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WEEKLY NEWS ISSUE of: 28-06-2001

PART #2/4 - From CENTRAFRIQUE - LIBERIA

Part #1/4:
Africa => Cameroon
Part #3/4:
Madagascar => Somalia
Part #4/4:
South Africa => Zimbabwe
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* Centrafrique. Tensions et décrispation — Selon des sources concordantes, les Yakomas, ethnie de M. Kolingba, ont déjà payé un lourd tribut à sa tentative de putsch. La Ligue centrafricaine des droits de l’homme et la presse rapportent de nombreuses exactions dont les Yakomas seraient les principales victimes, sans pouvoir établir un bilan exact. Ces exactions ont pour effet de vider la capitale Bangui de tous les Yakomas et de paralyser plusieurs secteurs. Dans la situation d’insécurité qui prévaut à Bangui, malgré les déclarations officielles, il est difficile de faire la part entre ce qui relève de la chasse aux Yakomas, du banditisme pur ou des règlements de comptes. Les éléments de la Garde présidentielle continuent à boucler des quartiers entiers pour des fouilles qui s’accompagnent de toutes sortes d’exactions, selon de nombreux témoignages. -D’autre part, on assiste à une décrispation sur la scène politique centrafricaine avec la rencontre prévue le 25 juin à Bangui entre le président Patassé et les partis politiques et les syndicats. Cette réunion signifie que l’envoyé spécial du secrétaire général de l’Onu, l’ancien président malien Amadou Toumani Touré, a au moins réussi à restaurer le dialogue politique entre tous les segments de la société centrafricaine. Le dialogue entre acteurs politiques et sociaux devrait, selon M. Touré, déboucher sur un plan d’action visant à promouvoir le processus démocratique et à reconstituer le tissu industriel du pays avec le soutien des bailleurs de fonds. (Ndlr.: Selon l’agence Misna, l’ex-président Kolingba aurait été arrêté en Ouganda, à l’aéroport d’Entebbe, et serait tenu prisonnier, d’après le journal New Vision du 22 juin). (PANA, Sénégal, 23 juin 2001)

* Central Afr. Rep. Yakomas hide as persecution continues — The Government has suspended the activities of the party of former president Kolingba, the Central African Democratic Rally (RCD). An official statement said procedures to dissolve the RCD will then begin. (Report from IRIN). 22 June. Three weeks after former ruler Andre Kolingba’s failed coup, the Central African Republic’s members of the Yakoma ethnic group are still hiding to escape reprisals directed against them. The reprisals against the Yakomas are being carried out by elements of the presidential guard, according to witnesses contacted in Bangui. The witnesses said the Yakomas, Kolingba’s ethnic group, have suffered a lot since the abortive putsch which was crashed by troops loyal to President Ange-Felix Patasse. Patasse’s troops were supported by a Libyan contingent and Congo RDC rebels of Jean Pierre Bemba to subdue the rebels. Since then, the CAR Human Rights League and the press have reported of several summary executions principally against the Yakoma community, although they could not establish the exact toll, carried out by the ruthless guards. The result of these killings is that the capital city of Bangui has been missing of its Yakomas. The result is that several sectors, especially in public administration and education, which they dominated, have been paralysed. (Report from PANA, 24 June). (ANB-BIA, Brussels, 25 June 2001)

* Congo-Brazza. Miliciens réinsérés — Un programme prévu par l’Organisation mondiale des migrants (OIM) a permis de réinsérer dans la vie civile 6.000 anciens miliciens et le retrait de plus de 10.000 armes légères. Les résultats ont dépassé les prévisions. Le programme a commencé au mois de juillet 2000 et avait pour objectif initial la réinsertion de 4.700 miliciens et la récupération de 5.000 armes. Il reste toutefois plus de 9.000 miliciens qui n’ont reçu jusqu’à présent aucune aide. D’après OIM, il y a dans le pays de 15.000 à 20.000 anciens miliciens. La priorité est de trouver du travail pour ces jeunes, dont l’âge moyen est de 20 ans, afin qu’ils ne versent pas dans le banditisme. (Fides, Rome, 22 juin 2001)

