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WEEKLY NEWS ISSUE of:
31-01-2002

PART #3/4 - From  MOROCCO to  SOUTH AFRICA

       Part #1/4:       
   Africa
=> Congo RDC 
          Part #2/4:        
 Côte d'Ivoire  => Mali 
        Part #4/4:        
Sudan => Zimbabwe
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* Maroc. Tourisme — Le Maroc, qui se définit comme “la Californie de l’Europe”, veut se donner les moyens d’atteindre le seuil des 10 millions de touristes d’ici 2010, ont assuré, le 25 janvier, des officiels marocains lors des Secondes assises nationales du tourisme organisées à Marakech. L’industrie touristique marocaine accueille actuellement 2,4 millions de visiteurs étrangers par an et génère environ 2 milliards d’euros de recettes. Le secteur a même plutôt bien résisté au choc du 11 septembre dont ont été victimes tous les pays musulmans, notamment l’Egypte et la Tunisie. Un ambitieux accord-cadre conclu en 2001 prévoit notamment la création de six nouvelles stations balnéaires et de 160.000 lits supplémentaires, avec à la clé quelque 600.000 emplois nouveaux. Ce chantier ne pourra toutefois être mené à terme sans un engagement massif des opérateurs étrangers. Aussi, le gouvernement vient d’engager une importante réforme de décentralisation administrative pour limiter les entraves qui jalonnent le parcours des investisseurs étrangers. (AP, 25 janvier 2002)

* Nigeria. Explosion meurtrière à Lagos — Le dimanche soir 27 janvier, Lagos, la ville la plus peuplée d’Afrique noire avec 10 millions d’habitants, a été secouée par de fortes explosions dues à l’incendie d’une armurerie militaire. Ces explosions sur un site militaire ont fait craindre, dans un premier temps, un coup d’Etat, mais le gouverneur de Lagos s’est empressé de démentir cette rumeur. En fait, l’incendie s’est déclaré dans une rue marchande et s’est étendu à l’armurerie, entraînant plus de trente fortes explosions qui ont secoué pendant près de deux heures les quartiers d’Ikeja et d’Oshodi, près du centre de la ville. Le quartier d’Ikeja, très peuplé et proche de l’aéroport international et de la plus importante zone industrielle du pays, abrite la principale caserne de la ville et le plus grand dépôt de munitions militaire du sud nigérian. Les déflagrations ont provoqué des dégâts importants à l’intérieur de l’enceinte militaire, mais aussi dans les rues avoisinantes. Elles ont surtout fait un nombre énorme de victimes. Selon un bilan provisoire, quelque 600 personnes, dont un grand nombre d’enfants, ont péri noyées, s’étant jetées paniquées dans un canal pour fuir l’incendie. Le lundi matin, plus de 580 corps avaient déjà été retirés du canal situé en plein centre de la métropole. Mais le nombre de morts pourrait être bien plus élevé. Le président Obasanjo, qui s’est rendu sur les lieux, s’est dit choqué par ce qu’il avait vu et a ordonné une enquête. Beaucoup désignent l’armée comme la principale responsable de la catastrophe. - 29 janvier. Le bilan officiel est de 600 morts, mais la télévision publique a rapporté que 750 à 1.000 cadavres ont  été retrouvés à divers endroits de la ville. Selon la Croix-Rouge nigériane, des milliers de personnes sont toujours portées disparues. (ANB-BIA, de sources diverses, 30 janvier 2002)

