[53] Bulletin "Droits De L'homme Hebdo" N. 4
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Subject:
bulletin "Droits de l'homme hebdo" n. 4
Date:
Fri, 9 Oct 1998 14:17:23 퍭
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"serv. informazioni Congosol" <congosol@skyol.it> To:
Recipient List Suppressed:;
AVANT - PROPOS
Le feuillet "Droits de l'homme Hebdo" est une co-initiative ouverte des
organisations non-gouvernementales des droits de l'homme dans leur souci de
materialiser leur determination de collaborer plus etroitement en vue d'assurer
une meilleure prise en charge des questions des droits de l'homme en republique
democratique du Congo (RDC).
Dans la realisation de cette uvre commune des ONG, la collecte, le traitement et
la diffusion de l'information sur la situation des droits de l'homme dans le
pays constituent une des taches essentielles surtout en ces moments cruciaux ou'
la RDC est serieusement mise a' rude epreuve par une agression armee qui met
manifestement en peril son integrite' et sa souverainete'.
Dans ce contexte de dechainement des forces armees en presence, il est important
d'oeuvrer laborieusement non seulement pour le respect par les parties en
conflit de la charte des Nations Unies et de la charte africaine des droits de
l'homme et des peuples mais aussi pour le triomphe des conventions de Geneve sur
les appetits de conservation ou de prise de pouvoir par la voie des armes, un
mode d'acces au pouvoir qui, somme toute, ne peut garantir a' la population ni
l'avenement de la democratie, ni d'un Etat de droit charge' d'assurer, entre
autres, la securite' des personnes et des biens, le bien-etre social, bref, le
developpement integral conformement aux aspirations legitimes de la population
congolaise, profondement meurtrie et esquintee par plus d'une trentaine d'annees
de colonisation, de dictature, d'oppression et de misere les plus devastatrices.
"Droits de l'homme Hebdo" s'ajoute a' bon nombre de bulletins de liaison des
associations congolaises de defense des droits de l'homme, sans aucune ambition
d'emulation. Il se veut simplement un feuillet complementaire d'information, et
nourrit l'espoir de combler les deficits eventuels des faits dans un domaine
aussi vaste que celui des droits de l'homme.
Toute contribution en vue d'ameliorer la qualite' du feuillet sera hautement
appreciee.
INSECURITE
- Le 26 aout 1998, vers 19 heures 30', madame Amanguna Ombo, proprietaire du
bureau de change "Mama Mayina" a' Kinshasa/Matonge, a ete' agressee a' son
domicile situe' sur avenue Volcan n. 9/10 a' Bandalungwa/Moulaert par trois
hommes en tenue militaire et armes des fusils de guerre. Apres lui avoir loge'
une balle dans la jambe droite, les agresseurs ont emporte' des bijoux de grande
valeur, des habits et une importante somme d'argent en dollars americains.
L'infortunee a ete' admise au centre hospitalier Bondeko de Limete. Pour
l'instant, elle suit les soins ambulatoires au centre de reeducation pour
handicapes physiques de Kinshasa - Gombe.
- Le 13 septembre 1998, vers 19 heures, le reverend Pasteur Innoncent Muteba
Mukenga a ete' agresse' a' sa residence par des hommes armes en tenue militaire
venus a' bord de deux voitures. Des leur irruption dans sa parcelle, ils se sont
mis a' lui exiger de l'argent. Dans l'altercation qui s'en est suivie, l'un des
malfaiteurs ouvrira le feu et le blessera grievement au mollet de la jambe
droite. Grace a' l'appel au secours lance' par la femme de la victime, les
assaillants, pris de panique ont reagi en tirant de coups de feu en l'air avant
de filer en trombe. Cependant, aucune reaction n'a ete' observee de la part de
la police dont le bureau se trouve juste a' environ 100 metres. Le pasteur se
sent dans une grande insecurite'.
- Le 17 septembre 1998, a' 2 heures du matin, un groupe de 6 bandits a' mains
armees dont deux en tenue militaire ont fait irruption au domicile de M. Nzuzi
situe' sur l'avenue Tualani n. 103 dans la commune de Selembao. Madame Nzuzi,
heritiere dudit domicile, s'est vue depouillee de toute sa fortune. A cette
occasion, elle a perdu une somme de 300$ US et divers biens de valeur (appareils
electro-menagers et habits).
