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WEEKLY NEWS ISSUE of:
07-04-2002

PART #3/4 - From  MADAGASCAR to SOUTH AFRICA 

       Part #1/4:       
   Africa
=> Cameroon
          Part #2/4:        
 Congo Brazza => Liberia 
        Part #4/4:        
Sudan => Zimbabwe
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* Madagascar. Vers un cessez-le-feu?28 juin. Les ambassadeurs de l’OUA, réunis à Durban, ont invité les pays africains et la communauté internationale à ne pas reconnaître le gouvernement du président Ravalomanana, ni celui de son rival Ratsiraka, déclarant que le faire équivaudrait à “balkaniser le continent”. D’autre part, les troupes de Ravalomanana avancent dans le nord, mais se heurtent à une vive résistance. Une mission de médiation composée de religieux et de notables, tentant d’éviter une effusion de sang à Antsiranana (une des deux villes encore tenues par les milices de Ratsiraka), a déclaré que les contacts entre armée et milices tournent “au dialogue de sourds”. L’armée a freiné sa progression en raison de la détention d’otages par les milices. - Le samedi 29 juin, des centaines de soldats se préparaient à l’assaut final sur Antsiranana qui, selon un général, “devrait tomber au cours du week-end ou au plus tard lundi”. - 1er juillet. L’armée de Ravalomanana a pris la colline d’Ambilogodra, position clé sur la route d’Antsiranana. Ratsiraka s’est déclaré prêt à respecter un cessez-le-feu. Le président de son parti a exprimé sa “volonté de concertation”. - 2 juillet. Dans la soirée, l’armée de Ravalomanana est entrée à Antsiranana. Les partisans de Ratsiraka auraient opposé une faible résistance à l’offensive. M. Ratsiraka ne garde donc plus que son fief historique de Toamasina, où il est retranché avec ce qui reste de son ancien gouvernement. D’autre part, M. Ravalomanana a opéré un léger remaniement de son gouvernement, y faisant entrer un ministre de Ratsiraka au poste de la Coopération et une députée proche de l’ancien président Zafy, ce qui est considéré comme un petit geste d’ouverture destiné à satisfaire les exigences de “réconciliation nationale”. - 3 juillet. La France a enfin reconnu M. Ravalomanana, au moins implicitement, comme président de la République de Madagascar, à l’occasion d’une brève visite à Antananarivo du ministre français des Affaires étrangères, qui a signé quatre conventions de financement pour un total de 4,76 millions d’euros. Il n’a pas rencontré M. Ratsiraka. (ANB-BIA, de sources diverses, 3 juillet 2002)

* Madagascar. Ravalomanana gaining ground27 June: Power has been lost to over half of homes in the capital of Madagascar, Antananarivo, following suspected political sabotage. An electricity pylon has been destroyed in the eastern port city of Tamatave, where long-standing leader Didier Ratsiraka is based. Antananarivo is the stronghold of Marc Ravalomanana, recognised by the United States on 26 June as the legitimate president after disputed elections last December. 1  July: One of the claimants to the presidency of Madagascar has called for an internationally-guaranteed ceasefire. «I call one last time on Ravalomanana to stop all aggressive acts by his troops», former President Didier Ratsiraka said in a communique issued today. He said he was ready to respect a ceasefire only if it is guaranteed «by the entire international community». The attempt to end the fighting is being seen as an indication of Mr Ratsiraka’s growing political and military weakness. The communique was released just as troops supporting his opponent, Marc Ravalomanana, said they had captured a key hill on the road to the port of Antsiranana. Forces loyal to Mr Ratsiraka now control only two of the country’s six provinces. If the advance of pro-Ravalomanana forces continues and Antsiranana falls, Mr Ratsiraka’s area of control will be limited to the eastern port of Toamasina. He has also suffered diplomatic setbacks with the United States, and now Australia and Japan all recognising Mr Ravalomanana as president. 3 July: Marc Ravalomanana gains public endorsement of his presidency from France. French Foreign Minister Dominique de Villepin signs four aid agreements with the new government in Antananarivo. These documents refer to Mr Ravalomanana as «President of the Republic». The Organisation of African Unity has however refused to allocate its seat to either party. In a telephone interview with MISNA, Ravalomanana describes the French move as «a very important diplomatic move for the entire nation. Now with French support and that of the international community, new possibilities open up for all of Madagascar». (ANB-BIA, Brussels, 4 July 2002)

