[16] DONNER LA PAROLE A LA BASE - IIb
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DONNER LA PAROLE A LA BASE - IIb
Date:
Wed, 13 Jan 1999 20:39:13 퍝 (MET)
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"serv. informazioni Congosol" <congosol@skyol.it> To:
gruppi 1 2 3 <congosol@skyol.it>
- RENCONTRE DES EVEQUES CATHOLIQUES AVEC LE CHEF DE L'ETAT ( Kinshasa, le
05 novembre 98 )
COMPTE RENDU OFFICIEL DE LA RENCONTRE DES EVEQUES
CATHOLIQUES AVEC LE CHEF DE L'ETAT
L'Assemblee extraordinaire des Eveques Catholiques du Congo qui poursuit encore
ses assises vient de s'entretenir avec Monsieur le President de la Republique.
Apres un mot de salutation, les Eveques ont parle' successivement des 8 points
suivants:
- La guerre et ses consequences :
Pour eux, il n'est point de doute que des pays etrangers ont agresse' la
Republique Democratique du Congo, pour des interets qui leurs sont particuliers.
Avec tout le peuple congolais, les Eveques disent NON a' l'agression, NON a' une
nouvelle guerre, car elle a de consequences desastreuses innombrables sur la vie
sociale et economique. Sauvegardons l'integrite', l'unite' et la souverainete'
du pays.
- Concernant la situation interne, ils ont formule' leur pensee en
recourant a' ce proverbe de chez nous : " Les vers qui ronge le haricot est a'
l'interieur meme du haricot ". Evitons la confiscation du pouvoir par quelques
uns.
- D'ou' ils en sont venus a' l'urgence des negociations : entre les fils de
la Republique Democratique du Congo, a' distinguer de la negociation avec les
etrangers. Formons un peuple fort, parce qu'uni, vivant en harmonie, fier de sa
diversite' ethnique et de ses choix politiques multiples.
Tout cela est possible :
- Grace a' l'action d'un gouvernement d'union nationale, et a'
l'organisation des elections vraiment libres, democratiques et transparentes, et
- Aussi grace a' une armee nationale bien formee et bien instruite.
- C'est alors que l'integrite' du territoire, la souverainete' nationale et
le patrimoine economique seront vraiment assures. Cette unite' du pays n'est pas
negociable. Tous denoncent le plan visant la balkanisation de la Republique
Democratique du Congo.
- Les agents de l'Eglise Catholique sont victimes dans cette guerre. On en
tue, on leur arrache les moyens de l'apostolat qu'on detruit finalement.
- Mais les Eveques tiennent a' rassurer l'opinion que l'Eglise demeure
engagee au service du peuple et contribuera dans les limites de sa mission a' la
reconstruction du pays et a' l'avenement d'un Etat de droit, et pourquoi pas en
s'inserant activement dans l'Assemblee Constituante ouverte a' toutes les forces
vives du pays.
En conclusion, les Eveques ont presente' leur vux les meilleurs a' Son
Excellence Monsieur le President de la Republique. Ils annoncent qu'ils prient
pour la patrie et pour tous les hommes, afin d'eviter les affres de la guerre,
pour que tous vivent sereins dans la paix et la prosperite'.
Je vous remercie.
Fait a' Kinshasa, le 5 novembre 1998
Abbe' Urbain KABUNGA
Secretaire General de la CENC
CONDUIS NOS PAS, SEIGNEUR, SUR LE CHEMIN DE LA PAIX . (Cf. Lc 1, 79) Message des
Eveques Catholiques de la Republique Democratique du Congo aux fideles et aux
homme de bonne volonte'.
Chers freres et surs,
- Dans la situation actuelle de guerre qui menace gravement l'integrite' et
la souverainete' de notre pays, nous, Archeveques et Eveques de la Conference
Episcopale Nationale du Congo (CENC), reunis en session extraordinaire a'
Kinshasa du 02 au 07 novembre 1998, vous adressons un message d'esperance et de
reconfort, de consolation et de paix. Que Dieu le Pere et le Seigneur Jesus
Christ vous accordent paix, ainsi que charite' et foi (cf. Ep 6,24). Conscients
de la delicatesse et de la complexite' de la situation que traverse le pays,
nous vous annoncons l'Evangile de notre Seigneur Jesus Christ, la Parole de Dieu
qui sauve l'humanite' du peche' et de la mort. Pasteurs du peuple de Dieu, qui a
ete' confie' a' nos soins et qui est meurtri, nous ne pouvons pas nous derober
a' notre mission: " Oui, malheur a' moi. si je n'annoncais pas l'Evangile " (I
Co 9, 16b). Ainsi, libres a l'egard de tous et a' cause de l'Evangile, nous nous
faisons serviteurs de tous (cf. I Co 9,19-23).
