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WEEKLY NEWS ISSUE of: 19-06-2003

PART #2/4 - From CONGO BRAZZA to KENYA

Part #1/4:  
 Africa => Cameroon

   Part #3/4:    
 Lesotho => Rwanda

   Part #4/4:      
São Tomé y Pr. => Zimbabwe

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* Congo-Brazzaville. World court rejects Congo’s plea17 June: The International Court of Justice at the Hague has dismissed a Congolese request to stop a French investigation into torture allegations. A French court has begun a judicial enquiry into several senior Congolese officials, including President Denis Sassou Nguesso, accused by human rights groups of torturing Congolese civilians. Brazzaville says the investigations violate Congo’s sovereignty and ignore the immunity of a foreign head of state. The case relates to the disappearance of hundreds of Congolese refugees who tried to return to Brazzaville in 1999 after the civil war. They accused President Sassou Nguesso and his associates of torture, forced disappearances and crimes against humanity. Because the Congolese army chief, Norbert Dabira, has a home near Paris, the human rights groups claim the case can be tried under French law, even though the alleged crimes were committed abroad. France insists on the competence of its courts under the 1984 international convention against torture. The law suit in France is a fourth attempt to try the Congolese authorities in courts outside the country. Three other complaints of crimes against humanity have been filed in Belgium. (ANB-BIA, Belgium, 17 June 2003)

* Congo-Brazza. L’enquête sur les disparus — Le 17 juin, la Cour internationale de justice à La Haye a rejeté une demande du Congo-Brazzaville visant le gel d’une enquête judiciaire française ouverte contre quatre dirigeants congolais (dont le président Nguesso) après la disparition de 350 civils congolais, qui auraient été arrêtés en mai 1999 par les forces de sécurité de Brazzaville à leur retour de Kinshasa, où ils s’étaient réfugiés. En mai 2001, un tribunal français avait ouvert une information judiciaire contre X pour crimes contre l’humanité et torture, sur plainte d’organisations des droits de l’homme. — Le 18 juin, le président du collectif des parents des disparus a demandé à Paris la mise en place d’une commission d’enquête internationale sur cette affaire. (ANB-BIA, de sources diverses, 18 juin 2003)

* Congo (RDC). Kabila pays his dues — President Joseph Kabila has become the first president of Congo RDC to pay tax, the government has said. Mr Kabila gave bewildered staff at the headquarters of the revenue services in Kinshasa, on 10 June, a cheque for around 9,000 dollars to cover his annual income tax. The President was welcomed at the tax office by staff wearing traditional printed dress inscribed with the words, «Biso Banso Tofuta Mpaka» in Lingala, and «Tulipe Sisi Wote Kodi» in Kiswahili, meaning: «We must all pay tax». (BBC News, UK, 12 June 2003)

* Congo (RDC). Les parcs nationaux ravagés — Les parcs du Congo ont été ravagés par les conflits et le braconnage. Le WWF (World Wildlife Fund) lance un cri d’alarme. Il veut rouvrir d’ici la fin de l’année un bureau à Kinshasa et rééquiper les gardes des parcs nationaux de Virunga et de Salonga afin d’assurer la survie d’espèces phares, menacées de disparition. Le braconnage, la guerre et la présence massive de réfugiés ont engendré, ces dix dernières années, la destruction des habitats, de la faune et la surexploitation des ressources naturelles des parcs. Les conflits armés actuels au nord-est du pays n’arrangent pas la situation des sites inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco. (D’après Le Soir, Belgique, 14 juin 2003)

* Congo (RDC). Widespread abuses against children — On 16 June, the organisation, Watchlist on Children and Armed Conflict issued a new reported entitled: «The Impact of Armed Conflict on Children in the Democratic Republic of Congo». The report states that children in Congo have suffered systematic torture and cruelty during Congo’s five-year war. Both foreign and domestic governments and armed groups have committed gross violations against children, including assault, rape, abduction, sexual torture, forced displacement, underage recruitment into armed forces and forced participation in the illegal exploitation of natural resources. The Watchlist calls on all parties to the conflict to immediately halt violations against children and adolescents. The Watchlist also calls on the Security Council to work vigorously to ensure an end to abuses committed by parties to the conflict and international personnel stationed in Congo. (The Watchlist is an initiative of NGOs to improve monitoring, reporting and follow-up action on the impact of conflict on children in specific situations of armed conflict). (Watchlist, USA, 16 June 2003)