* Malawi. Processions interdites — Les relations entre les Eglises chrétiennes et les autorités du Malawi restent tendues. La police vient d’interdire une série de processions prévues le samedi 29 juin dans les principales villes du pays. Un porte-parole des forces de l’ordre a motivé la décision par des raisons de sécurité, pour admettre par la suite que la crainte est de voir ces manifestations religieuses se transformer en marches de protestation contre le président Muluzi. Depuis des mois, l’Eglise, l’opposition et la société civile sont mobilisées contre les amendements constitutionnels, voulus par Muluzi, qui devraient lui permettre de briguer un troisième mandat présidentiel. (Misna, Italie, 28 juin 2002)

* Maroc. Rejet du code électoral — Le Conseil constitutionnel a rejeté certains articles du nouveau code électoral, concernant notamment un “quota” de 10% réservé aux femmes, à trois mois des élections législatives. Cette décision, qui implique un retour devant le Parlement du texte adopté le 6 mai dernier, a suscité les inquiétudes des parlementaires quant à un report possible du scrutin légistaltif que le gouvernement s’était engagé à organiser “à la date prévue”, dans la “transparence” et à l’abri de toute fraude. (Le Figaro, France, 29 juin 2002)

* Niger. Directeur de publication condamné — Le 28 juin, Abdoualye Tiémogo, le directeur de publication de l’hebdomadaire satirique Le Canard déchaîné, a été condamné à 8 mois de prison ferme pour “diffamation et injures” à l’égard du Premier ministre, Hama Amadou. Il doit également lui verser un million de FCFA de dommage et intérêts. Reporters sans frontières s’est déclaré choqué par la sévérité du verdict. Le jugement en appel est prévu le 5 juillet. Depuis octobre 2001, M. Tiémogo a été arrêté trois fois et a passé presque deux mois derrière les barreaux. A chaque fois, un membre du gouvernement était à l’origine des poursuites. (RSF, France, 1er juillet 2002)

* Nigeria. Conférence nationale? — Le président nigérian Olusegun Obasanjo vient de faire un revirement spectaculaire en décidant d’approuver la tenue d’une conférence nationale souveraine, à laquelle il avait constamment marqué son opposition. “La conférence nationale tentera de déterminer comment le Nigeria pourrait être plus efficace, renforcer le sentiment national et appeler à une plus grande implication dans le projet national”, a-t-il affirmé. Les adeptes de la conférence, parmi lesquels le Prix Nobel Wole Soyinka, qui craignent la désintégration du pays, affirment qu’elle doit permettre de réunir des représentants des différents groupes ethniques et linguistiques en vue de la définition d’un système de gouvernement du pays. (PANA, Sénégal, 27 juin 2002)

* Nigeria. Cellphone price fears — Leading mobile phone operators in Nigeria have raised concerns about an attempt by a parliamentary committee to force them to reduce call prices. Econet Wireless Nigeria and MTN Nigeria Communications, the two private sector groups that won auctions for mobile licences last year, have warned lawmakers against interfering in areas governed by independent industry regulators. Mobile phone industry privatisation is the government’s flagship attempt to attract foreign capital to a country traditionally shunned by overseas investors. «We are not going to be put in a position where we are reporting to two or three regulators,» said Adrian Wood, MTN‘s chief executive officer. «That does not make any sense.» Mr Wood rejected claims by Tony Anyanwu, chairman of a house of representatives committee on mobile phone operations, that the companies had agreed to cut their maximum domestic call charges from N50 (42 US cents) per minute to N10 per minute. Mr Wood described the statement as «promiscuous speculation», adding that the lower rate was unrealistic given MTN‘s early stage of development and its large commitments to invest in logistics and technology. MTN, which is backed by South African and Nigerian investors, and Econet, a Nigerian-Zimbabwean consortium, paid $285m each for licences after an auction praised as an example of transparency in a country notorious for its high levels of public corruption. Nigeria, which has a population  of about 120m, has only 800,000 fixed line telephones and 650,000 mobile phone subscribers, according to the Nigerian Communications Commission. (Financial Times, UK, 3 July 2002)