La guerre et ses consequences
- Une annee a' peine apres la guerre dite de liberation, notre pays subit
depuis le 2 aout 1998, une nouvelle guerre, sur laquelle vous vous posez bien
des questions: d'ou' vient-elle reellement ? que poursuit-elle ? est-elle
justifiee ? Valait-elle vraiment la peine quand on connait les efforts de
reconstruction qui commencaient a' porter des fruits dans certains secteurs de
la vie ? Quel probleme y a-t-il que nous n'aurions pas pu resoudre de maniere
pacifique ?
- Voila' pourquoi nous denoncons l'agression dont notre pays est victime.
I1 n'est un secret pour personne que des pays etrangers ont agresse' le notre.
Cette agression a ainsi donne' a' la guerre des dimensions enormes, entrainant
aujourd'hui la presence militaire de huit pays sur notre territoire, les uns
venus pour nous attaquer, les autres pour nous secourir.
- Comme toute guerre, celle-ci engendre les massacres, les pillages, les
gemissements, les pleurs, les rancurs, la vengeance, la ruine, I'endettement;
bref, la desolation materielle et spirituel. La vie sociale et economique est
entierement perturbee: que de familles brisees et traumatisees par des viols et
l'enrolement force' de leurs enfants dans les armees ! Les populations desertent
les villages pour aller se cacher en foret; a' certains endroits, elles ne
cultivent plus. A cause des menaces de pillage ou de destruction, des
commercants cachent leurs vehicules et les marchandises. Dans d'autres contrees,
les centres de sante' sont detruits et des ecoles fermees. Dans ce contexte,
personne n'est encouragee a' entreprendre et soutenir un projet de developpement
ou a' investir le peu qu'il a pour repondre au defi de la reconstruction
nationale. Bref, I' elan de cette reconstruction est arrete' et est le peuple
qui en fait les frais.
- Personne n'ignore les mecontentements, les frustrations et les divisions
qui couvent a l'interieur du pays. Aussi certains Congolais ont-ils pense', a'
tort ou a' raison, que cette guerre permettrait de remettre les pendules a'
l'heure au sein de la Nation et d'eviter la confiscation du pouvoir. Quoi qu'il
en soit, nous devons " prendre toutes les dispositions afin d'eviter une reprise
ou une prolongation de la guerre pour n'importe quelle raison ".
Integrite' du territoire, souverainete' nationale et patrimoine economique
- Notre joie est de savoir que vous rejetez la guerre et que vous dites: "
Non a' l'agression n ", " Non a' une nouvelle guerre " ! En tout etat de cause,
nous ne voulons pas qu'on impose des dirigeants qui serviraient des interets
etrangers. De meme nous ne voulons pas que des dirigeants s'imposent a' nous par
des armes pour servir leurs interets egoistes. Nous avons besoin de dirigeants
et d'institutions qui nous respectent et nous fassent respecter aussi bien a'
l'interieur qu'a' l'etranger. Par le biais de la Conference Nationale Souveraine,
notre pays a' deja' dit non a' toute dictature. Par ailleurs, nous denoncons
fermement l'attitude de ceux qui bafouent nos droits et ne voient que les
richesses de notre pays.
- Mais prenons garde a' ne point ceder a' la xenophobie, cette attitude
negative et dangereuse qui menace tout homme et tout peuple qui se voit agresse'
par un autre. Tout en se defendant contre le mal subi, le chretien ne se laisse
pas vaincre par le mal, mais est vainqueur du mal par le bien, il aime son
ennemi, prie pour ceux qui le persecutent (cf. Rm 12, 14-1); il protege toute
vie humaine en danger. Aussi felicitons-nous tous ceux qui, pendant cette guerre,
ont maitrise' toute pulsion de vengeance et sont venus en aide a' l'un ou
l'autre ressortissant Ruandais, Ougandais et Burundais qui etait poursuivi
indument.
