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La Rdc trahie par ses allies !Date:
Thu, 21 Jan 1999 19:56:06 퍝 (MET)From:
"serv. informazioni Congosol" <congosol@skyol.it> To:Source : Le Potentiel
gruppi 1 2 <congosol@skyol.it>
La Rdc trahie par ses allies !
Beaucoup d'observateurs ne donnaient pas une chance a la rencontre de Windhoeck
en Namibie.
D'abord parce que celle de Lusaka, qui semblait mieux preparee avec une
participation record d'environ 15 pays,ne s'etait pas tenue. Ensuite parce que
Sam Nujoma, qui convquait dans son pays un sommet des belligerants, n'etait pas
credite d'impartialite pour obtenir l'adhesion des pays agresseurs de la Rdc,
etant donne que son propre pays participe a cette guerre.
Enfin parce que les rebelles etaient comme toujours ignores. Voila qu'au moment
ou on s'y attendait moins, allies et agresseurs de Rdc fument le calumet de la
paix, derriere le dos du pouvoir de Kinshasa et de la rebellion.
Les faits ainsi presentes laissent une certaine opinion conclure,a tort ou a
raison, que la Rdc a ete trahie par ses allies.
Et les rebelles les memement.
Quand on sait qu'au moment ou plusieur voix se levaient pour soutenir l'option
de negociation pour une solution politique et diplomatique a la crise congolaise,
le Zimbabween Robert Mugabe ne voulait rien attendre de cela, allant jusqu'a
tenir des propos tres severes, a la limite de l'injure, envers les autorites de
Kigali et Kampala, il y a lieu d'etre etonne de ce revirement spectaculaire.
Mugabe, Nujoma, Museveni, Bizimungu et une delegation de Luanda face-a-face pour
sortir un lapin du chapeau, dans l'espace d'une seule journee ! C'etait
inespere.
Les allies de la Rdc (etaient) sont les invites officiells de Kinshasa, qui ne
peuvent rien entreprendre sans consulter le pays qui les a appeles au secours.
C'est aussi cela une autre dimension de ce qui peut apparaitre aujourd'hui comme
une trahision ou un lachage.
Certainement que les puissances etrangeres y sont pour quelque chose. Car, le
chef de l'Etat congolais ne manquait pas de denoncer les pressions que
subissaient ses allies pouvaient a tout moment, pour une raison ou une autre, se
retirer apres avoir fait l'essentiel.
Il faut noter, cependant, que dans l'entre-temps, la situation de guerre en
Angola ne permettait plus a Dos Santos d'erte au four, au moulin, au grenier et
a la source a la fois; le Zimbabwe est passe a deux doigts d'un putch militaire.
La Namibiie est accrochee par les independantistes de Caprivi. Le chef de l'Etat
congolais, qui avait senti l'insistance des uns et des autres a legitimer la
rebellion, ne se faisait plus d'illusion. C'est ainsi qu'il n'avait plus de
coeur a tous les sommets convoques par-ci par-la.
Il n'a pas ete a Lusaka, il n'est pas non plus alle a Windhoek. Par contre, il a
multiplie les visites dans les centres de formation militaire qui ont deja livre
a la nation leurs premiers combattants capables de defendre la patrie.
A y regarder de plus pres, Laurent-Desire Kabila en savait quelque chosen s'il
ne soupconnait pas deja ce cessez-le-feu bricole qui aura beaucoup de peines a
se realiser sur terrain, quand les congolais seront livres a eux-memes comme
semble l'avoir dicte la rencontre de Windhoek.
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