* Rwanda. Rwandans protest at genocide tribunal27 June: Hundreds of survivors of Rwanda’s 1994 genocide have demonstrated in Kigali against the international tribunal set up to try those responsible. The demonstration was the one of the biggest ever seen in Kigali. The trial of a former minister was again postponed on 26 June because prosecution witnesses have been unable to travel to the tribunal in Arusha, Tanzania. Carla Del Ponte, chief prosecutor at the International Criminal Tribunal for Rwanda, has gone to Kigali in order to smooth out these problems. Ordinary Rwandans are unhappy at the slow rate of prosecution at the Arusha tribunal, with just eight convictions in seven years. (ANB-BIA, Brussels, 27 June 2002)

* Rwanda. Le jour de l’indépendance non commémoré — Le 1er juillet, le Rwanda a fêté le 40e anniversaire de son indépendance, mais aucune manifestation n’a marqué cet événement. Le jour a simplement été décrété férié et payé. Par contre, les préparatifs continuent pour la commémoration, le 4 juillet, du 8e anniversaire de la “libération”, la prise de Kigali par les troupes du Front patriotique rwandais (FPR) actuellement au pouvoir. L’indépendance du Rwanda est survenue en 1962, au moment où de nombreux Rwandais, identifiés comme Tutsi, étaient pourchassés ou exilés au nom de l’idéologie divisionniste hutu qui les avait exclus du pouvoir. Tout le monde ne se reconnaît donc pas dans cette fête. (PANA, Sénégal, 1er juillet 2002)

* Rwanda. ICTR makes first acquittal — The appeals court of the International Criminal Tribunal for Rwanda (ICTR) has upheld the acquittal of a former mayor accused of playing a major role in the genocide in 1994. It’s the first time the tribunal has acquitted anyone since it was set up at Arusha in Tanzania to try the most serious crimes of the Rwandan civil war. The court ordered the release of the accused man, Ignace Bagilishema, who’d been charged with helping to organise mass killings by Hutus of their Tutsi fellow citizens. He was originally found not guilty, but the prosecutors appealed on the grounds that the trial judges had incorrectly assessed evidence. Mr Bagilishema, who spent three years in detention, said he was planning to return to France. (BBC News, UK, 3 July 2002)

* Rwanda. Scrutin universel? — Le président Paul Kagamé s’est déclaré partisan du scrutin universel direct pour l’élection présidentielle qui doit se dérouler en 2003 au Rwanda: un homme, une voix. (Le Soir, Belgique, 3 juillet 2002)

* Senegal. Senegal agrees EU fishing deal — 27 June: The European Union has agreed  to pay Senegal 64m euros to exploit its fishing grounds for the next four years. The deal ends months of uncertainty after a previous agreement expired at the end of 2001. The EU made several concessions to reach the deal, including paying 4m euro a year more than under the previous deal. It also bans «pelagic» fishing, where a net is dragged by two trawlers and results in many fish being caught that are not wanted and then thrown overboard. «It strikes a fair balance. It’s a win-win... (but) there’s less fishing possibilities because there’s no scientific basis for it,» Gregor Kreuzhuber, spokesman for EU Fishing Commissioner Franz Fischler, said. The new fishing rights will help sustain the Spanish, Portuguese and Greek fishing fleets which have previously fished off Senegal, but they will have to be reduced in size. «It’s up to member states to decide, but it is clear there’s less fishing opportunities,» said Mr Kreuzhuber. (ANB-BIA, Brussels, 27 June 2002)

* Sierra Leone. Découverte de charniers — Une équipe médico-légale d’Argentine, composée de trois membres et soutenue par l’Onu, a découvert plus de 75 charniers en Sierra Leone, a indiqué un officiel de l’Onu. L’équipe a identifié des sites où des atrocités ont été commises, pour préparer le terrain aux travaux de la Commission vérité et réconciliation (TRC) et les procès conduits par le tribunal spécial des Nations unies sur les crimes de guerre en Sierra Leone. Des exhumations devraient suivre la délimitation des sites. Selon la presse locale, les charniers ont été retrouvés dans les districts de Port Loko et de Kabala au nord, et dans les districts de Kenema et de Kono à l’est. Plus de 50.000 personnes seraient mortes dans la guerre civile qui a duré 10 ans. (PANA, Sénégal, 27 juin 2002)

* Sierra Leone. Nouvel évêque à Kenema — Le 29 juin, une grande foule a participé à la cérémonie d’installation de l’évêque de Kenema, diocèse au sud-est de la Sierra Leone. Mgr. Patrick Daniel Koroma est le second prêtre du pays à être ordonné évêque. De nombreuses personnalités religieuses et politiques, dont le vice-président sierra-léonais, étaient présentes à la cérémonie. (Misna, Italie, 2 juillet 2002)