Les voies de la paix
- Il est imperieux d'arreter cette guerre, afin de reprendre l'elan de la
reconstruction nationale. La guerre n'apporte jamais le bonheur; elle laisse des
traces indelebiles. Ainsi nous recommandons:
- un engagement serieux dans la sauvegarde de l'integrite' du territoire,
garantie par une armee nationale bien formee et instruite; - des negociations
entre tous les fils du pays, pour un projet de societe' consensuel et
l'instauration d'un Etat de droit;
- I'avenement d'un gouvernement d'union nationale, signe de consensus et de
reconciliation nationale;
- des elections democratiques, libres et transparentes, preparees dans la
liberte' d'opinion et d'expression;
- un reglement constitutionnel du probleme de nationalite' dans les
differents pays concernes;
- une conference internationale sur les Pays des Grands Lacs.
Aux pays etrangers
- Nous disons aux etrangers que notre peuple tient absolument a' l'unite'
de notre pays.
Cette unite' n'est pas negociable. Nous denoncons tout plan visant a' la
balkanisation de notre pays. Le peuple n'en veut pas. Bien que la Republique
Democratique du Congo soit constituee de nombreuses ethnies, nous nous sentons
tous un seul peuple. Celui-ci tient a' la souverainete' nationale et au
patrimoine economique, a' l'integrite' et a' l'unite' du territoire. Voila'
pourquoi notre peuple n'accepte pas cette guerre injustifiee. Il ne veut pas
qu'on lui impose ses chefs. N'observez-vous pas les sentiments de haine, de
rejet, voire de xenophobie vis-a-vis des agresseurs et des rebelles ? Cessons
donc d'exploiter l'ideologie ethnocentrique avec ses tendances a' l'exclusion et
a' la domination. Cette ideologie fait que l'Afrique soit toujours en guerre,
faisant ainsi de ce continent un marche' permanent pour la vente des armes et
l'exploitation a' moindres frais de ses richesses naturelles. Notre peuple a le
droit de vivre dans l'unite' et la paix sur sa propre terre.
Conversion des curs (.)
Fait a Kinshasa, le 7 novembre 1998.
Les membres presents a' l'Assemblee extraordinaire de la Conference Episcopale
Nationale du Congo. (noms et signatures).
- CARDINAL ETSOU ( aout 1998).
- proteste energiquement contre l'agression injuste dont nous sommes objets
et nous invite tous et toutes a' defendre a' tout prix notre pays la Republique
Democratique du Congo, ainsi que son integrite' en ouvrant la neuvaine des
priere pour toutes les paroisses de l'archidiocese de Kinshasa ;
- attire egalement l'attention de la population sur le grand commandement
d'amour et sur le respect de la vie humaine ;
- denonce la confusion accrue dans la situation du pays avec des nouvelles
contradictoires et alarmantes dans certains coins du pays ; - invite le peuple
congolais a' continuer a' defendre a' tout prix notre pays, son integrite' et
son peuple, defendre sa patrie est un devoir sacre que nous ne pouvons en aucun
cas aliener ;
- invite les autorites militaires et civiles a' continuer a' prendre les
dispositions ainsi que les mesures qu'il faut pour ramener la paix dans le pays
et garder l'integrite' du territoire ;
- attire l'attention sur le danger de se laisser dominer par les sentiments
de haine et de vengeance contre le peuple ruandais et ougandais en general et en
particulier contre les ruandais et les ougandais qui habitent notre pays depuis
des longues annees ;
- rappelle la paix, l'accueille, la reconciliation et l'amour qui ont
toujours caracterises le peuple congolais, ces grandes qualites qui nous ont
toujours caracterisees doivent rester notre atout a tout moment ; - denonce la
chasse a' l'homme, l'incitation a' la haine, et rappelle que meme les innocents
en paient le prix ;
- preconise une solution negociee avec les agresseurs pour eviter aux
peuples de verser du sang.