* Congo (RDC). L’état “terrifiant” de la jeunesse — Selon un rapport publié le 16 juin par des ONG, de plus en plus d’enfants congolais sont affamés et armés, les viols et les mutilations se multiplient, et l’accès des jeunes à la santé et à l’éducation s’amenuise de jour en jour. Dans un appel pressant au Conseil de sécurité, plusieurs ONG respectées ont mis en commun leurs moyens et épluché les études réalisées par l’Onu sur la RDC pour attirer l’attention sur la condition des jeunes congolais, tout particulièrement dans l’est du pays. Julia Freedson, coordinatrice de ce projet baptisé “Watchlist”, a déclaré que davantage d’enfants mourraient chaque semaine dans l’est de la RDC que ne sont décédés de soldats en Irak depuis le début de la guerre. Anne Edgerton, de l’organisation Refugees International, a expliqué pour sa part qu’entre 30.000 et 50.000 enfants de moins de 18 ans avaient été recrutés comme “soldats” dans les différentes armées et milices actives en RDC. Kathleen Hunt, de CARE International, a estimé qu’une attention insuffisante avait été accordée aux violences sexuelles dont sont victimes les femmes et les jeunes filles congolaises. Selon elle, la Monuc et les pays voisins devraient faire en sorte que les organisations humanitaires puissent avoir accès aux victimes d’abus et que la sécurité et les droits des enfants soient une priorité. (Reuters, 17 juin 2003)

* Congo (RDC). Bunia faces disaster17 June: United Nations monitors in Congo have warned of a human rights catastrophe in the north-eastern town of Bunia. Diplomats with the UN Mission in Congo (Monuc) say there has been a wave of rape, abduction and murder in the town. A Monuc spokesman said: «The human rights situation is more and more catastrophic. We deplore rapes carried out every night on young girls.» French troops arrived in Bunia 11 days ago as part of an UN-mandated international force to protect civilians from fighting between ethnic Hema and Lendu militias. The violence has killed an estimated 500 civilians in the past two months, and residents complain that the peacekeepers have so far provided only limited security. Two incidents have pitted peacekeepers against militiamen in recent days. On 16 June, two Congolese gunmen were shot dead after pointing their weapons at French soldiers. The dead fighters, both believed to be in their 20s, were the first fatalities in Bunia since the French troops were deployed in the town in early June. Days earlier, French soldiers came under fire from gunmen on the outskirts of the town. The French said on 16 June that they currently only had enough troops to patrol the town’s airport. More reinforcements are expected to arrive, including about 100 British troops. (ANB-BIA, Belgium, 17 June 2003)