* Nigeria. Ammunition depot blows up27 January: Many people, mostly children, are missing and thousands homeless after multiple bomb explosions at a Nigerian military armoury triggered by an accidental fire in Lagos, today. Witnesses say hundreds of soldiers and their families are hurriedly evacuating the Ikeja army cantonment in Nigeria’s biggest city, Lagos. «Many people have reported missing children, and there are children looking for their parents,» Lagos Police Commissioner Mike Okiro says. «I have reports from the field that many people in the Ikeja area have taken refuge at police stations.» He says he has no information on casualties. The army, which has moved quickly to dispel speculation about a military takeover of power in the coup-prone country, has made no mention of any deaths or injuries. Explosions continue to rock the city sporadically late into the night, fuelling an inferno raging in the barracks since the first blast late on the afternoon of 27 January. 28 January: Bodies are still being counted and the number of victims reportedly runs to more than 600 and may well be much higher. Worst of all, the dead include many children. The bulk of the victims did not die under the exploding shells. Most were hauled from canals into which they jumped or were driven — some still in their cars — by the huge crowds fleeing the shrapnel descending from the sky. Others died in the explosion at the barracks, which is a small town in its own right, built in the middle of a crowded, largely poor residential area. Olusegun Ajayi, an army officer, says his home was destroyed and his three small children are missing. «My wife and I don’t know where they are». Piles of bodies are growing next to the canals as distraught parents try to see if their missing sons and daughters are among the victims. President Olusegun Obasanjo launches an inquiry after reassuring nervous Nigerians that the disaster at the Ikeja military cantonment is not an attempt by the military to seize power once again. He describes what has happened as a «monumental tragedy». 29 January: The sense of shock among survivors of the diaster is turning to anger. They are demanding to know how this could have happened. 30 January: The Nigerian Red Cross says more than 1,000 people are still missing in Lagos, most of the missing are young children. The Defence Minister says the ammunition dump will be shut and relocated. (ANB-BIA, Brussels, 31 January 2002)

* Nigeria/France. Louvre deal for Nigerian statues — France and Nigeria have come to an agreement over the provenance of three statues on display at the  Louvre museum in Paris. The three 1,500-year-old terracotta figures, known as the Nok statues, were uncovered during a mining operation in Nigeria in the 1990s. Nigeria has agreed to allow the statues to remain in Paris on a 25-year renewable basis in return for France’s admission that they are undisputedly the property of Nigeria. The statues left the country at a time when Nigeria prohibited the export of any archaeological relics. (BBC News, UK, 30 January 3002)

* Réunion. Cyclone — L’île de la Réunion, un département français d’outremer, a connu le passage d’un des plus violents cyclones que l’île ait connu depuis trente ans. Avec des pointes de vents soufflant à plus de 250 km/h, le cyclone Dina est passé le 22 janvier au soir au nord-ouest de l’île, provoquant des dégâts considérables. Toits arrachés, cultures détruites. La plupart des routes sont coupées. Grâce à un plan d’"alerte rouge", le bilan humain est plutôt rassurant: outre deux personnes blessées plus gravement à Saint-Denis, les pompiers ont pris en charge 135 blessés légers. L’effacement des traces du passage du cyclone devrait coûter plusieurs mois d’efforts. (D’après La Croix, France, 25 janvier 2002)

* Rwanda. Secousses sismiques — Plus de 1.500 maisons, dont des écoles, ont été détruites par les tremblements de terre qui secouent depuis une semaine la province de Gisenyi, au nord-ouest du Rwanda, voisine de la ville congolaise de Goma et du volcan Nyiragongo. Lors de ces tremblements de terre, au moins neuf personnes ont été tuées et 108 blessées. (ANB-BIA, de sources diverses, 26 janvier 2002)

* Rwanda. Les rescapés rompent avec le TPIR — Dans un communiqué publié le 24 janvier, les associations des survivants du génocide ont annoncé la suspension de leur collaboration avec le Tribunal pénal international pour le Rwanda, et appellent l’Etat rwandais à faire de même. L’Association des veuves du génocide (AVEGA) et le collectif des organisations des rescapés IBUKA affirment avoir apporté leur collaboration au TPIR depuis le début en 1995, dans tous les services dans lesquels on avait sollicité leur aide. Elles disent avoir supporté les anomalies manifestes et les erreurs de fonds et de procédure qui ont été observées. Parmi ces anomalies elles énumèrent notamment: l’engagement comme enquêteurs du TPIR de personnes impliquées directement dans le génocide; la sécurité des témoins à charge; la persécution et le harcèlement des témoins à charge, principalement des femmes. AVEGA et IBUKA déclarent qu’elles ont protesté de plusieurs manières, notamment par des lettres ouvertes, des  manifestations pacifiques, des rencontres et des échanges de vues. Mais toutes ces démarches n’ont donné aucun résultat. Un dernier cas de non-protection de témoin a fait déborder le vase. - Le 27 janvier, le greffier du TPIR, Adama Dieng, a quitté Kigali au terme d’une visite de trois jours, dominée par la décision des rescapés du génocide. Les responsables de ces organisations n’ont pas fléchi et ont posé un certain nombre de conditions pour reprendre leur collaboration. (D’après Hirondelle, Arusha, 25-27 janvier 2002)