- LUBUMBASHI ( documents divers 09 Octobre 1998)
- enrolement des recrues qui sont cantonnees a' Likasi ; - campagne de
sensibilisation des autorites pour ne pas laisser passer "l'ennemi" ;
- arrestation des sujets tutsi qui sont gardes dans les differentes maisons
de detention dont a' l'ANR-Katanga, commissariat, poste de police (ils sont
evalue' a' plus au mois 300 ans dont 22 militaires, et sont nourris, gardes a'
vue ;
- les tutsi de Kambove, Likasi et Kolwezi ont ete' relaxes mais sont tenus
de repondre aux appels chaque jour pour les hommes ;
- afflue des deplaces fuyant la guerre a' Kalemie.
- C.D.H. / KATANGA ( Centre des Droits de l'Homme et du Droits Humains) (La
Voix du CDH, bulletin trimestriel d'info n: 16 juillet, aout, septembre 98)
S'interroge sur l'action de l'ONU face a' la resolution des conflits armes dans
le monde : Quel avenir a' la veille du cinquantenaire de la declaration
universelle des droits de l'homme. Dans on etat de lieu il fait le constat de la
negation des droits de l'homme et du droit international humanitaire. Rappelle
a' l'ONU de mettre fin a' la guerre quelles qu'en soient les raisons. Car a'
quoi bon si la guerre doit etre la cause des violations des droits de l'homme ?
Cette question ne devrait-elle pas interpeller l'ONU a' la veille du
cinquantenaire de la declaration Universelle des droits de l'homme ? Bien que
saisie officiellement par la RDC d la situation dans les provinces du Nord et
Sud Kivu, du Bas-Congo et de la Province Orientale, la Communaute'
Internationale hesite a' empecher un deuxieme (troisieme ? ) drame humanitaire,
pareille a' celui du Rwanda en 1994. Ce faisant, elle abandonne a' son triste
sort les millions de personnes, parmi lesquelles certains ces refugient en
Tanzanie, d'autres sont depor
tees au Rwanda pour servir de bouclier humain ou de prisonniers de guerre,
d'autres enfin sont executees sommairement par balle et / ou par des armes
blanches. Bien que persuadee du danger de la generalisation des conflits armes
dans le monde et en Afrique centrale en particulier, cette meme Communaute'
Internationale prefere attendre, et reporter pour une autre fois, l'organisation
d'une operation d'urgence humanitaire ou une enquete internationale d'envergure
pour regler le passif de la guerre dont le chiffre des victimes denombrees
depasserait deja' les 1.500 morts. A ces pertes humaines, il faut ajouter les
sans abrit et les blesses, la destruction des edifices publics, et des
compagnies vitales de production ainsi que le pillage systematique des richesses
nationales.
- SOCIETE CIVILE / KATANGA
( Declaration du 13 Aout 1998)
Reunie en seance extraordinaire pour echanger les vues sur la situation qui
prevaut actuellement dans le pays, elle :
- denonce et condamne energiquement l'agression ignoble et barbare dont est
victime la RDC en pleine phase de reconstruction nationale et qui remet en cause
la paix retrouvee sur tout l'etendu du pays depuis le 17 mai 1998 - cette
agression porte atteinte au processus de democratisation du pays et freine le
travail de l'education civique deja' amorce' par les Associations de la Societe'
Civile dans le cadre de la preparation des forces sociales aux echeances
electorales attendues par notre peuple
- denonce l'intoxication par certains lobby hostiles au processus de la
reconstruction de la RDC, et invite les mass medias occidentaux a' un minimum
d'objectivite
- F.D.H / KATANGA (Federation des Droits de l'Homme)
( Appel a' la Solidarite' Lubumbashi, le 1er Septembre 1998)
" Peu de situations mettent davantage les personnes en danger que les guerres,
que celles-ci soient internes ou internationales "
- cette guerre plonge a' nouveau le peuple congolais dans une perpetuelle
crainte d'insecurite' qui le contraint soit d'abandonner et les siens et le sol
de ses aieux pour aller chercher asile sous d'autre ciel, soit, au pire de sa
vie, affronter l'ennemi pour defendre sa patrie
- du 02 au 08 aout ,sur l'axe Uvira - Bukavu - Goma, des congolais qui
n'ont pas voulu cooperer avec les agresseurs et, particulierement des Katangais,
ont ete' soit envoyes en deportation avec leurs enfants au Rwanda, soit executes
sommairement Le bila provisoire de ces massacres s'eleve a' plus ou moins 365
