers appear to be targeted, probably for their hard currency pay packets. The 700 Uruguayan troops stationed in Bunia do not intervene to prevent attacks, instead they remain inside their armoured vehicles or fortified compounds. — Congo’s President Joseph Kabila has warmed Britain and France that their troops may have to stay longer than planned, to quell fighting in his country. 4 June: The European Union (EU) has approved a plan to send a peacekeeping force to Congo. The decision was made by EU ambassadors at a meeting of the union’s Political and Security Committee in Brussels. The French-led peacekeeping force, which received United Nations Security Council approval on 30 May, will comprise about 1,400 personnel and is due to start deploying at the end of this week. Several more countries — including Germany, Sweden and Canada — have pledged support to the force. (ANB-BIA, Belgium, 4 June 2003)

* Congo (RDC). Force de l’Onu — Le 30 mai, le Conseil de sécurité des Nations unies a voté à l’unanimité une résolution créant une force multinationale sous commandement français chargée d’assurer la sécurité à Bunia, le chef-lieu de l’Ituri, une région du nord-est de la RDC ravagée par des violences interethniques. Selon des sources françaises, les premiers éléments de cette “force multinationale d’urgence à Bunia” devraient arriver sur place dès la semaine prochaine à partir d’Entebbe (Ouganda), dont l’aéroport servira de base arrière. La force comprendra 1.400 soldats, dont 700 Français. Les réticences du Rwanda au déploiement d’une force multinationale sous commandement français ont été apaisées par M. Kofi Annan et la Grande-Bretagne, a indiqué le ministre français délégué à la Coopération, M. Wiltzer. Le 31 mai, le Foreign Office à Londres a annoncé la participation de l’armée britannique, sans préciser l’effectif qui sera engagé. Au total, militairement ou financièrement, une vingtaine de pays pourraient contribuer à cette mission, dont plusieurs Etats africains. En septembre, on attend l’arrivée de quelque 1.500 soldats du Bangladesh, qui renforceront les troupes de la Monuc (Mission de l’Onu au Congo). - Pendant ce temps, l’armée ougandaise a annoncé que, le 31 mai, au moins 100 personnes ont été tuées lors d’une attaque de combattants lendu contre des Hema, à Kyomya (district d’Ituri). Selon une milice hema, le nombre de civils tués s’élevait à 352. Les attaquants s’en seraient même pris à l’hôpital assassinant une trentaine de malades. - D’autre part, selon le Rassemblement congolais pour la démocratie-Mouvement de libération (RCD-ML), un mouvement politico-militaire allié à Kinshasa, des forces conjointes du RCD-Goma et de l’armée rwandaise ont lancé une importante offensive le 1er juin dans le Nord-Kivu. De violents combats se seraient déroulés pour le contrôle de la ville de Bingi. Le RCD-Goma a démenti l’information. — Le mercredi 4 juin à Bruxelles, les représentants des Quinze ont approuvé le principe d’une force européenne à Bunia. Cet accord doit être entériné ce jeudi à Luxembourg au niveau ministériel. Le général français Jean-Paul Thonier commandera cette force, mais on attend encore des déclarations plus précises sur les règles d’engagement de celle-ci. Sur place, la milice UPC a accepté de caserner une partie de ses troupes à l’extérieur de la zone urbaine, mais prétend maintenir 700 hommes en ville pour protéger ses responsables. Pendant ce temps, des combats entre Hema et Lendu se poursuivent dans la zone de Tchema, à une cinquantaine de km à l’est de Bunia, selon des sources de l’agence Misna. Le climat serait également tendu au village de Mongwalu, où des hommes de l’UPC se seraient positionnés autour de la localité prêts à lancer une attaque massive. (ANB-BIA, de sources diverses, 5 juin 2003)

* Côte d’Ivoire. M. Diarra au Parlement — Le gouvernement de la Côte d’Ivoire va ouvrir une enquête sur les atteintes aux droits de l’homme dans le pays, ratifier le traité sur la création de la Cour internationale de justice et améliorer la sécurité à la frontière, a déclaré le 28 mai devant l’Assemblée nationale le Premier ministre, Seydou Diarra. A l’occasion de sa première rencontre de six heures avec le Parlement, M. Diarra a présenté le programme de politique générale du nouveau gouvernement de réconciliation, avec un accent mis sur la paix, la sécurité et les droits de l’homme. Il a répondu à des questions sur un large éventail de problèmes durant une présentation retransmise en direct à la radio et la télévision. De nombreux députés ont notamment exprimé leur inquiétude au sujet d’un projet de loi sur la naturalisation des étrangers. Quant à la sécurité des frontières, M. Diarra a annoncé que le gouvernement ferait appel à une assistance financière de l’UE/APC. La frontière avec le Mali a été rouverte la semaine passée, après huit mois de fermeture. Des pourparlers sont en cours pour l’ouverture de celle avec le Burkina Faso. La frontière avec le Ghana est restée ouverte. (D’après IRIN, Abidjan, 29 mai 2003)