- Messieurs Thierry Ankama et Francky, cambistes de rue operant a'
Lemba/Terminus, ont ete' enleves dans l'apres - midi du 16 septembre 1998 par 3
militaires en brassard Police Militaire (PM) et un policier venus a' bord d'une
Kombi de couleur verte.
Au vu de ces militaires, le groupe de cambistes qui se trouvaient devant le
bureau de change San Tip a tente' de se sauver en se refugiant dans une boutique
voisine. Les elements armes les y ont suivis et leur ont extorque' la somme de
819$ US. Quant a' Thierry Ankama et son ami Francky, ils seront embarques de
force dans la kombi. Amenes jusqu'au niveau de la 10eme rue/Limete, ils seront
depouilles de 60$ US avant d'etre abandonnes.
ECHOS DU CENTRE PENITENTIAIRE ET DE REEDUCATION DE KINSHASA
- Monsieur Ambago Ntutu, ancien charge' de mission au Service National
d'Intelligence et de Protection (SNIP), a ete' arrete' depuis le 14 juillet 1997
a' son retour d'exil. Detenu au centre penitentiaire et de reeducation de
Kinshasa, il sera libere' le 2 juillet 1998 et repris le 16 juillet 1998 sur
instruction de l'administrateur general ai de l'Agence Nationale de
renseignements (ANR). Il est transfere' de nouveau au centre penitentiaire et de
reeducation de Kinshasa le 21 juillet 1998 apres avoir passe' 5 jours au cachot
du conseil national de securite' (CNS). Accuse' d'avoir repris des activites
subversives, il n'a jamais ete' presente' devant le magistrat.
- Le professeur Mathieu Kalele - ka - Bila et M. Jean Francois Kabanda, tous
deux cadres du parti politique Union pour la Democratie et le Progres Social
(UDPS) ont ete' arretes le 24 octobre 1997 pour avoir publie' un document signe'
dans lequel ils denoncaient le grave danger pour la souverainete' et
l'integrite' territoriale de la RDC du fait de la presence des etrangers tutsis
aux postes strategiques de l'Etat. Deferes devant la cour d'ordre militaire, ils
seront condamnes le 23 janvier 1998 a' deux ans de servitude penale principale
pour propagation de faux bruits. La veracite' des faits incrimines ont ete'
confirmee par le chef de l'Etat au cours de sa conference de presse tenue le 6
aout 1998 et lors de son adresse a' la communaute' congolaise du Gabon le 23
septembre 1998. Cependant, les infortunes demeurent en detention jusqu'a' ce
jour.
- L'editeur du journal "L'Alarme", M. Bosange Yema Bofinda arrete' le 7
fevrier 1998 pour atteinte a' la surete' de l'Etat (publication dans le journal
"Alarme" edition 69 du 7 fevrier 98 de l'article "Maintenant ou jamais arretons
la dictature de M. Kabila", signe' par M. Tshiyoyo Mufuankol et Richard Kititi)
a ete' condamne' a' 12 mois de SPP par la cour de surete' de l'Etat le 17
fevrier 1998. En depit de la decision presidentielle relative a' l'elargissement
de tous les journalistes arretes, le precite' continue a' croupir au centre
penitentiaire et de reeducation de Kinshasa. Il a ete' transfere' le 14
septembre 1998 a' l'hopital general de Kinshasa (ex Mama Yemo) suite a' la
deterioration de son etat de sante'.
- Monsieur Kisasi Zima Darthelot, fonctionnaire au conseil national de
securite' (CNS) mis aux arrets le 27 avril 1998 sur instruction de ses chefs
hierarchiques qui l'accusent de detournement des biens publics, sera transfere'
le 23 juin 1997 au centre penitentiaire et de reeducation de Kinshasa (CPRK)
sous P.V. de saisie de prevenu. Jusqu'a' ce jour il n'a jamais ete' presente'
devant le magistrat conformement aux dispositions legales en vigueur. Il en est
de meme de monsieur Beya, commandant au CNS qui se trouve dans les memes
conditions en depit de promesses faites au Procureur General de la Republique
par M. Lokali, directeur des services speciaux au CNS pour normaliser tous les
dossiers des detentions irregulieres en sa possession.