* Congo (RDC). Pourparlers sur le Nord-Kivu — Le jeudi soir 12 juin à Bujumbura (Burundi), le principal mouvement rebelle (RCD-Goma) et le gouvernement de Kinshasa, ainsi qu’un groupe qui lui est allié (le RCD-ML), ont entamé des pourparlers pour mettre un terme aux combats qui les opposent dans la province du Nord-Kivu. Ils se rencontreront à nouveau vendredi. La Mission des Nations unies (Monuc) a exigé le retrait immédiat des forces du RCD présentes dans le territoire de Lubero, se disant préoccupée par “l’intensification des combats et la prise des localités de Kanyabayonga et d’Alimbongo par le RCD”. Selon des sources locales, les civils fuient par dizaines de milliers à travers savane et forêts à cause de l’avancée des troupes du RCD-Goma dans le territoire de Lubero. Parmi eux se trouvent les prêtres de Kanyabayonga et de Kasando: 3 prêtres diocésains et 5 Assomptionnistes. — Le samedi 14 juin, les négociations ont été suspendues sur ordre du gouvernement burundais, qui n’en avait pas été informé par l’Onu. “Ces discussions intercongolaises ont été organisées sans qu’on le sache; c’est inadmissible pour tout Etat souverain”, a déclaré le ministre burundais des Relations extérieures, qui exigeait des excuses. Les pourparlers avaient été organisés par la Monuc. — 18 juin. Dans la soirée, les négociations ont pu reprendre à Bujumbura, en présence du représentant spécial de l’Onu, Namanga Ngongi. Par ailleurs, le RCD-Goma a annoncé un cessez-le-feu unilatéral dans la province du Nord-Kivu, précisant toutefois qu’il “administrera les territoires qu’il contrôle, notamment Kanyabayonga et Alimbongo”. Mais ce même jour, cette trêve a volé en éclats avec la reprise des combats à Ndoluma, à 18 km de Lubero, au nord d’Alimbongo. Le RCD-ML et le RCD-Goma s’accusent mutuellement d’en être à l’origine. (ANB-BIA, de sources diverses, 19 juin 2003)

* Congo (RDC). Bunia — Dans la nuit du mercredi 11 juin, 200 autres soldats français sont arrivés à Entebbe (Ouganda) pour rejoindre la force multinationale à Bunia. Leur arrivée porte à 900 l’effectif de la force, dont 300 ont déjà été déployés à Bunia, où au moins 70 soldats arrivent chaque jour. D’autre part, le 12 juin, une mission diplomatique du Conseil de sécurité de l’Onu est arrivée à Bunia. Selon l’ambassadeur français M. de la Sablière, qui dirige la mission, il ne peut y avoir de solution militaire à la crise sanglante qui oppose deux ethnies, les Hema et les Lendu, et la mission tentera de promouvoir une solution politique. Il a indiqué aussi que le Conseil solliciterait l’Ouganda et le Rwanda, accusés de soutenir des groupes rivaux, pour “améliorer la situation”. Par ailleurs, six groupes armés, appartenant aux ethnies rivales, ont promis de se réunir dans les quinze jours pour tenter de mettre en oeuvre un ancien accord de cessez-le-feu. Cinq d’entre eux avant déjà signé, le 16 mai, un engagement à respecter un cessez-le-feu conclu deux mois plus tôt, mais jamais tenu. — Le 13 juin, une cinquantaine de soldats français se sont rendus dans un village situé à quelques kilomètres de Bunia, attaqué par des miliciens lendu. Le mandat de la force internationale se limite théoriquement à Bunia et à son aéroport. Le commandant de la force, le général Neveux, a indiqué que ses hommes ne seront pas en mesure d’intervenir si des troubles interethniques surviennent hors de la ville. — 14 juin. Pour la première fois, une patrouille de soldats français a ouvert le feu, en ripostant apparemment contre des miliciens qui les avaient pris pour cibles aux portes de la ville. Les échanges de tirs n’auraient pas fait de blessés. — 15 juin. Les médias ont annoncé un nouveau massacre commis entre le 10 et le 11 juin à Nioka, à proximité de Mahagi. Des sources congolaises parlent de 80 victimes parmi les ethnies hema et lendu, mais selon des sources ougandaises, les victimes seraient maintenant des Alur. — 16 juin . Les soldats français ont tué deux miliciens hema, au cours d’un échange de coups de feu dans un quartier sud-ouest de Bunia. D’autre part, l’Union des patriotes congolais (UPC, soutenu par le Rwanda), qui contrôle Bunia, a affirmé pour la première fois être prête “à accepter la démilitarisation de la ville par la force multinationale”. Le mouvement a toutefois refusé de désarmer ses 1.500 combattants, qui resteront cantonnés à l’extérieur de la ville. — 17 juin. Si la situation est dite calme à Bunia, des observateurs de l’Onu ont déclaré que bon nombre d’habitants vivaient dans la peur de visites de miliciens se livrant à des enlèvements ou des meurtres, choisissant leurs victimes en fonction de leur appartenance ethnique. Les jeunes filles sont victimes de viols nuit après nuit, a déclaré un haut responsable de la Monuc. Selon des témoins, les exactions sont commises par des hommes de l’UPC, indique l’agence Reuters. Par ailleurs, un hélicoptère français a essuyé des tirs d’armes légères alors qu’il traversait la frontière ougando-congolaise, et a été contraint d’atterrir pour réparer. —18 juin. Le PAM a lancé un appel d’urgence pour recueillir 38 millions de dollars afin de nourrir un demi-million de personnes dans l’est de la RDC: au moins 64% de la population dans cette région souffriraient de pénuries de nourriture. (ANB-BIA, de sources diverses, 19 juin 2003)