* Somalia. Warlords reject international intervention — Warlords in Somalia have condemned the transitional government’s call for military intervention by the international community. On 30 June, the Transitional National Government (TNG) asked the United Nations Security Council for military intervention to disarm the factions supported by Ethiopia. The move is an admission by the TNG that it has failed to impose its authority on the capital and the rest of the country. Somalia has been the scene of violence by rival groups since 1991, when the regime of President Mohammed Siad Barre collapsed. The TNG was established two years ago, after a national  conference, but it is opposed by the country’s main warlords. (ANB-BIA, Brussels, 1 July 2002)

* Somalie. L’impossible paix — Le lundi 1er juillet, au moins 9 personnes ont été tuées et 9 autres blessées dans des affrontements à Baidoa. La bataille qui s’est déroulée dans les rues de la capitale du nouvel “Etat de la Somalie du Sud-Ouest” proclamé en avril par l’armée de résistance de Rahamweyn (RRA), a opposé des hommes du président Nur à ceux de deux autres membres influents de la RRA. - D’autre part, les “seigneurs de guerre” ont rejeté la proposition du gouvernement de transition (TNG), qui avait demandé à la communauté internationale d’intervenir pour pacifier le pays. Le TNG avait en effet lancé, dimanche, un appel au Conseil de sécurité de l’Onu, demandant l’intervention des casques bleus pour désarmer les différentes factions qui s’affrontent depuis des années sur le territoire somalien. Le TNG, approuvé à la conférence de Djibouti, est le seul gouvernement reconnu par la communauté internationale, mais n’a jamais été reconnu par le Puntland ou le Somaliland (deux régions qui ont autoproclamé leur indépendance), ni par le Conseil de restauration et de réconciliation de la Somalie (SRRC), l’organisation des seigneurs de guerre soutenue par l’Ethiopie. (Misna, Italie, 2 juillet 2002)

* South Africa. Tutu sued for apartheid compensation — South Africa’s government and Archbishop Desmond Tutu, figurehead of the anti-apartheid struggle, are being sued in the Cape Town High Court by Khulumani, an apartheid victims’ support group seeking compensation for thousands who suffered under the white minority regime. Khulumani’s lawyers said on 27 June that a lawsuit was their last resort after years of lobbying government for reparations. Khulumani’s action is likely to reopen old wounds as it taps into a deep well of resentment in South Africa. The Truth and Reconciliation Commission (TRC) granted amnesty to more than 1,100 people, including self-confessed murderers, while most of the victims have received no compensation. «Perpetrators have been treated better than the victims,» said a member of Khulumani. «Justice has not been done.» The commission was established in 1994 by the newly elected government of Nelson Mandela to find out what happened under apartheid and to help the country overcome its devastating legacy. But thousands of people have never received compensation, despite being officially identified as victims by the TRC. The commission, chaired by Archbishop Tutu, recommended that the state pay compensation to more than 21,000 of them. «The government has been dragging its feet,» Khulumani said on 27 June. «It is not only the money we are after, but information. As victims, we have the right to know what kind of policies on reparations the government is going to implement.» (Financial Times, UK, 28 June 2002)

* South Africa. Six die in initiations — The death toll at an «initiation school» outside Johannesburg has now risen to six, after a young man who returned there died, apparently after being assaulted. The school is one of several traditional camps near Heidelberg, outside Johannesburg, where boys are supposed to be taken through their traditional rites of passage. But over the past week the camps have highlighted the potential horrors of ritual circumcision in South Africa, where young initiates frequently suffer at the hands of drunken or incompetent traditional surgeons. In addition to five other deaths which happened last week, 50 young men from initiation schools in the Heidelberg area were taken to hospital suffering from penis wounds or pneumonia. A post-mortem examination found that the latest victim, Papa Mbovane, 19, died of kidney failure after being beaten with a blunt object. The other five boys died from circumcision wounds, pneumonia and assault. Mr Mbovane’s family has been quoted as saying he had left the school, but had returned after a traditional healer warned that boys risked going mad if their initiations were not completed. The Heidelberg tragedy has attracted particular attention because the victims were allegedly assaulted and kept in freezing conditions, and because the deaths took place not in the rural hinterland, but in the industrial heartland. Meanwhile, health officials in the Eastern Cape province said on 3 July that 13 mutilated initiates had been admitted to the Umtata general hospital since the weekend. (The Guardian, UK, 4 July 2002)


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