* Congo (RDC). Pourparlers de paix — La date du début des pourparlers de paix intercongolais sera fixée par le comité préparatoire qui doit se réunir le 16 juillet à Gaborone (Botswana), a annoncé le 22 juin le facilitateur du dialogue M. Masire. Le dialogue doit donner un coup de fouet au processus de paix qui reste bloqué. Le comité préparatoire doit décider de la date, du lieu et des règles de procédure du dialogue intercongolais. Selon les déclarations de M. Masire, les dirigeants de l’Afrique australe soutiennent ses propositions sur la façon de poursuivre le dialogue. (PANA, Sénégal, 22 juin 2001)

* Congo (RDC)/Belgique. Coopération — Le 22 juin, le gouvernement belge a présenté son “plan pour l’Afrique centrale”, une semaine avant le 41e anniversaire de l’indépendance du Congo, où se rendront le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères et le secrétaire d’Etat à la Coopération. L’intensification de la coopération au développement (surtout par un appui aux ONG), la libération des prêts d’Etat à Etat (bloqués depuis 1991) et un encouragement de la diplomatie préventive constituent les principaux axes du projet. Dans une première phase la Belgique signera quatre accords de coopération avec le Congo pour un montant global de 800 millions de FB. La plupart des projets doivent profiter aux couches pauvres de la population. La Belgique veut examiner aussi comment diminuer l’énorme dette bilatérale du Congo. (D’après Belga et La Libre Belgique, 23 juin 2001)

* Congo (RDC)/Rwanda. Kivu: processus d’annexion — Le 23 juin, la RTNC/Bukavu a rendu public un accord signé la veille entre le gouverneur du Sud-Kivu et le préfet de Cyangugu (Rwanda) permettant aux bus et taxis rwandais d’opérer à Bukavu et dans les territoires périphériques (Kabare et Walungu). Ils vont commencer à assurer le transport inter-urbain et la navette Bukavu-Kamembe. Comme les Rwandais ne doivent pas payer de taxes, ces transporteurs étrangers fixeront sans doute des tarifs réduits par rapport aux coûts de transport pratiqués par les Congolais. Par ailleurs, depuis plus d’un an, la Société d’assurances du Rwanda a étendu ses activités au Kivu, offrant des assurances moins chères. Depuis quelques mois également, les frais de douane entre Bukavu et Cyangugu ont été supprimés, ce qui intensifie le mouvement des Congolais vers le marché de Kamembe. Selon les habitants de Bukavu, tout cela fait partie d’un plan pour placer le Kivu sous la tutelle du Rwanda. (ANB-BIA, de sources diverses, 25 juin 2001)

* Congo (RDC). Kabila calls on Congo to respect law, freedoms — On 24 June, President Joseph Kabila opened a human rights forum, calling for his country to show more respect for law and freedom of opinion. «We want to resolutely turn a page in the history of our country, which has been written in blood and tears, and begin the march towards a Democratic Republic of Congo where the rule of law is respected,» Kabila said. Kabila has pledged to end human rights abuses in the vast central African country since he came to power in January, succeeding his assassinated father, Laurent. Kabila said a responsible government should feel a duty to create conditions for justice, peace and security, which must exist in any country practising the rule of law. The conference should adopt resolutions that would «create an environment where Congolese can express freely and according to the law their convictions and opinions». While condemning human rights abuses committed by foreign forces in occupied territories, Kabila also called on members of his own government to absorb human rights principles so the people could feel the effects of change.The National Conference on Human Rights, attended by government members, resident diplomats and representatives of international organizations, ends on 30 June. (ANB-BIA, Brussels, 25 June 2001)

* Congo (RDC). Les Maï-Maï attaquent Butembo — Le 24 juin au matin, plusieurs groupes de Maï-Maï (partisans nationalistes) ont donné l’assaut à l’aéroport de Butembo (Nord-Kivu). Ils ont été repoussés par les forces du Front de libération du Congo, aidées des troupes ougandaises envoyées depuis la ville voisine de Beni, et grâce à l’artillerie lourde. On ignore le bilan des combats qui ont duré plusieurs heures. Tous les représentants de la société civile et d’autres groupes de Maï-Maï ont condamné cette action, qui aurait été commise par des hommes répondant aux ordres d’un certain Muhudi. L’incursion n’avait en effet aucun objectif militaire. (Misna, Italie, 25-26 juin 2001)