* Côte d’Ivoire. Trafic d’enfants — La Journée mondiale de lutte contre le travail des enfants a été marquée en Côte d’Ivoire par un engagement politique pris par le gouvernement. Celui-ci a ratifié les conditions sur l’âge minimum et sur les pires formes du travail des enfants dans un pays où 1,2 million de jeunes gens sont victimes du trafic. Selon le Bureau international du travail (BIT), environ 1,2 million d’enfants ivoiriens sont effectivement déplacés dans des situations où ils sont exploités économiquement et sexuellement sans protection légale ou réglementaire. 70% d’entre eux travaillent dans l’agriculture, la chasse et la pêche commerciale ou la foresterie; 8% dans les industries manufacturières; 8% dans le commerce, la restauration et l’hôtellerie; et 7% dans les services communautaires, tels les travaux domestiques. (PANA, Sénégal, 14 juin 2003)

* Côte d’Ivoire. Ivorian forces to stay in designated areas18 June: A further step towards restoring peace in Côte d’Ivoire has been taken after an agreement to confine fighters to designated military camps. The rebels will be confined in parts of the north, while the army will stay near the main cities to the south and west of the country. Sixteen sites have been agreed so far and the operation will be completed by the end of the month. The agreement was reached at a meeting in Yamoussoukro on 17 June. (ANB-BIA, Belgium, 18 June 2003)

* Côte d’Ivoire. Réussir la paix16 juin. Le chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, et le gouvernement de réconciliation, dans une déclaration commune, ont fermement interpellé, lundi soir à Abidjan, tous ceux qui sont susceptibles de compromettre le processus de réconciliation. Tout en réaffirmant que le gouvernement de M. Diarra est “un ensemble cohérent”, dont la solidarité et la confiance ne sauraient souffrir “ni doute, ni ambiguïté”, le communiqué proclame l’ambition des autorités de “réussir le pari de la paix et de la cohésion sociale”. — Le 17 juin à Yamoussoukro, l’armée ivoirienne et les rebelles ont convenu de retirer leurs troupes des zones de combat et de les confiner aux villes qu’elles contrôlent. On ne sait toutefois pas quand le retrait débutera. Aucune décision concernant le désarmement des forces en présence n’a été prise. Malgré la trêve conclue au début du mois de mai, la Côte d’Ivoire reste divisée par une ligne de cessez-le-feu séparant le nord, acquis aux rebelles, et le sud, contrôlé par le gouvernement. (ANB-BIA, de sources diverses, 18 juin 2003)

* Ethiopie. Les enfants meurent de malnutrition — Des dizaines de milliers d’enfants sont morts en près d’un an en Ethiopie, dans des régions affectées par une “sévère malnutrition” chronique, aggravée par la sécheresse, a estimé, le 13 juin, la coordinatrice adjointe de l’Onu pour l’aide d’urgence, Carolyn Mc Askie. (La Libre Belgique, 14 juin 2003)