- Messieurs Booke Clement et Nzumbu Cyrille, tous anciens responsables au
service national d'intelligence et de protection (SNIP) ont ete' liberes. Ils
recouvrent ainsi la liberte' apres 10 mois de detention au centre penitentiaire
et de reeducation de Kinshasa (ex prison de Makala) d'ou' ils sont sortis sans
avoir ete' inculpes.
CHASSE AUX CAMBISTES
Depuis l'adresse du chef de l'Etat a' la population de Kinshasa a' la place
Sainte Therese, dans la commune de Ndjili, le 16 septembre 1998, on enregistre
de nombreux cas d'arrestation, d'extorsion, d'enlevement et autres menaces
contre des cambistes.
- Monsieur Aime' Bolinda oeuvrant au sein du bureau de change "La Grace",
situe' a' Super Lemba, a ete' enleve' le 15 septembre 1998 vers 10 heures par
six hommes en tenue militaire munis d'armes de guerre. Ces derniers etaient
venus a' bord d'une voiture Toyota Corolla de couleur rouge immatriculee KN 0117
C. Quatre de ces elements ont fait irruption a' l'interieur de ce bureau et ont
pris de force 630$ US et 40.000.000 NZ. M. Bolinda, embarque' dans leur voiture,
sera abandonne' au quartier Kingabwa aux alentours de BAT/Congo, depouille' de
tous ses biens. Le 18 septembre 98, il sera encore victime d'extorsion d'une
somme de 510$ US de la part des hommes armes en tenue civile.
- Le 30 septembre 1998, vers 12h15', monsieur Kote Matuaba, eleve et cambiste
de son etat, a' la place Victoire/Matonge, dans la commune de Kasa - Vubu, s'est
vu extorquer une somme de 300Fc par des elements de la police d'intervention
rapide (PIR) munis d'armes de guerre, sur la rue Mangai, entre les avenues
Ethiopie et Kasa - Vubu. Dans leur methode, les militaires se servent d'un
eclaireur qui discute du taux de change avec le cambiste avant qu'ils ne
viennent l'apprehender.
- Le 2 octobre 98, monsieur Papy Morceau, cambiste oeuvrant a' la place
Victoire/Matonge, a ete' embarque' de force a' bord d'une voiture Toyota de
couleur bleue par un element arme' en tenue du Groupe Special de Securite'
Presidentielle (GSSP). Il sera relache' a' la hauteur de l'avenue de
l'Enseignement apres fouille systematique et extorsion d'une somme de 840Fc plus
20$ US.
- Le 18 septembre 98, vers 11h00', monsieur Achille Tula, cambiste operant a'
Kintambo/Magasin a ete' pourchasse' par deux hommes dont l'un etait en tenue
civile et l'autre en tenue du GSSP (Groupe Special de la Securite'
Presidentielle). Ce militaire et son complice se sont appropries de 185Fc que M.
Achille voulait dissimuler dans une boutique de la place. La victime a saisi la
police du sous/commissariat de Ngaliema proche du lieu de l'incident.
DESTRUCTION ET PILLAGE DES RESIDENCES DES CHEFS DE LA REBELLION
- Le 23 aout 1998, la residence de l'ancien premier ministre de Mobutu, M.
Kengo wa Dondo situee dans la commune de Ngaliema, Binza Delvaux, quartier Meteo,
a ete' pillee apres le depart des soldats rwandais qui y logeaient par des
militaires Forces Armees Congolaises (FAC) habitant dans le voisinage de la dite
residence. Les badauds et les femmes du quartier ont emboites les pas aux
militaires.
- Du 24 au 25 aout 1998, la residence de l'ancien premier ministre de Mobutu,
M. Vincent de Paul Lunda Bululu, situe' au quartier Jamaique dans la commune de
Kintambo a ete' pillee par un groupe des militaires aux quels s'etaient meles
les habitants du quartier.
Ce pillage est intervenu apres que M. Lunda Bululu ait declare' sur les chaines
de radio peripheriques que la rebellion se trouvait deja' a' Songololo a' 30 km
de la capitale et que la prise de Kinshasa n'etait plus qu'une question de
quelques heures.