* Rwanda. Activists in detention — On 31 January, Amnesty International said the Rwandan authorities should make public any charges against two Catholic lay figures arrested over the weekend and release them promptly if there is no adequate legal reason for their detention. Laurien Ntezimana worked for reconciliation between Hutu and Tutsi before and after the genocide that killed at least half a million Tutsi in 1994. Didace Muremangingo, a young survivor of the genocide, more recently joined Ntezimana in publishing a local journey called Ubuntu. Local judicial authorities say warrants were issued for their arrest on a matter related to their journal but refused to explain further. (Amnesty International, 31 January 2002)

* Rwanda. Militants pour la paix arrêtés — L’arrestation, le samedi 26 janvier à Butare (sud du Rwanda), de deux figures de la société civile, le théologien Laurent Ntezimana et Didace Muremangingo, animateurs de l’association “Modeste et innocent”, qui forme des animateurs pour la paix, suscite l’inquiétude. Les deux hommes — l’un Hutu, l’autre Tutsi — étaient toujours détenus, lundi, à la brigade de Butare, vraisemblablement en liaison avec le lancement récent d’un journal de leur association “Ubuntu” (Humanité). Ubuntu a utilisé le terme “ubuyanja” (qui signifie la renaissance de la force), un terme qui apparaît dans le nom d’un parti politique que l’ancien président Bizimungu a tenté d’organiser mais qui a été déclaré illégal. Il y a quelques semaines, l’association avait été chassée des locaux du groupe scolaire de Butare qu’elle occupait, apparemment à la suite de pressions de la police, et s’était réfugiée au monastère des bénédictines de Sovu. Laurent Ntezimana a travaillé pour la réconciliation entre Hutu et Tutsi avant et après le génocide. Muremangingo, jeune survivant du génocide, s’était récemment joint à lui. Le 30 janvier, Ntezimana a été transféré de Butare à la capitale Kigali. Diverses organisations, dont Human Rights Watch, se sont mobilisées pour demander que les autorités rwandaises rendent publique toute charge qui pèse contre ces deux personnes ou de les relâcher immédiatement. (ANB-BIA, de sources diverses, 31 janvier 2002)

* Sierra Leone. Voter registration begins24 January: Today, voters are due to start registering for elections. This comes just a week after President Ahmad Tejan Kabbah officially declared that the brutal 10-year civil war was over. Presidential and parliamentary elections are scheduled to take place in May. The former rebels of the Revolutionary United Front (RUF) are planning to stand as a political party, although many Sierra Leoneans want their leader, Foday Sankoh to be prosecuted for alleged war crimes. Over the next two weeks, officials from the electoral commission will travel throughout the country, using helicopters, vehicles and bicycles in an effort to register as many people as possible. There are considerable problems, not least the absence of an accurate census. But the head of the National Electoral Commission, Walter Nicol, says he is confident security measures will prevent any large-scale fraud during registration. At the same time, he accepts that the hundreds of thousands of refugees still in neighbouring Guinea and Sierra Leone were a problem. The commission had wanted to register the refugees in their camps, but the host governments had not responded to this request. 28 January: More UN volunteers have begun arriving in Sierra Leone to help with preparations for the elections. the new arrivals will join the 129 other UN volunteers already working in various capacities with UNAMSIL. 29 January: The former Armed Forces Revolutionary Council (AFRC) leader, Lt. Col. Johnny Paul Koroma (rtd) hs declared his intention to run for the presidency. (ANB-BIA, Brussels, 30 January 2002)