* Ethiopia. Extensive mobilisation of aid needed The world is not watching, but more than 12 million Ethiopians risk starving to death if there is no extensive mobilization of aid to prevent a famine, a senior United States official said today. The official, Tony Hall, the American ambassador to the United Nations food agencies, said many people were referring to the situation in Ethiopia by using the word famine but did not want to do so publicly. «The situation in Ethiopia has been under-reported -— Iraq and Afghanistan have taken up a lot of the news,» added Mr. Hall, who last visited Ethiopia three months ago. «People are starving to death, and young children don’t have a good chance of survival because their mothers lack milk, and there is not enough clean water and food,» he said. He agreed with United Nations estimates that some 12.6 million Ethiopians, struggling with drought and a lack of clean water, risked starving to death, and he said the crisis was worst in the south of the country. He also criticized some United Nations agencies, including the Food and Agriculture Organization, based in Rome, for lacking a sense of urgency about Ethiopia. Mr. Hall said an appeal by the organization for seed for farmers had understated their needs and would not have anywhere near enough impact to tackle widespread hunger. The FAO is giving Ethiopian farmers seed, fertilizer and tools, and says it is battling a shortage of funds to reach millions of hungry people. Richard China, an official with the FAO‘s emergency division, said the organization was working as quickly as possible to aid Ethiopian farmers, and had distributed one million tons of seed to farmers since February. (International Herald Tribune, USA, 19 June 2003)

* Gabon. Téléphone vert pour les enfants — Le téléphone vert, mis en service le 4 avril dernier au Gabon avec le concours de l’Unicef, a permis de sortir des griffes de leurs bourreaux une quinzaine d’enfants en situation d’exploitation de mineurs. Tous de nationalité étrangère, ils ont été placés dans des centres d’accueil pour mineurs. Le Gabon ne fait pas travailler ces enfants dans des plantations, mais on les retrouve par milliers au marché central de Libreville. D’autres sont placés dans des familles pour les durs travaux de ménage. Bastonnés en public et parfois abusés sexuellement, ces esclaves des temps modernes vivent un véritable calvaire. Avec le concours de l’Unicef et d’ONG, les autorités gabonaises ont multiplié des deux dernières années les campagnes de sensibilisation et mis en place un téléphone vert pour dénoncer le phénomène. (PANA, Sénégal, 16 juin 2003)

* Kenya. Moi to face police questions17 June: The Kenyan Government has ordered anti-corruption police to question the country’s former president, Daniel arap Moi. The unprecedented move is part of a wider investigation into a banking scandal which saw large sums of public money disappear. This has never happened before in Kenya — a former president ordered to submit to police questioning. Kenyan investigators want to ask Mr Moi about Euro Bank. It went bust in February after it was discovered that almost $14 million worth of public money had vanished from its accounts. Five senior officials have already appeared in court. At least one has said he was acting on the direct orders of President Moi when he transferred state funds to Euro Bank before its collapse. At the moment Mr Moi is not being accused of any wrongdoing but investigators are keen to hear his version of events. (ANB-BIA, Belgium, 17 June 2003)

* Kenya/UK. Row hits tourism hard — The Queen has been drawn into the row over the decision by the UK government to ban British commercial flights to and from Nairobi. A Kenyan tour operator, Mr John Glen Gibson, has called for a boycott of the Queens official birthday party at the British High Commissioner’s residence in the Kenyan capital, Nairobi. Mr Gibson, the Managing Director of the Destination Kenya travel firm, says the UK flight ban has adversely affected the countries’ struggling tourism industry. The industry is already reeling from an attack on an Israeli owned hotel and a failed attempt to shoot down a plane in Mombasa in November last year. «I would hope that many Kenyans will find a better way to spend their time this evening. Maybe they should toast the Queen in their own homes, and not at the British High Commissioner’s residence,» Mr Gibson says. In addition to the flight ban, the UK government and several western countries issued advisories to their nationals not to visit Kenya. As the tourism sector plunges deeper into crisis, Kenya’s hotel industry has been forced to lay off staff. «The advisory can only be described as the kiss of death to Kenya,» Mr Gibson says. Britain and Germany are Kenya’s largest tourist markets. Germany last week lifted its travel advisory for Kenya and called on other Western countries to follow suit. (BBC News, UK, 18 June 2003)


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