morts, sans compter des personnes disparus. - Massacre a' l'aeroport de Kavumu
d'une cinquantaines des soldats Katangais qui ont repondu a' l'appel
radiodiffuse' de leur commandant et frere qui lui aussi etait piege', pris en
otage et contraint de lancer cet appel
- Outres ces victimes, des rescapes rapportent que les civils qui avaient
trouve' refuge a' la paroisse catholique de Kasika, dans le diocese d'Uvira, ont
ete' massacres par des rebelles tutsi. Parmi les victimes : trois religieuse,
le Cure' de la paroisse et un seminariste. - Pour justifier l'agression de la
RDC par les troupes etrangeres, leurs commanditaires ont fait croire a'
l'opinion qu'il s'agissait d'un conflit interne qui opposerait les "
banyamulenge " au regime de Laurent Desire' Kabila. Certains de ses anciens
allies ont meme demissionne' du Gouvernement ou' ils occupaient d'importants
postes et sont vite alles rejoindre les troupes etrangeres a' Goma pour
renforcer la " rebellion ". Ils reprochent a' Kabila de n'avoir pas satisfait
leurs aspirations dans le cadre de leur AFDL
- Cette entreprise ayant ete' desapprouvee et condamnee par le peuple
congolais, dans sa majorite', ses commanditaires ont change' de strategies en
impliquant Zahidi Ngoma pour donner une image nationale au conflit. Cette
opinion sera renforcee a' l'etranger par l'entree des quelques anciens
Mobutistes dans le scenario
- Bien que l'une des strategies ait ete' de diviser la population sur des
bases tribales ou d'origines, la populations congolaises est restees unie pour
defendre la cause commune : la souverainete' et l'integrite' territoriale du
pays ainsi que son unite' nationale. Le President de la republique beneficie,
pour cette cause, du soutien de la quasi-totalite' de la population congolaise
qui se montre tres determinee a' se battre contre les agresseurs :
- Enrolement volontaires des jeunes, cotisation de la population civile
pour soutenir les militaires au front, organisation des veillees de priere pour
demander a' Dieu d'assister les jeunes combattants congolais ; des marches comme
de message de soutien, .
- A travers toutes ces manifestations publiques et populaires, le peuple
congolais desavoues sans equivoque ceux qui pretendent vouloir le liberer
aujourd'hui de la dictature de Kabila. Il desapprouve tout recours aux armes
comme moyens facile d'accession au pouvoir. Et, meconnait a' toute puissance
etrangere, bien intentionnee serait-elle, le pretentions de doter, en ses lieus
et place ; par quelque moyen que soit, la RDC des dirigeants qu'elle seule
jugerait competents. L'autodetermination des peuples est l'un des droits
fondamentaux de l'homme
Le FDH lance un appel pressant a' tous les hommes de bonne volonte', epris de
paix et de respect des droits de l'homme de se solidariser avec le peuple
congolais pour mettre definitivement fin a' cette guerre qui vient de lui etre
inutilement imposee, alors que le pays se remet progressivement sur ma voie de
la reconstruction :
- Aux citoyens congolais de ne pas traiter indistinctement tous les
originaires du Rwanda comme des ennemis, cependant de demeurer vigilant, a'
garder toute sa serenite', son esprit d'hospitalite' et de cohesion nationale et,
a' n'a pas verser dans les denonciations calomnieuses - Aux dirigeants
politiques de pays en conflits, d'emboiter les pas au President Mandela qui
preconise une solution pacifique, et ce, conformement a' la charte des Nations
Unies : la RDC, le Rwanda, et l'Ouganda qui sont en conflit ouvert doivent
regler leur different par des moyens pacifiques - A la communaute'
Internationale, le FDH deplore son silence et l'invite a' denoncer toute
tentative de s'emparer le pouvoir politique par des voies non democratiques (les
armes), a' exiger la constitution d'une commission independante pour enqueter
sur les violations des droits de l'homme commises par la rebellion a' l'Est du
pays. Ils prie les Institutions internationales competentes de prendre des
mesures necessaires a' constater l'agressio
n de la RDC et, a' prendre des dispositions urgentes qui s'imposent
conformement aux articles 40 et 42 d la charte de l'ONU.
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