* Sierra Leone. Le pays se réorganise — Le 22 janvier, le Parlement sierra-léonais a adopté à l’unanimité la loi électorale dans la perspective des élections présidentielle et législatives du 14 mai prochain. Cette loi approuve la nomination de 5 membres de la Commission nationale électorale chargée de l’organisation et de la supervision de ces élections. Le 24 janvier, les inscriptions sur les listes électorales ont démarré dans les 14 circonscriptions du pays. - D’autre part, le président Kabbah a rebaptisé l’armée, devenue les Forces armées de la République de Sierra-Leone (RSLAF), appellation qui traduit les changements effectués récemment dans l’armée, qui n’a plus de forces navales, terrestres et aériennes séparées. Deux brigades des RSLAF se sont déployées dans différents secteurs du district diamantifère de Kono et à Kailahun, le long de la frontière libérienne, afin d’y assurer la sécurité et permettre l’organisation des élections. Par ailleurs, Johnny Paul Koroma, ancien chef de la junte, a informé qu’il quittait son poste de président de la Commission sierra-léonaise pour la consolidation de la paix, étant donné que sa mission était arrivée à son terme. Quelques jours plus tard, il a annoncé son intention de briguer la présidence lors des élections prévues en mai. Le  29 janvier, le Front révolutionnaire uni (RUF) a également annoncé que Foday Sankoh serait son candidat à la présidentielle. - Selon l’évêque de Makeni, Mgr Biguzzi, après le processus de désarmement, “on en est maintenant à la phase la plus délicate: la réconciliation”. L’évêque souligne l’urgence d’éradiquer les causes de la guerre civile qui, durant une décennie, a ensanglanté le pays. “Défense de la justice, assainissement de l’économie, lutte contre la corruption et le chômage, sont quelques-uns des défis qui nous interpellent”, a-t-il dit. (ANB-BIA, de sources diverses, 30 janvier 2002)

* Somalia. Arms banned on Mogadishu streets24 January: The Transitional National Government of Somalia has issued an ultimatum to Mogadishu residents not to carry weapons in the capital’s streets. The authorities’ move is another attempt to control the use of guns by ordinary people. Many Somalis own a variety of weapons ranging from short guns to Russian AK 47s. Some use them for self protection, while others for extortion. The proliferation of weapons in the capital Mogadishu has seen a rise in the number of bandit attacks on the streets. This directive follows the deployment of nearly two thousand police and military personnel at strategic points on Mogadishu’s main streets to tackle banditry. Armed criminals have made the streets a no-go area for public transport and private cars. (ANB-BIA, Brussels, 25 January 2002)

* Somalie. Les affrontements continuent — La spirale de violence qui trouble la Somalie continue à faire des victimes. De violents combats entre le clan Garre (éleveurs) et le clan Jiddo (agriculteurs) ont eu lieu le samedi soir, 26 janvier, et dimanche dans le district de Qoryoley (80 km au sud de la capitale). Il y aurait une vingtaine de morts. D’autres affrontements ont été signalés le samedi à Bardera (450 km à l’ouest de Mogadiscio) dans la région de Gedo, entre les clans Marechan et Rahanwein; au moins 7 personnes auraient été tuées. D’autre part, dans la zone de Muduq, au centre de la Somalie, on signalait des batailles entre clans Bir et Habr Gedar, rivaux pour le contrôle de zones de pêche; selon des sources journalistiques, au moins 40 personnes auraient été tuées. (Misna, Italie, 28 janvier 2002)

* South Africa. Teachers raping pupils — One-third of rapes of young girls in South Africa are carried out by school teachers, according to a new report. A study carried out by the Medical Research Council of South Africa says child rape is becoming commonplace in the country, with many victims under the age of 15 years. The report’s authors say the South African Government has been slow to educate the population about  sexual abuse and has failed to provide adequate medical care for victims of sex attacks. The findings follow a rise in reported sex crimes against young children in South Africa, including rapes of babies, some just months old. The results of the survey were published in the British medical journal The Lancet. According to the survey, 85% of children who were raped were between 10 and 14-years-old. Child rapes 85% of victims aged 10-14 years 15% of victims aged between five and nine years 33% of child rapes committed by teachers 21% carried out by relatives or strangers 10% committed by boyfriends Fifteen per cent of attacks took place against children between the ages of five and nine. The survey found that the same proportion of attacks were carried out by victims’ relatives as they were by strangers, while a large proportion were perpetrated by boyfriends of the victims. One of the survey’s authors, Rachel Jewkes, said the phenomenon was a major concern. (BBC News, UK, 25 January 2002)