* Congo (RDC). «Torture: a weapon of war against unarmed civilians» — On 26 June, Amnesty International said in its report: «Torture: a weapon of war against unarmed civilians», that during the past three years, thousands of unarmed civilians, including children women, journalists and human rights defenders, have bee subjected to torture in Congo RDC. Torture is committed by the various armed forces of Congo RDC, Uganda and Rwanda, and also by armed opposition groups allied to them. The authorities have repeatedly denied that they have ordered or condone the abuses. (Amnesty International, 26 June 2001)

* Congo (RDC). La torture comme arme de guerre contre les civils — Dans un rapport présenté à la presse le 26 juin, Amnesty International dénonce l’utilisation de la torture comme “arme de guerre contre des civils inermes”. Ce rapport est surtout axé sur les actes de torture commis par différentes forces armées au Congo RDC, depuis le début de l’an 2000. Les informations obtenues par l’organisation de défense des droits humains au cours de cette période portaient essentiellement sur des faits perpétrés par les armées des gouvernements de RDC, du Rwanda et de l’Ouganda. Depuis le mois d’octobre 2000, des dizaines de soldats et de civils originaires des provinces de l’est du pays, à savoir le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et le Maniema, ont été arrêtés à Kinshasa et places en détention par l’armée. Ils ont été victimes de divers actes de torture pendant leur incarcération. Les journalistes ont été particulièrement pris pour cibles d’actes de torture et d’autres formes de traitement cruel, inhumain ou dégradant, mesures d’intimidation visant à les empêcher d’écrire ou de publier des articles critiques envers le gouvernement de la RDC, ses hauts fonctionnaires ou la politique qu’il met en oeuvre. De nombreux défenseurs des droits humains ont également été victimes d’actes de torture et d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, visant à les décourager de poursuivre leur action. Dans l’est de la RDC, de nombreuses personnes ont été’ cruellement torturées afin de dissuader la population en colère de participer à un soulèvement armé contre les groupes d’opposition armes et les gouvernements du Burundi, du Rwanda et de l’Ouganda qui cherchent à renverser le gouvernement de la République démocratique du Congo. Tout comme le gouvernement de la RDC, les groupes armés d’opposition congolais, en particulier le RCD-Goma et le RCD-ML, ont utilisé la torture comme une arme contre les personnes qui les critiquent et contre celles qui sont supposées soutenir leurs adversaires. (Ndlr: version française: www.efai.org)plain + (Amnesty International, Belgique, 27 juin 2001)

* Congo (RDC). Droits de l’homme — Une Conférence nationale sur les droits de l’homme s’est ouverte le dimanche 24 juin à Kinshasa. Le lundi, les travaux ont été marqués par les interventions des délégations provinciales qui ont dressé un sombre tableau de la situation dans les territoires occupés, notamment le pillage des richesses, le viol de femmes et de jeunes filles, la déperdition scolaire et l’exploitation des enfants, les menaces d’arrestation et parfois l’élimination des avocats et des paisibles citoyens, et la dégradation des conditions sanitaires. Les différentes délégations des provinces réclament haut et fort la présence renforcée des éléments de la Mission d’observation des Nations unies. (PANA, Sénégal, 26 juin 2001)

* Côte d’Ivoire. Rentrée de Bédié? — Le chef d’Etat ivoirien Laurent Gbagbo a officiellement demandé à l’ex-président Henri Konan Bédié de rentrer en Côte d’Ivoire. L’invitation a été formulée au cours d’une rencontre entre Gbagbo et Bédié à Paris le 23 juin. M. Gbagbo, en visite en France, a précisé que son prédécesseur était un citoyen libre et qu’il pouvait par conséquent décider si et quand rentrer au pays. Bédié, qui réside en France depuis près d’un an et demi, a pour sa part déclaré qu’il se considérait “toujours en exil” et qu’il ne retournerait en Côte d’Ivoire que sous certaines conditions, notamment la concesion des bénéfices prévus pour les anciens chefs d’Etat, comme l’attribution d’un logement. (Misna, Italie, 25 juin 2001)