MEURTRE DES CONDUCTEURS
Depuis belle lurette, des conducteurs et detenteurs des automobiles a' Kinshasa
sont victimes de traitements inhumains et degradants de la part de certains
elements de FAC. Ceux-ci n'hesitant pas a' infliger des sanctions allant
jusqu'a' mettre fin a' la vie de conducteur a' la moindre collision ou en cas
d'accident routier cause' dans la plupart des cas par ces memes militaires ou
par une mauvaise manoeuvre.
- Le 8 septembre 1998, monsieur Victor Malembo Mabuse a ete' abattu a' bord
de son vehicule lorsqu'il a tente' d'eviter la collision avec une Toyota Land
Cruiser immatriculee KN 89339 C a' bord de laquelle se trouvait une dizaine de
militaires des FAC dont un etait tombe' et en etait sorti sain et sauf.
- Monsieur Musole Djogoni, agent a' l'office des biens mal acquis (OBMA),
habitant au n. 45 de l'avenue Kananga a' Binza Pigeon, a ete' abattu mardi 8
septembre 1998 par des militaires en faction devant l'ancien hotel Okapi. M.
Musole rentrait a' son domicile au volant de sa voiture quand il a effleure' un
militaire qui s'en est tire' sans aucune lesion. Malgre' cela, un des militaires
presents sur le lieu l'a tue' par balle
LIBERATION DE 7 JOURNALISTES DE LA RTNC
Les 7 journalistes de la Radio Television Nationale Congolaise (RTNC) arretes le
17 septembre 1998 et detenus a' la detection militaire des activites anti-patrie
(DEMIAP) ont recouvre' la liberte' le 25 septembre 1998.
Pour memoire, ces 7 journalistes etaient accuses :
- d'avoir monte' un comite' d'accueil des rebelles a' Kinshasa ; -
d'avoir constitue' un foyer de subversion actif et dynamique ; - de se rejouir
a' chaque avancee annoncee des rebelles et, enfin ; - d'etre en intelligence
avec l'ennemi.
Ils avaient ete' arretes auparavant a' l'inspection provinciale de la police
nationale de Kinshasa (ex - Circo) le 8 septembre 1998 apres avoir ete' entendus
tous ensemble au niveau de la police de la RTNC. Ils seront relaches de la Circo
le 11 septembre 1998 sur intervention personnelle du ministre de l'information
et presse M. Didier Mumengi qui avait charge' M. Muderhwa et Kasongo,
respectivement directeur du cabinet et conseiller juridique au ministere
d'assurer le suivi du dossier.
Tous ces journalistes ont repris normalement leurs activites a' la RTNC sauf le
directeur Semi Dieyi qui a ecope' une mise a' pied de 30 jours pour "faute
professionnelle lourde".
Erratum
Des journalistes de la RTNC arretes et detenus a' la DEMIAP du 17 au 25
septembre 1998 etaient accuses d'avoir monte' un comite' d'accueil des rebelles.
Ils s'agit de Max Cesar Lokate, Semi Dieyi, Ekofo Isawoso, Protom Binois, Martin
Mazembe, Desire' Kanyama et Kuku Mamengi.
UNE RENTREE SCOLAIRE DIFFICILE
La rentree scolaire annoncee pour le 1er octobre 1998 dans les territoires de la
republique democratique du Congo (RDC) non occupes par les agresseurs de la
republique democratique du Congo (RDC) s'avere tres difficile au regard des
differents frais auxquels les parents des eleves doivent faire face. Il s'agit
de :
- frais d'intervention ponctuelle et de motivation du personnel enseignant,
fixes de commun accord entre l'ecole, les parents et les enseignants.