* Egypt. Middle East Summit3 June: President George W. Bush opens a new Middle East Summit, today, at Sharm El Sheikh, in Egypt. He meets with leaders from Egypt, Saudi Arabia, Jordan, Bahrain and the Palestinian Authority. He will then travel on to Jordan to hold his first summit with the Israeli and Palestinian prime ministers. At the summit, the Arab leaders tell President Bush that they «reject the culture of extremism and violence in any form or shape, no matter what the motive». (ANB-BIA, Belgium, 3 June 2003)

* Eritrea. De-mining group expelled — The Eritrean Government has told the Halo Trust — the biggest de-mining organisation working in the country to leave. In August last year the government ordered the other demining groups to cease operations saying they could do the job better themselves. During the summer of 2002, the government decided that things could be going faster and told the demining organisations to leave. In their place, an Eritrean demining authority was set up. The UK-based Halo Trust though were granted a last minute reprieve and announced ambitious plans to expand to fill the gap left by the other de-miners. That reprieve has proved temporary and they have now been given until the end of the month to cease operations. (ANB-BIA, Belgium, 3 June 2003)

* Ghana. Powering the global village — Few Americans will appreciate that some of their sports socks have journeyed more than 10,000 miles to Africa and back in order to acquire a seam across the toe. But such is the nature of the global economy. Sophisticated US factories turn cotton into socks, but the developing world provides the cheap labour for the finishing touches. Ghanaian entrepreneur Sam Adabla and Ken Winston, a veteran of the US hosiery industry, chat over the internet for several hours a day coordinating the shipping, sewing and packaging of up to 750,000 pairs of socks a week. And almost 500 workers -none of whom wears socks — are busy at work in an old cocoa bean warehouse in Ghana’s industrial town of Tema — 24 hours a day, seven days a week — surrounded by mountains of socks. «It’s technology that allows the global village to happen,» says Mr Adabla. «The phone bill would be too expensive —without the internet we couldn’t do it.» Mr Winston agrees that the internet — and instant messaging programs in particular — makes all the difference in allowing his cross-continent business to run smoothly. But neither party believes the promise that technology can create more of these opportunities and help African countries achieve the long standing goal of greater participation in the global economy. Sub-Saharan Africa has for years failed to win a greater share of foreign trade and investment, while Asia has steamed ahead as the centre for cheap manufacturing. And African countries have repeatedly been advised that building better information and communication highways will allow them to gain a slice of the action and help alleviate poverty. Ghana’s sock-seaming factory is a shining example of an African business in the world economy. But it is a rarity. (BBC News, UK, 26 May 2003)

* Kenya. Financements chinois — Les écoles primaires des zones rurales du Kenya seront bénéficiaires d’un projet d’énergie solaire de 1,3 milliard de shillings kényans parrainé par le gouvernement chinois, a annoncé le 30 mai l’ambassadeur chinois au Kenya, M. Guo Chong Li. Ce projet entre dans le cadre de la contribution de la Chine à la politique de gratuité de l’éducation primaire annoncé par le gouvernement kényan. M. Guo a également annoncé que la Chine avait annulé la dette de 1,3 milliard de shillings que lui devait le Kenya. Par ailleurs, la Chine va encore financer d’autres projets de développement au Kenya, particulièrement en ce qui concerne la réhabilitation du réseau routier et les projets de construction. (PANA, Sénégal, 30 mai 2003)