* Côte d’Ivoire. Reprise de l’aide de l’UE — Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont décidé une reprise graduelle de l’aide à la Côte d’Ivoire en raison des mesures d’ouverture politique d’Abidjan. La situation sera réexaminée en janvier 2002. En fonction des progrès, l’aide européenne pourra reprendre dans son intégralité. (Libération, France, 27 juin 2001)

* Egypte. Colère copte — Le mercredi soir, 20 juin, quelque 10.000 chrétiens coptes ont protesté devant la cathédrale copte-orthodoxe du Caire contre la publication dans la presse à scandale d’un article intitulé “Bordel au monastère”. Photos compromettantes à l’appui, le journal accusait un moine du couvent de Deir el-Moharraq, près d’Assiout, d’avoir eu des rapports sexuels avec une femme dans l’enceinte même du monastère le plus sacré du pays. Le patriarche Chenouda III a immédiatement indiqué que l’homme en question avait été excommunié il y a cinq ans. Soucieux de calmer au plus tôt la colère de la minorité chrétienne, le pouvoir a temporairement interdit la parution du journal Al-Nabaa. Mais normalement, jamais de telles photos ne passent la censure. “C’est un acte délibéré pour blesser les coptes”, assure un fidèle. (Libération, France, 22 juin 2001)

* Egypte/UE. Accord d’association — Le 25 juin à Luxembourg, les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont signé un accord d’association avec l’Egypte, dont l’objectif est de promouvoir le commerce bilatéral. La Commission européenne a rappelé que l’UE est la principale partenaire commerciale de l’Egypte et qu’elle participe de façon de plus en plus active au programme de développement économique et social égyptien. L’accord d’association s’inscrit dans le cadre du partenariat euro-méditerranéen défini en 1995 entre l’UE et 12 riverains de la mer Méditerranée. L’objectif de ce partenariat est de parvenir à une zone euro-méditerranéenne de libre-échange d’ici 2010. (La Libre Belgique, 26 juin 2001)

* Egypt. Egypt and EU closer on free trade — Egypt and the European Union took a significant step towards setting up a free trade area in manufactured goods on 25 June by signing an association agreement that had been the subject of difficult negotiations for more than five years. Under the deal signed on 25 June in Luxembourg, trade barriers will be gradually dismantled over a 12-year period from the date of ratification, which is expected to be within 18 months. Egypt has also gained additional concessions for its agricultural exports to Europe, which remain excluded from the free trade area. Although the agreement is heavily focused on economic ties, it also includes a human rights clause, which Chris Patten, the EU‘s external affairs commissioner, insisted would allow Brussels to question closely Egypt’s human rights record. In particular, he said, cases such as the arrest last month in Cairo of 50 men on the grounds that they were homosexual would be raised. «This partnership is firmly based on shared political and economic interests as well as a joint commitment for the promotion of democracy and the respect of human rights,» he said. However, human rights groups have criticised the EU for being reluctant to invoke these human rights clauses — citing Tunisia and Israel as examples where the governments are repeatedly in violation of human rights. Under the accord, the EU will provide funds to contribute to the process of modernising Egyptian industries and preparing them for competition with European imports. (Financial Times, UK, 26 June 2001)

* Erythrée. Lourd bilan de la guerre — Quelque 19.000 soldats érythréens ont été tués au cours de la guerre entre Asmara et Addis-Abeba, de mai 1998 à juin 2000, a déclaré le président érythréen Issaias Afeworki. C’est le premier chiffre officiel sur les pertes humaines de l’Erythrée pendant la guerre. Les troupes éthiopiennes, à l’offensive, ont vraisemblablement subi plus de pertes. (Libération, France, 22 juin 2001)