- frais de fonctionnement fixes par l'Etat, entre 25 et 50 Fc ; - frais
de minerval fixes egalement par l'Etat a' 30 c ; - frais divers comprenant :
la carte d'eleve, la fiche scolaire, l'assurance vie de l'eleve, le tout a' 35 c
Les frais d'intervention ponctuelle varient d'une ecole a' l'autre, selon qu'il
s'agit des ecoles officielles, conventionnees ou privees. Ces frais oscillent
entre 15 et 150$ US (soit 30 a' 260Fc) par trimestre. A ces frais, il faut
ajouter l'achat des fournitures scolaires (voir le numero 002 de droits de
l'homme Hebdo), des sacs d'eleve, des uniformes, des chaussures... et assurer le
transport quotidien des eleves. Certaines ecoles privees exigent, en plus, des
accessoires tels que des rouleaux de papier hygienique, de la colle froide et
autres materiels. Paradoxalement a' ces frais qui sont tres eleves, les salaires
des parents demeurent derisoires et souvent impayes depuis plusieurs mois. Pour
les fonctionnaires et agents de l'Etat, y compris les enseignants, le salaire
mensuel varie entre : 15Fc pour le huissier et 50Fc pour le directeur (soit 7 et
25$ US).
A Kinshasa, la Capitale, le retard de paiement va de 4 a' 13 mois ; en provinces,
il depasse parfois 15 mois.
DESCOLARISATION DES ENFANTS CONGOLAIS
Le rapport entre les frais exiges pour la rentree scolaire et la bourse des
parents demontrent a' suffisance la difficulte' si pas l'impossibilite'
d'inscrire les enfants a' l'ecole. Certaines ecoles qui ont repondu au voeu du
ministere de l'education nationale d'ouvrir l'annee scolaire le 1er octobre 1998
ont enregistre' la presence d'un effectif tres reduit : un ou 2 eleves par
classe. Certaines autres, butees a' ce probleme d'effectif, tres preoccupant
pour la paie des enseignants, ont retarde' la rentree.
Presque 7 a' 15 familles sur 100 dans des quartiers ont envoye' des enfants a'
l'ecole parfois avec des fournitures scolaires insignifiantes. La majorite'
d'enfants continuent les vacances jusqu'a' ce que les parents soient en mesure
d'assurer le minimum pour commencer les cours, ou que l'Etat prenne d'autres
mesures salutaires telle que la gratuite' des etudes, ne fut - ce que pour les
ecoles primaires et secondaires. Faute de quoi, la descolarisation risque
d'atteindre des proportions plus inquietantes.
DISPERSION DE LA VEILLEE MORTUAIRE DE KONGULU MOBUTU
A la suite de la mort de M. Michel Kongolu Mobutu survenue le jeudi 24 septembre
1998 dans la principaute' de Monaco, un groupe d'hommes en uniforme non
autrement identifie' a disperse' le 25 septembre 1998 la veillee mortuaire
organisee en memoire du regrette' fils de l'ex-president, feu Mobutu sur
l'avenue Shiloango, commune de Bandalugwa/Bisengo dans la residence de Mama
Ntanga, belle mere du disparu.
A L'EST DE LA RDC
Jusqu'a' la date du 5 octobre 1998, il a ete' confirme' que la ville de Kindu,
province de Maniema demeure entre les mains de forces gouvernementales
congolaises.
De meme, la ville de Mbandaka, Bumba (province de l'Equateur) et Buta ( province
Orientale) sont egalement sous controle des forces armees congolaise (FAC).
Par contre, une partie de la province Orientale dont la ville de Kisangani est
encore sous controle des envahisseurs. L'approvisionnement de ce centre urbain
s'effectue grace a' la reprise du trafic sur les principales voies routieres a'
savoir : Banda - Mbila situe' a' 76 km et Banalia qui se situe a' 128 km de
Kisangani.
En plus, un pont aerien a ete' etabli entre cette ville et Kampala. Malgre'
l'abondance des vivres et des biens de premiere necessite' sur le marche', la
population eprouve enormement des difficultes pour s'en procurer a' cause d'une
forte flambee des prix et la rarete' des signes monetaires resultant de la
paralysie des activites economiques depuis cette occupation.
Les associations de defenses des droits de l'homme travaillent a' guichet ferme'
par crainte des represailles eventuelles de la part de nouveaux occupants.
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de vue de l'expediteur. Celui-ci n'accepte aucune responsabilite' sur la
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the views of the sender. He accepts no responsibility as to the accuracy of the
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punto di vista di chi lo invia. Si declina ogni responsabiluta' sull'accuratezza
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