* Afrique du Sud/UE. Accord sur les alcools — Le 28 janvier, l’Afrique du Sud et l’Union européenne ont signé près du Cap un accord sur les vins et spiritueux, qui élargira l’accès à l’Europe des produits sud-africains. En contrepartie, ceux-ci abandonneront d’ici à 2005, les appellations litigieuses comme porto, champagne, sherry, ouzo ou grappa pour l’exportation. L’accord, aboutissement de sept ans de tractations, avait été approuvé par les Quinze le 21 janvier dernier, et doit encore être ratifié par le Parlement sud-africain. Au terme de l’accord final, un comité conjoint d’experts et officiels sud-africains et européens sera chargé de régler d’éventuels litiges. (D’après Belga, 28 janvier 2002)

* South Africa. Mbeki to sell Africa Plan in New York28 January: Thabo Mbeki, the president of South Africa, is heading for New York to convince the World Economic Forum that the New Partnership for Africa’s Development (NEPAD) deserves funding. Mr Mbeki wrapped up a four-day meeting of African leaders near Johannesburg on 27 January, thrashing out a united front to take to the Forum. In all, 53 African nations have taken part in planning NEPAD, and at a conference in Tokyo late last year they called for $46bn of investment in Africa each year. «The question of buy-in from African countries is really important,» said presidential spokesman Bheki Khumalo of the plan, fronted by Mr Mbeki and the presidents of Senegal, Nigeria, Algeria and Egypt. The programme sets a series of targets for democracy and good governance along with sustainable economic development and a 7% growth rate for the continent as a whole by 2015. However, nagging questions of good governance in Africa dog the project, dubbed by some a «Marshall Plan for Africa» after the post-war investment programme for Europe funded by the  US. (BBC News, UK, 28 January 2002)

* South Africa. Agreement with EU on wine deal — On 28 January, South Africa and the European Union signed a long-delayed agreement on wine and spirits that allows South African wines freer access to their largest export market. South African wine producers will now be able to export 42m litres of wine a year duty-free to the EU, which accounts for 78 per cent of its total wine exports. In exchange, they have agreed to stop using names such as sherry, port or grappa. South Africa’s total exports to the EU rose by 21 per cent in the first 10 months of 2001. (Financial Times, UK, 29 January 2002)

* South Africa. Unions defy AIDS policy — On 29 January, the South African government’s controversial Aids policy was once again defied, this time by a member of the ruling alliance. The Congress of South African trade unions (Cosatu) said it was helping to import generic anti-retroviral drugs from Brazil to treat Aids patients. Cosatu has teamed up with the Treatment Action Campaign (TAC), the activist group, and Medecins sans Frontieres (MSF), the Nobel prize-winning humanitarian organisation, to violate the Patents Act in order to highlight the need for affordable treatment for the country’s Aids sufferers. The initial batch of generic anti-retroviral medicines, brought back from Brazil by Joyce Pekane, Cosatu deputy president, and Zackie Achmat, TAC chairman, will be used to treat 85 patients in MSF‘s treatment programme in Khayelitsha township, in the Western Cape. The Medicines Control Council has given MSF permission to import and use the drugs. The government does not allow the use of anti-retrovirals in the public health sector, arguing that they are too expensive, toxic and difficult to administer. So strong is the government’s opposition to their use that doctors who have prescribed them to rape victims, including children, have been suspended and officially censored. Anti-retrovirals are available to private patients who can afford them. «We disagree with the government on anti-retrovirals and we hope the strength of the argument will persuade them to change their policy,» Patrick Craven, Cosatu spokesman, said on 29 January. «Government’s position is getting weaker by the day and they have already lost the debate as far as public opinion is concerned. We see ourselves as government’s conscience on this issue.» (Financial Times, UK, 30 January 2002)


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