* Ethiopia. President’s position shaky — The position of the Ethiopian president, Dr Negaso Gidada, is under serious threat after he was dismissed from the executive committee of his party. In a surprise announcement on 22 June by the Oromo Peoples Democratic Organisation (OPDO), one of the five parties making up the ruling EPRDF coalition, Mr Gidada was accused of refusing to accept the party’s reforms. (BBC News, UK, 23 June 2001)

* Guinea-Bissau. Freedom of expression under attack — In a Press release on 27 June, Amnesty International expressed concern that freedom of expression is once again under attack in Guinea-Bissau, as two journalists face chages of defamation. Other journalists have been detained and harassed in recent months for criticizing government policies or reporting issues deemed sensitive by the authorities. In the latest incident, Joao de Barros, the owner of Diario de Bissau, was arrested at his home on 17 June 2001, by members of the state security police. The following day, Athizar Mendes, a journalist at Diario de Bissau, was arrested at the newspaper premises by members of the state security police. (Amnesty International, 27 June 2001)

* Kenya. Desperate gambit in new political picture — If the Kenyan Economy were not in truly dire straights, it is very unlikely that the de facto coalition government between the ruling Kenya National Union Party (KANU) and the National Democratic Party (NDP), would be possible. With virtually every sector of the economy, from agriculture to tourism, grinding to a halt, and as thousands are thrown out of work due to years of mismanagement and corruption, and crime hitting unprecedented levels with hundreds of Asian businessmen leaving, Kenya’s President Daniel Arap Moi of Kanu must desperately buy time with the appointment of Raila Odinga, the erstwhile long-term opponent of his government, to a cabinet post as Minister for Energy. A second NDP MP, Dr. Ardhu Owiti is Minister for Planning while two others have junior cabinet posts. What surprised observers is, that all the two dozen MPs of the NDP except a lone computer specialist, Dr. Shem Ochuodho, proceeded to cross the floor of the House and sat with the ruling party MPs in what looked suspiciously like a defection that would have required them to seek a fresh mandate of the electorate if it were specifically stated as such. Raila describes the new arrangement as a «coalition» while Moi sees it as nothing short of defection. Since the elections of 1997, the two parties have had a co-habiting arrangements where they have ganged up against other opposition moves against the government. (Joe M’Bandakhai, ANB-BIA, Kenya, 14 June 2001)

* Kenya. Médicaments anti-sida — Le 21 juin, les parlementaires kényans ont émis de vives protestations à la suite de révélations selon lesquelles le gouvernement aurait refusé un don de médicaments destinés à réduire les cas de transmission mère-enfant du VIH. De hauts fonctionnaires auraient conseillé au ministre de la Santé de rejeter une offre faite par la société pharmaceutique Boehringer-Ingelheim de livrer des médicaments sans aucune contrepartie financière. Selon les députés, si les fonctionnaires n’étaient pas intéressés, c’était parce qu’elle ne pouvait pas donner lieu au versement de dessous-de-table. La colère des députés a aussi été soulevée par un parlementaire qui a affirmé que le gouvernement avait rejeté ces médicaments sur avis de l’Association médicale du Kenya. Des membres de cette association auraient déclaré qu’“il était inutile de sauver la vie des bébés dont la mère est infectée, car cette dernière finira par mourir”. Le ministre de la Santé a rejeté ces déclarations. (PANA, Sénégal, 21 juin 2001)

* Libéria. Consultations européennes — La Commission européenne a décidé d’ouvir des consultations avec le Libéria conformément aux articles 96 et 97 de l’Accord de Cotonou, annonce un communiqué publié le 26 juin à Bruxelles. Ces consultations porteront sur la situation des droits de l’homme au Libéria, le respect des principes démocratiques et de l’Etat de droit dans ce pays, de même que sur la corruption. C’est la première fois que des négociations seront ouvertes avec un pays ACP pour cas grave de corruption. En vertu de l’Accord de Cotonou, l’UE peut suspendre entièrement ou partiellement sa coopération avec un pays ACP jugé coupable de violation des principes démocratiques ou en cas de corruption avérée de membres de son gouvernement. (PANA, Sénégal, 26 juin 2001)


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