* Liberia. Négociations de paix — Des négociations de paix entre le gouvernement libérien et les rebelles du mouvement des Libériens unis pour la réconcilation et la démocratie (LURD) s’ouvriront le 4 juin à Accra (Ghana), avant de se transférer à Akosombo. Le président ghanéen John Kufuor, qui est aussi président de la CEDEAO, a nommé l’ancien dirigeant du Nigeria, Abdulsalami Abubakar, comme médiateur dans la crise libérienne. Sept dirigeants africains devraient être présents à l’ouverture des négociations: Thabo Mbeki, président de l’Afrique du Sud et de l’Union africaine, ainsi que les présidents Kufuor du Ghana, Obasanjo du Nigeria, Gbagbo de la Côte d’Ivoire, Kabbah de la Sierra Leone, Conté de la Guinée et Charles Taylor du Liberia. Selon la CEDEAO, ces négociations, la première réunion directe entre les deux parties belligérantes, devraient déboucher sur un accord de processus de paix global, portant sur un couvre-feu durable, la sécurité, les réformes électorales, le respect des droits humains, l’Etat de droit et le processus de réconciliation nationale. (D’après PANA, Sénégal, 3 juin 2003)

* Liberia/Ghana. Peace talks in Accra. An arrest warrant is issued for Taylor3 June: The authorities in Ghana are fine-tuning preparations to host and provide adequate security for over a hundred participants at peace talks for Liberia which are due to open in Accra tomorrow. Liberia’s President Charles Taylor is expected today. Other leaders attending are Nigeria’s President Obasanjo, South Africa’s President Mbeki, and Ghana’s President Kufuor. The former Nigerian head of state, General Abubuakar is the facilitator at the talks. 4 June: An arrest warrant is issued by the Special War Crimes Tribunal in Sierra Leone for President Taylor, who is accused of crimes against humanity and violations of human rights during Sierra Leone’s civil war. He leaves for Monrovia in the evening. 5 June: Fears of a violent power struggle following the indictment of President Charles Taylor of Liberia by a United Nations-backed war crimes tribunal have caused panic in the capital, Monrovia. There is absolute chaos with people fleeing the city in their thousands and troops taking to the streets. Frantic parents searched for lost children in what at times became stampeding crowds. The indictment was drawn up secretly three months ago, and prosecutors timed the announcement of the charges of war crimes carefully to coincide with Charles Taylor’s trip out of his own country. But instead of arresting President Taylor, the government flew him home in one of their own official jets. Ghanaian foreign minister Nano Akufo-Addo said the government had not received a formal request to extradite him. Diplomats in Ghana say they believe that the government decided the future of the Liberian peace talks was more important than trying the Liberian president. A warrant for his arrest was served on the Ghanaian authorities and sent to Interpol, said the court’s chief prosecutor, David Crane. «The timing of this announcement was carefully considered in the light of the important peace process begun this week... It is imperative that the attendees know they are dealing with an indicted war criminal,» he said. Before President Taylor’s arrival back in Liberia, a radio broadcast by General Benjamin Yeaten, told members of the armed forces to withdraw from Monrovia and return to their barracks. Security forces were seen driving about the city in jeeps mounted with machine guns. A feared paramilitary group known as the anti-terrorist unit, loyal to President Taylor, took up positions around the presidential mansion with machine guns and rocket launchers. His security forces are notoriously ill-disciplined, and accused by rights groups of repeated attacks on civilians. At the peace talks, Mr Taylor said that he was ready to form a national unity government immediately, without necessarily taking part himself. (ANB-BIA, Belgium, 5 June 2003)

* Liberia. Charles Taylor inculpé — Le mercredi 4 mai, le président du Liberia, Charles Taylor, a été inculpé par le procureur du Tribunal spécial des Nations unies pour les crimes de guerre commis en Sierra Leone. Taylor, l’ancien chef rebelle devenu président du Liberia en 1997, est soupçonné d’avoir été l’un des principaux soutiens des rebelles sierra-léonais du RUF (Front révolutionnaire uni), qui ont commis des atrocités durant dix années d’une guerre qui a fait plus de 100.000 morts. Il est inculpé de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. La nouvelle de son inculpation est tombée le jour où M. Taylor entamait à Accra (Ghana) de délicats pourparlers avec une partie des rebelles qui se sont emparés des deux tiers du territoire libérien. Le mercredi soir, il a quitté précipitamment le Ghana. Dans un récent rapport, le International Crisis Group notait que l’inculpation de Taylor, qui ne serait que justice, pourrait le pousser dans une dérive sanglante, n’ayant plus rien à perdre. A la nouvelle de son inculpation, des scènes de panique ont d’ailleurs éclaté dans les rues de Monrovia. (ANB-BIA, de sources diverses, 5 juin 2003)


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